Quand recevrons-nous des renforts, mon âme ? - Jacques Bertin



Quand recevrons-nous des renforts, mon âme ?
Souviens-toi du son des fifres soudain si beau
Quand la colonne déboucha de la grande ombre des grands arbres
Des hommes s’embrassaient comme des fous et lançaient leurs chapeaux

Crois-tu que des renforts viendront ? Tu te souviens de l’embuscade
Où nous avons perdu du monde et nous sauvâmes nos drapeaux
Un messager aura passé un billet par la palissade
La nuit de la vie est si longue et dure à l’âme le manteau
Manteau des pluies grises et pesant et sale aussi manteau des peines
Recevrons-nous enfin un signe à travers les lignes là-bas ?
Un signal, une infime lueur de l’infini où l’amour mène ?
Reste-t-il un peu d’eau mon âme, pour la soif, ne faiblis pas !

Les renforts n’arriveront pas et nous fûmes si seuls au monde
Cette nuit-là quand soudain le son des fifres et des tambours
Au moment qu’on allait lâcher fit vibrer le ciel comme une onde.
Tu te souviendras de cela mon âme
Et tiendras jusqu’au jour

Jacques Bertin

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