vendredi 28 décembre 2012

Pandora

Je vous présente Pandora.

La vraie, ni bleue ni luisante. Je ne suis pas historienne, ni peintre, ni croyante, par contre, j’ai eu un long dada : l’histoire des religions. J’avoue que ma pauvre passoire de tête en a délesté un max, mais il m’en reste le plaisir…

Les religions antiques sont particulièrement intéressantes, parce que peu embarrassées, encore, par la bienséance et la politesse des mœurs. Disons-le, les mythologies grecquo-latines, c’est du commérage au jus de boyaux. Je ne vais pas vous faire le topo de qui créa quoi avec l’aide de qui, qui coucha avec qui et avec quoi, non, ce serait vraiment compliqué, parce qu’ils se la mettent tous, les uns, les autres, en long, en large, et en travers. Souvent, on raconte par épisodes. Comme si c’était fait pour, genre.

Et comme, encore, un fait exprès, ces épisodes nous sont souvent parvenus illustrés par les grands maîtres de la peinture. Vous l'aurez compris : interlude artistique. N’y connaissant pas grand-chose, je vais faire ce que je peux, et de votre côté, aussi. Toute précision apportée sera chaudement accueillie.

Bref. Où l’on se rend compte que l’Homme s’est toujours pris pour un dieu, et où l’on se demande pourquoi.

mardi 18 décembre 2012

Coton

Arrêtez vos conneries, on va parler de choses de fille. Une fois, dans cette catégorie, je vous expliquais qu’un seul produit les valait tous (l’huile) en vous déconseillant d’acheter des cosmétiques, aujourd’hui, je vais vous expliquer qu’en plus, pour ce faire, vous n’avez pas besoin de coton.

Le coton, d’abord, c’est cher. Même en sachet vrac. Mais le pire, c’est quand même les « demake up » (une autre fois, j’expliquerai que je ne me maquille pas…), prédécoupés, calibrés, des fois bios même. Son exploitation est polluante, son traitement pour le rendre blanc et doux, je vous raconte pas.

Mais la vraie vérité, c’est que je dois faire 30 km pour pouvoir en acheter. Comme je suis une maîtresse de maison assez moyenne, j’en manque tout le temps. Avant, quand ma fille est née, j’en utilisais des quantités monstrueuses.
Et puis un jour, bêtement, j’ai acheté dans mon magasin préféré un rond de démaquillage. C’est juste deux épaisseurs de coton-éponge cousues l’une sur l’autre. Et ça fait le même job que demake up. J'ai compris que j'allais enfin pouvoir me débarrasser des plus vieilles de mes serviettes-éponges.

mercredi 5 décembre 2012

Le Conte chaud et doux des Chaudoudoux - Claude Steiner



Encore un petit conte… une histoire sur les ravages de la jalousie, que ma maman nous lisait quand nous étions petits… On peut remplacer "Chaudoudoux" par "amour", pour bien comprendre.




LE CONTE CHAUD ET DOUX DES CHAUDOUDOUX
(Claude Steiner, 1984)

Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s'appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d'amis. Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque là.

jeudi 29 novembre 2012

La gourmandise


(ou Le pâté de sanglier et moi)


Ça a une tronche de pâté de sable raté à la terre, c’est vrai que ça ne présente pas bien, mais dans une assiette à côté d’une feuille de salade, moi je me régale déjà. La consistance est tendre (c’est encore meilleur chaud, votre tranche est luisante de lipides fondues) mais c’est comme le foie gras : ça ne se tartine pas. On appelle ça du pâté à cause de la méthode de fabrication, mais dans ce cas-là, vous mâchez surclassé. Un long feu d’artifice.

mardi 27 novembre 2012

Dessous

J’aime être à l’aise. C’est pour ça que je choisis bien mes escarpins, que je mets des brassières, et des petites culottes en coton.

Oh, j’ai comme tout le monde une panoplie de trucs en synthétique… que j’ai bien de la peine à garder plus de quelques heures. C’est fait pour être enlevé, alors je m’en prive pas. Mais les jours normaux, où je vais gagner le pain de ce jour, ben c’est plus souvent Petit Bateau. Ils en font de très bien.

Sauf que… sauf que les Jules et les maris, ils veulent une femme lascive et désirable, avec des dentelles et des ptits nœuds, et surtout, surtout, les Jules et les maris, ils souffrent trop de voir l’élastique de la petite culotte creuser le fessier conjugal. Les Jules, ils veulent des tangas. Des strings ! Il veulent des couleurs qui ne passent pas à la machine et des textures fermes, c’est comme ça. Ils veulent des trucs qu’on devine mais qui ne dépassent pas en faisant des plis grotesques au-dessus de la ceinture de nos tailles basses, oui.

On achoppe, là, c’est évident. Encore un sujet où on ne sera jamais d’accord. Peut-être que j’ai  de bonnes raisons de mettre des culottes en coton, invariablement blanches, à pois ou à rayures !

dimanche 18 novembre 2012

L'oisiveté




Oisiveté : art de vivre comme un oiseau.


L’oisiveté, mère de tous les vices ?

Sous-entendriez-vous que les gens occupés sont vertueux ?

Pensez-vous vraiment que boire, manger, baiser, soient des vices ? Ne sont-ce pas (j’ai un peu de culture) des imprécations de préchi-prêcheurs pour faire taire, travailler et marcher droit la gueuserie, lancées sur des échines courbées en un temps où la bêtise et l’ignorance, le mépris, la violence faisaient office de cadre de vie ?

Je me marre, je me gausse, je ris tout jaune.

Moi, je vois que ceux qui se sont levés tôt n’ont pas manqué, en effet, de décider que le monde leur appartenait. Qu’ils se sont occupés à tout l’abîmer. Que ces gens-là volent, violent, exploitent, tuent et mentent, et même pour certains, toute la journée !
S’il y avait une poignée de péchés à absolument retenir, pour moi, ce serait ceux-là. Quant aux vices…

Rendons plus subtil le débat : je pense que ça n’a pas d’heure pour se lever, la connerie. Ça n’a pas de couleur, d’odeur, de parti, de religion, de travail ou de mœurs particulières, ça peut tout simplement arriver à tout le monde. Par contre, il faut reconnaître une chose à la feignasse, à celui qui ne se presse pas et celle qui prend son temps : ils font deux fois moins de conneries, au total, parce que plus, ça les fatiguerait.

En ce qui me concerne, de toute façon, c’est un peu différent. Je ne suis pas oisive, je suis hyperactive dans ma tête. C’est pour ça qu’écrire est une de mes principales activités (et en plus, heureuse coïncidence : je peux le faire au lit !)

samedi 10 novembre 2012

Des hordes d'arbres - Vénus Khoury-Ghata

Des hordes d'arbres aux noms imprononçables se déversaient sur nos faubourgs
Au déclin des saisons
Entraient en collision avec les nôtres devenus herbeux à force de méditation
Humilis au pied bot drapé dans manteau emprunté au loup
Quercus aux tympans percés par oiseaux récriminateurs
Oléastre noir des sécrétions des cimetières
Nous les attendions avec bâtons haches et chiens mangeurs d'écorce
Nos veuves les pourchassaient de leurs aboiements
La lune leur lançait son trop plein de pierres et d'étincelles
Ils repartaient sans avoir écarté le sillon d'amour d'une seule rose
Sans avoir touché la nuque velue d'un seul chèvrefeuille
Ou montré les blessures de leurs genoux au hêtre guérisseur
Reculaient jusqu'au fleuve où vider leurs poches remplies de hannetons

vendredi 9 novembre 2012

Raoul Vaneigem


« Une société qui n’a d’autre réponse à la misère
que le clientélisme, la charité et la combine
est une société mafieuse »


Mon apolitisme est notoire, je me cantonne à une philosophie de vie qui fait aussi bien l’affaire quand il s’agit d’ouvrir ma gueule, moi aussi. Depuis toujours, la vie politique française ne m’évoque que navrance, mais depuis quelques mois, je m’attache à répondre aux questions auxquelles il faut bien répondre, tout de même.



Ce petit texte qui suit, daté de 1995, résume l’évolution et le fond de ma pensée. Il n’apporte pas de solution pratique en ces lignes, mais l’ouvrage dont il est extrait est destiné à appeler à une réforme… de l’école. Tout se jouera dans l’éducation, parce que ce qu’il faut combattre, ce sont nos habitudes, nos vilaines habitudes de petits blancs occidentaux. Vaneigem conjure chacun de nous à la raison : vivons curieux, vivons forts, vivons, surtout, comme nous l’entendons, ne laissons rien ni personne nous dicter notre conduite, qui doit être le fruit d’une réflexion sur notre bien-être, un choix logique dans un monde vivant, fragile et délicieux.

vendredi 2 novembre 2012

La Princesse au Petit Pois


Un conte traditionnel que je sers partout où je passe. Parce que je l'aime bien. Voilà tout. Bonne lecture !


Il y avait une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse, une parfaitement véritable princesse. Il avait parcouru le monde en tous sens pour trouver une fiancée qui répondît à ses vœux, mais il n’y avait pas réussi. Il y avait toujours quelque chose ; un je-ne-sais-quoi qui n’allait pas. Pourtant, des princesses, ce n’était pas ce qui manquait de par le monde, on en trouvait à chaque pas ; mais comment savoir si c’étaient de vraies, véritables princesses ? Il manquait toujours une preuve irréfutable.

Il rentra donc au palais de son père, déconfit et bien triste, et désirant toujours ardemment dénicher sa princesse véritable.

Un soir se déchaîna un horrible mauvais temps, on eut dit que tous les diables s’étaient mis en frais. Il tonnait, il ventait, il pleuvait à ne pas mettre un chien dehors. Tout à coup, on entendit frapper à la porte et le vieux roi alla ouvrir.

Devant la porte, se tenait une princesse. Mais dans quel état ! La pluie lui coulait du nez jusqu’aux pieds et passait au travers de ses chaussures, ses cheveux étaient tout collés et pendaient, sa jupe était trempée ! Un vrai désastre ! Et elle affirmait être une véritable princesse !

La vieille reine ne dit mot, mais pensa en elle-même :
« Bien ! Bien ! Nous allons voir… »

Elle alla préparer une chambre, sortit du lit tous les matelas et tous  les édredons et posa au fond un tout petit petit pois. Puis elle remit dessus vingt matelas et vingt édredons en duvet d’eider. Elle appela la princesse et la fit coucher.

Le lendemain matin, ils lui demandèrent comment elle avait dormi.

La princesse poussa de gros soupirs et gémit :
« Affreusement mal ! Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit ! Dieu sait ce qu’il y avait dans ce lit ! Je ressentais sous moi quelque chose de si dur que j’en ai le corps couvert de bosses et de bleus ! »

A ces mots, ils reconnurent qu’elle était, véritablement et sûrement, une vraie princesse, puisque à travers vingt matelas et vingt édredons, elle avait senti le petit pois.

Aussi le prince a prit immédiatement pour femme. Quant au petit pois, ils l’exposèrent avec le trésor royal et vous pouvez l’y voir si vous en avez envie.

Et sachez bien que mon histoire est une véritablement vraie histoire, qui est véritablement arrivée. 

samedi 20 octobre 2012

Soin des mains


N’étant pas née dans un pot de Nivea, j’ai une approche de la cosmétique qui me fait parfois traitée de rebouteuse. Mais fichtre, on s’en foutre.

Je me contenterais du résultat : je suis douoUOuce…

Je vous garantis les meilleures performances, pour un minimum de temps… et un certain budget. À vous de voir. J’aime pas compter. Mais il faut s’équiper de quelques bouquins (ou de ce blog, eh ! gratis !), démarcher quelques magasins bios et assurer le mélange des matières premières, qui ne se fera pas tout seul. Après, ça roule pour les six mois à venir, délai au-delà duquel votre production sentira le rance.

J’ai une panoplie assez courte, mais qui demande un peu de techniques et de connaissances, qu’on acquiert vite, je vous rassure. J’aime pas y passer un temps monstre, mais il y a deux-trois trucs que j’aime bien. Comme entretenir mes mains.

C’est beau des belles mains, non ?

Sauf que, quand on a une vie de paysanne périurbaine, on fait plein de trucs qui les abîment.

vendredi 19 octobre 2012

Lamentations d'un poil de cul de femme - Jules Vernes


Lamentations d’un poil de cul de femme

(Jules Vernes)


Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d’un vieux cul.

mercredi 17 octobre 2012

Soin de la peau


Encore des trucs de fiiiiiiilles ?

Des trucs de oufs que même ma grand-mère n’osait pas faire ?




Allez, on passe aux soins de votre interface : la peau.

dimanche 7 octobre 2012

Cycles


Un thème qui m’est cher.

Le cycle est le principe même de la vie, du temps, de tout. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. C’est la seule chose qui puisse me consoler de mourir : je nourrirai des asticots, quoi qu’il advienne, et je deviendrai un caca d’asticot, un bout d’humus, un grumeau de terre, riche en sels minéraux pour activer les cycles de vie d’une plante poussée par là, elle me suera sous forme d’eau ou de CO2, je visiterai encore la terre ou enfin le ciel, et puis, si je continue bien sans me fatiguer cette fois, je deviendrai un bout d’étoile, c’est sûr.

En attendant, je cycle, encore et toujours. Synonymes, à utiliser sans modération au fil de ce post pour remplacer ce verbe qui n’existe pas : tourner, virer, faire des ronds, virevolter, danser, valser, pivoter, braquer, aller et venir, contourner, pirouetter, faire des tours sur soi-même, prendre la tangente, tourbillonner, évoluer, changer, circuler circulairement, repartir de zéro (je vous laisse allonger la liste).

Je vais passer sous silence mes errements matériels, je préfère parler d’hormones. J’ignore, et pourtant il serait bon de savoir, ce qu’il en est des hommes, mais les filles, attention, ça cycle tout le temps. Ça n’arrête pas de continuer de faire ce qu’elles ont à faire, point barre. Et quand il n’y en a plus, il y en a encore, c’est le principe. Je m’étale là, ça va encore faire des lignes et des lignes à vous arracher les yeux, hop, une photo.




samedi 6 octobre 2012

Anatomie féminine


Hop, petites révisions avant de passer aux choses sérieuses.  Vous connaissez mon amour de la connaissance, ma curiosité sans borne pour le vivant. Un post qui joint tout cela, pour ceux qui ont oublié ou qui n'ont jamais su. J'aime bien ces vieux dessins...


Organes génitaux internes de la femme (1)

J’ose espérer que ça n’apprend rien à personne.

dimanche 16 septembre 2012

Nymphomane


NYMPHOMANE
(Du grec nymphae : nymphe et mania : folie)

[Note De La Volu : ajoutons ici qu’on m’a appris que nymphea signifiait « jeune fille », et que c’est également le nom que l’on donne à nos petites lèvres, zone érogène s’il en est.]

La nymphomanie est un appétit sexuel féminin insatiable. On la nommait aussi « andromanie », « arrhénothigmophilie », « clitoromanie » coïtomimia, « fureur utérine », libido insatiata, « lagnopérissie », « paeunomanie », « hyperphilie ».

La nymphomanie a ses mythes : nombreuses sont les sirènes, les nixes, les lorelei qui attirent les malheureux voyageurs pour les faire disparaître. Les femmes qui en sont atteintes ne peuvent se détacher de cette idée, devenant esclave de leur désir. Hélas, ce désir est condamné à demeurer inassouvi : les nymphomanes sont souvent frigides. La volupté, l’orgasme est toujours en attente et les coïts répétés avec plusieurs partenaires, la masturbation frénétique n’y peuvent rien. La pulsion, elle, subsiste et les nymphomanes sont alors prêtes à tout : scandale sur la voie publique, déchéances diverses.

vendredi 14 septembre 2012

Le Fou ou Mat

Le Fou, première ou dernière
arcane majeure, Tarot Oswald Wirth.

Quand je veux vraiment bien enfoncer le clou (et parce que j’adore les images, hérétique que je suis), je sors une lame de mon jeu de tarot. Ça me gaverais de faire plus compliqué, mais je précise que ceux qui font ça dans les règles de l’art en tirent au moins 4, 5, 6…

Graindorge au tirage, après une longue discussion sur l’opportunité de prendre la carte qui se caractérise, dressée au-dessus les autres, en se présentant sur un pli des draps sur lequel j’ai étalé les cartes, pour décider de ne pas la prendre. C’est sa façon de se foutre de ma gueule, et de se donner une contenance, pris en flagrant délit d’action irrationnelle. Je précise qu'au cours de mois précédent, j'ai tiré L'Etoile, puis la Papesse, qui, j'imagine, auraient pu m'inciter à quelques prudences.


Le Mat, le Fou, la seule carte qui n’a pas d’ordre, celle qui a donné naissance au Joker ou à l’Excuse de nos jeux actuels, et qui vaut n’importe quelle autre carte : « Tous les chemins sont les miens ».


On a bien ri.

Extrait de cet affreux ouvrage que je répugne à utiliser...

jeudi 13 septembre 2012

Yi King

Une note où tu vas pouvoir participer, cher lecteur ! munis-toi d’un papier et d’un crayon, sans vouloir te donner des ordres. Hop ! Et sors aussi la petite monnaie de ta poche (ceci n’est pas un braquage), il faut trente cents en pièce de 10 (mon modèle favori). Hop !

Depuis que je sais reconnaître le pile d’une face sur une pièce (donc assez tard en fait), je me tire le Yi-King. C’est génial ce truc. La sensation d’écouter l’univers par le gros bout de la lorgnette est incroyable.

lundi 10 septembre 2012

Le tram, mes cheveux et moi

Je me suis faite traiter de connard aujourd’hui.

En même temps, c’est vrai que je conduis mal.

Et pour l’instant, c’est le meilleur argument que l’on m’ait donné pour que je me laisse repousser les cheveux.

samedi 1 septembre 2012

Volubilis, e-paumée

J’aime trop être Volu. C’est mon noyau. Petit cours de jardinage…

Le Volubilis est une variété ornementale  (plus pacifiste aussi) du racé Liseron. Son ptit nom c’est Ipomée, son grand Ipomea Purpurea.

C’est complètement une plante tropicale (origine : Amérique)  de beau temps, d’été radieux, de soleil… faut penser à arroser quand même. Pour avoir un été volubilesque, il faut avoir eu un printemps exceptionnel, sinon elles déçoivent. On la plante au Sud, au chaud.

Elle ravit l’œil de juillet à septembre si le ciel roule pour vous.

Sa couleur de prédilection est le rose…ce qui ne l’empêche pas d’être blanc, bleu ou jaune quand il en a envie, parfois même panaché. Ses couleurs sont toujours très vives, très franches, électriques et vibrantes. Too much.

On ne fait pas un bouquet de Volubilis, ça n’existe pas. La fleur est aussi fine et délicate que du papier à rouler... comme celle du coquelicot, elle garde la même rancœur pour ceux qui les cueillent… Elle se défroisse chaque matin, après son café.

C’est une plante à vrille. Elle fait une tige gracile, très fine, que l’on brise facilement, qui s’enroule à tout ce qu’elle trouve, pour se hisser de plus en plus haut. La variété sauvage, le Liseron donc, est un cauchemar pour jardinier, il peut recouvrir un massif de ses torsades serrées en quelques temps.
C’est une plante à pivot : il fait une racine épaisse et très profonde, tournant sur elle-même – comme le pissenlit, zavez déjà arraché un pissenlit ? Le volubilis en pot, c’est comme le volubilis en vase, ça n’existe pas. Si vous essayez quand même, vous obtiendrez une plante naine et végétante. Plus il a de profondeur, plus il est beau.

C’est une plante « facile », paraît-il. Comme moi.

Sa forme d’entonnoir est caractéristique, il est en cela assez proche du Lys. Un vagin. C’est une plante Yin.

Si vous êtes amateur, Moebius en fait une fleur d’amour pour John Difool… Groot !

 Volu, c’est venu tout seul, c’est le pseudo que m’ont donné mes lecteurs. C’est resté.

Si on chamboule les lettres, ça fait Ovul. Ou encore U lov. J’aime bien.




dimanche 19 août 2012

La Papesse


Mon voyage en terres libertines se poursuit, et pour le moment, c’est un pur carnage.

J’ai trouvé the sexpartner, mon mari est jaloux comme un pou, j’écris du pron hard-patriarcat que presque personne ne veut lire et je prie Amphiaraos, qui, selon une vieille amie bien informée, aurait été récupéré par l’Église catholique sous le nom de Saint Expedit, patron des causes pressées. Mon couple débat de la domesticité de la femme, de la supériorité de la volonté sur les hormones, je casse plusieurs assiettes. Je ne suis pas une fille facile.

Quand je tire cette carte, juste après l’Etoile, à la question de ce que je dois faire de cette bien encombrante sexualité, je tire la tronche. Ça me fait encore plus mal de le dire trois ans après !


La Papesse


Tiens, une femme voilée.



Oui, bon, j’ai mes réflexes.


samedi 26 mai 2012

L'Etoile

L’Etoile ou Les Étoiles appartient à la famille de cartes des astres (avec, après elle, la Lune et le Soleil), ce qui lui donne immédiatement un ton cosmique, vaste et solennel, peuplé d’inconnu, d’aventure et parfois de Dieu. C’est aussi le premier humain nu (avant le Soleil, le Jugement et le Monde).

Je te donne le contexte : j’ai tiré cette carte aux alentours du 26 mai 2012 (date proche de mon anniversaire, période traditionnellement délicate) (j’ai cette mauvaise manie de ne pas dater mes tirages). Je viens de perdre mes cheveux et je me suis mise au 22 Long Rifle. Après six années de « libertinage intervertiste unilatéral » (comprenez « échangisme ») et à la faveur d’une méga-ovulation qui va durer des mois (j’en pleure encore), je suis en train de commencer à faire comprendre à mon mari que je vais prendre un amant (ça ne passera jamais). J’ai jeté mon dévolu sur un Breton. Et alors là, je demande à mes piécettes et mes lames de tarot où est-ce qu'une rencontre avec ce monsieur va-t-il me mener, hmm ?

L'Etoile

Voici une jeune femme, seins nus, qui déverse le contenu de deux cruches l’une par terre et l’autre dans une étendue d’eau. Un papillon se pose sur une fleur rouge (ou bien un oiseau se pose dans un arbre portant des fruits). Au-dessus, un grand ciel étoilé…

Je suis pas Victor Hugo, mais je sais voir de la pöêsie quand j’en vois !