lundi 25 décembre 2017

There will be blood [2017]



Ce post philogyne suit le fil de mes cycles menstruels. C’est-à-dire que chaque mois, quand j’ai mes règles, je l’actualise en ajoutant des images, des liens, des textes ou des vidéos, les plus belles, les plus drôles ou les plus éloquentes sur le sujet. Et tous les ans, je recommence. 

Si tu es d’humeur badine, tu peux t’amuser à calculer quand j’ovule.

There will be blood [2015] - [2016]


*25*12*17*

Whatever, Sarah Levy (2015)
It first occurred to me last month, on the last day of my period, to paint Donald Trump's face using menstrual blood--in response to his comment in a Republican presidential candidate's debate that he knew Fox News moderator Megyn Kelly must be out to get him because he could see the "blood coming out of her eyes, coming out of her wherever."
I figured someone must have done it already. It just made so much sense.

vendredi 22 décembre 2017

Oshun






Oshun est une orisha, une déesse issue du culte des yorubas. Il s’agit d’un des peuples d’Afrique noire qui a le plus massivement subi la traite occidentale au cours des siècles passés. C’est pourquoi on retrouve cette figure féminine éclatante des deux côtés de l’Atlantique, au Nigéria, au Bénin, au Togo, au Brésil ou à Cuba.




Beyoncé, par Beyoncé.
Les orishas sont des êtres divins représentants des forces naturelles que les humains peuvent vénérer et invoquer pour accéder à leurs bienfaits. Ils ont chacun leur domaine, leurs pouvoirs, leurs attributs et leur symbolique.

Déesse de la beauté et de la fécondité, protectrice des pauvres, mère de tous les orphelins, Oshun engendra la vie et l’humanité. Elle règne sur le flot des rivières et des eaux douces. Parée d’or et de jaune, elle apporte abondance, prospérité, guérison, sensualité et amour. Cela dit, elle se livre parfois à la vanité et à la jalousie… Favorite d’Olodumare, le Dieu Suprême, elle fut, entre autre, épouse de Shango, le dieu du Tonnerre et de la Justice. Son attribut est le miroir, symbole de pureté et de vérité.

Pour la contacter et s’attirer ses faveurs, il faut d’abord la chercher : on la trouve sous les arbres plein de pluie, dans le lit des ruisseaux, au fond des lacs et sur les rives des grands fleuves. Ensuite appelez-la, dansez, chantez et soyez généreuse avec elle : elle aime recevoir des offrandes de miel, d’ambre et de cauris ; elle aimera aussi l’orange, le vin blanc, la poire et l’hydromel, la cannelle, l’or et le bronze…



samedi 9 décembre 2017

Pochoirs de Noël !




Aujourd’hui, c’est atelier pour les mains, petites et grandes, que ça démange de faire des trucs ! J’ai fabriqué des pochoirs pour décorer les carreaux de mes fenêtres, je les ai scannés et du coup je peux vous les partager.

Il suffit de les imprimer sur du papier fort, puis d’évider au cutter les zones colorées. Pensez à imprimer en niveaux de gris si vous ne voulez pas gâcher votre encre d’imprimante… Ensuite, pour un résultat diaphane, j’utilise du cirage liquide blanc (celui avec l’embout-éponge… ça se nettoie très bien soit dit en passant) je fixe le pochoir sur le carreau avec du scotch, je tapote du blanc partout partout (deux couches, ça sèche en deux secondes), je retire le pochoir et vous avez la magie de Noël à vos fenêtres.




lundi 4 décembre 2017

Podcasts : Charlotte Bienaimé


 



Qui veut du podcast ?

Si tu ne connais pas encore Charlotte Bienaimé et son travail sur les femmes et les féminismes, alors c’est le bon moment ! Et si, comme moi, tu as du mal à honorer tes rendez-vous avec ta radio, alors ces podcasts sont faits pour toi.

C’est Un podcast à soi, tous les premiers mercredis du mois sur Arte Radio.


Charlotte Bienaimé donne la voix aux femmes, mais elle dit que ce sont les femmes qui lui donne la sienne, en fait.

dimanche 3 décembre 2017

Totem



Oh oui Volu, un jeu pour nos froides soirées d’hiver !!

Totem, c’est le jeu qui fait du bien… Je l'ai trouvé en librairie, sans prix (on me l'a facturé 4 euros !), coincé entre deux bouquins.  En fouinant sur le net, je me suis rendu compte qu'il avait été créé pour les salariés d'entreprise, mais en fait, tout le monde peut y jouer. Les enfants l'adorent. Le principe : attribuer un totem (un animal + une qualité sur le modèle de « Élan lent » ou « Petit Nuage » à la mode amérindienne).

On peut y jouer à partir de trois participant.e.s (mais pour le plaisir, on peut parfaitement y jouer seul.e ou à deux), une partie dure alors une vingtaine de minutes. Je vous mets la règle du jeu en intégralité à la suite, mais voici un descriptif rapide.


dimanche 19 novembre 2017

Silence ! (2)


You have stolen my silence,
Gehard Demetz



Alors, toi, qu’est-ce que tu tais ? Mais surtout, pourquoi ?


Pour le savoir, parce que vraiment ça me grattait, j’ai cherché toutes les situations on l’on se tait. J’ai peut-être pas tout trouvé, mais j’en ai trouvé vachement ! J’ai voulu les ranger du coup.

Il y en avait des graves et des moins graves, il y en avait quelques-unes qui étaient spontanées et tout plein d’autres qui était plus ou moins obligées. Ça m’a fourni une grille de lecture autrement plus intéressante que bien / mal… Cela dit, c’est marrant, plus c’est obligé, plus ça a l’air douloureux… C’est logique en fait, puisque la notion d’obligation s’étend de la pure liberté jusqu’à la coercition et la contrainte physique : plus c’est forcé plus ça fait mal. Bref, j’ai trouvé différentes qualités de silences. Ainsi classées par degré d’obligation...


Affiche de Paul Colin (1939)
1) par obligation physique, cas à part que j'aurais aussi bien pu mettre en cinquième position
2) par envie spontanée
3) par respect des règles
4) par peur
5) par la coercition physique

... j’en distingue cinq sortes, à qui j’ai donné des noms évocateurs : les silences biologiques, les silences recueillis, les silences obligés, les silences troubles et les silences de mort.

C’est parti. La question était donc : POURQUOI SE TAIT-ON ?

samedi 18 novembre 2017

Silence ! (1)


Le silence de la tombe,
Julien Dillens, 1896 

Chut.

Écoute….

Tu entends ?

Tu entends ce silence ?

T’es toi quand tu parles.


En me lançant dans ce cours, je savais que j’apprendrais des choses. En revanche je ne pensais pas en apprendre autant sur moi. Mon inscription n’avait certainement pas rien à voir avec le fait que j’ai moi-même été victime de violences, je m’attendais à ce qu’il résonne avec ma propre expérience. Mais ça a été plus loin que ça. Il m’a expliqué des choses que je n’avais pas forcément intégrées ou comprises ; il m’a permis d’avoir une vision plus haute et plus globale de la situation (« Nous sommes légion », expression qui nous sera bien utile demain) ; enfin, j’ai trouvé un drôle de dynamisme : un mouvement qui consiste à me voir prise dans un système qui me dépasse, ancien, millénaire et très puissant (je vis en patriarcat) et aussi comme une individu qui a une expérience particulière de ce système. De ma place de soumise normale, j’ai une vue singulière du rôle que je pourrais jouer… si je m’éveillais.

La métaphore du sommeil est commode : l’anesthésie émotionnelle, qui est une conséquence post-traumatique connue et reconnue, est un sommeil de la conscience qui assourdit la douleur. L’être endormi.e possède plusieurs caractéristiques qu’il partage avec la femme victime de violences et particulièrement la femme violée :

- immobilité
- passivité
- inconscience
- activité mentale intense
- position étendue
- silence

Ces caractéristiques, d’ailleurs, sont  semblables à celles d’un.e mort.e.

mercredi 8 novembre 2017

(MOOC) Violences faites aux femmes / les mutilations sexuelles féminines


 

Le MOOC aborde le sujet d'une violence spécifiquement subie par les femmes : les mutilations sexuelles.

Découper le clitoris d’une femme, ce n’est pas juste un acte extrêmement douloureux, c’est aussi compromettre gravement sa santé dans l’avenir, détruire sa sexualité (ne serait-ce même que son envie d’avoir un acte sexuel, et tu sais comment on appelle un acte sexuel sans envie, n’est-ce pas ? un devoir viol !) et augmenter considérablement les risques d’une mort en couches, pour la femme comme pour l’enfant à naître.

C’est une violence de genre et une atteinte grave à l’intégrité des femmes.



Les infos à retenir

- Plus de 130 millions de femmes sont mutilées sexuellement dans le monde. On comptabilise 2 à 3 millions de nouveaux cas par an. La plupart de ces femmes sont originaires d’Afrique subsaharienne ou d’Asie, les régions du monde les plus touchées par ce fléau.

- C’est une violence traditionnelle, intégrée dans les comportements pour des raisons (rite initiatique, hygiène et esthétiques sont indifféremment invoqués) qui n’ont en fait rien à voir avec sa finalité : interdire ou contraindre la sexualité de la femme dès sa puberté.

jeudi 19 octobre 2017

(MOOC) Violences faites aux femmes / violences et conflits armés






Le MOOC continue avec les violences spécifiques que subissent les femmes lors des conflits armés, sujet que j'ai déjà abordé ici, à travers un article du Monde paru en 2014 (sur la Syrie). La bonne vieille image de l'armée en campagne, qui viole tout ce qui lui passe sous la main, c'est pas si vieux en fait : c'est aujourd'hui, toujours d'actualité.

Où l'on apprend que ça commence en temps de paix...

!! Trigger Warning Violences sexuelles !!


mercredi 18 octobre 2017

(MOOC) Violences faites aux femmes / la violence conjugale




Le premier thème abordé par ce MOOC est la violence conjugale : la plus intime. En 2014, 134 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints.

Je rappelle qu'il s'agit de partager avec vous une partie de ce cours, quelques vidéos, avec quelques liens et quelques notes rapides qui vous donneront déjà pas mal de grain à moudre. C'est donc plutôt un partage de ressources, avec des extraits, sans autre commentaire. Je pense qu'il faut les diffuser, si on le peut !


(Les vidéos des cours sont réalisées par le Centre Virchow-Villermé, l’Université Paris Descartes, l’Université de Genève et l’ANEO)



Les infos à retenir

- Un numéro d’appel gratuit pour les femmes victimes de violences : 3919
- Un numéro d’appel pour les femmes victimes de viol : 0800 05 95 95 (Viols Femmes Informations, par le Collectif Féministe Contre le Viol)
- Le téléphone grave danger (c’est vraiment un téléphone, pas un numéro ! - dispositif à l’état de balbutiement)

mardi 17 octobre 2017

MOOC Violences faites aux femmes





Depuis un mois, je suis le cours « Violences faites aux femmes » sur Fun Mooc. La formation, lancée et dirigée par l’Université Sorbonne Paris Cité, est riche, pertinente, éprouvante aussi… Comme ça résonne pas mal avec ce qui se passe sur les réseaux sociaux en ce moment (tu sais, Weinstein, #balancetonporc, toussa toussa), j’ai souhaité partager cet apprentissage avec vous, du moins une partie. Je ne peux que vous encourager à vous inscrire à cette session (nous en sommes à la cinquième semaine sur neuf, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30.10.17) ou à attendre la suivante (s’il y en a une !). De mon côté je vais mettre ici quelques archives, regroupées par thèmes :


Bon courage.



dimanche 15 octobre 2017

Match Point / Jour 3




Après les prémisses, la rencontre, l'approche et enfin la parade, on en est arrivé au match point. Le premier jour on s’est reniflés. Le deuxième jour on s’est mélangés. À l’aube du troisième jour, je suis toujours dans son lit. Ambiance lascive, on suspend le temps un jour de plus.



Jour 3 (le jour le plus cool)

Là, ça devient carrément orgiaque. Ma physiologie se met à prendre le dessus sur tout le reste, c’est très sensuel et en même temps pas mal gênant.

Bon, alors je vais vous dire, cette propension que j’ai à expulser l’eau de mon corps, c’est comme toi, j’y suis pour rien. Quand je fais du sport ou qu’il fait chaud, c’est invraisemblable la flotte que je peux accumuler entre mes deux seins. Mais le plus drôle, c’est quand je suis nue. Je deviens alors toute sèche, sauf des aisselles. Là, je me mets à produire une, deux petites perles de sueur grasse. Ça roule sur mes flancs, ça fait des chatouilles c’est marrant. Tu sais ce que c’est ? De la sueur émotionnelle. Ce n’est pas vraiment de la sueur parce que c’est plus gras (un peu blanchâtre d’ailleurs), plus rapide, moins abondant et que ça porte les odeurs : ça pue la peur et le désir. Comme Johnny Boy chauffe beaucoup trop son appartement et qu’on passe la journée tous nus sous la couette, ben j’ai pas froid et j’ai plein d’émotions, c’est sûr. Lui, il est plutôt discret olfactivement. Il se lave tous les jours, voire deux fois par jour ; je me mets à avoir honte, alors que ça fait vingt ans, depuis mon adolescence, que j’ai appris à vivre humide tout en gardant une hygiène rigoureuse. Alors, c’est pas la mer à boire mais ça élargit juste encore un peu mes failles personnelles.

samedi 14 octobre 2017

Match Point / Jour 2




Personnellement, je me relis, je fais une crise d’apoplexie à chaque fois. Comment le début de notre relation a-t-elle pu être si catastrophique ?? Physiquement et psychologiquement, j'étais pas préparée, ça a été un choc énorme de partager à nouveau le lit et les journées de quelqu’un.


T’es paumé.e ?



Jour 2 (le jour le plus long aussi du coup)

Quand je renonce à dormir et que je me lève aux alentours de 8 heures - tout le monde dort - j’ai un casque en plomb sur les oreilles, le cœur qui bat n’importe comment et les jambes un peu molles. Je trouve moyen de prendre ma voiture et de ramener autant de croissants que le contenu de mon porte-monnaie le permet (quinze). Je prépare un café, je lis un journal qui traîne, je mange. Les gen.te.s se lèvent les un.e.s après les autres, un peu flou.e.s, on a toustes une haleine et une coupe de cheveux de poney, ça renverse du café sur le bar à cause des micro-tasses de café que les croissants rentrent pas dedans ; convivial. À 11 heures, Johnny Boy apparaît, en panique : la meuf qui était dans son lit hier soir n’y est plus ! Quand ses deux yeux font le point, il me voit.

Ça faisait un moment que je n’avais pas été regardée comme ça. Psychologiquement, ça m’inonde de plaisir. Je suis carrément d’attaque pour lui vendre le bon dieu.

Une heure plus tard (café, pétard), j’ai chaussé la Micra et je le suis par les petites routes qui mènent chez lui… En chemin : Ben Harper.


J’ai le ventre qui papillonne et les pieds qui fourmillent, c’est génial ; mais c’est facile. Aller chez lui, pénétrer son intimité et me retrouver en terrain inconnu, ça a été la barrière la plus facile à lever.

vendredi 13 octobre 2017

Vanité


Vanité, Juriaen van Streeck
(1670)


Aujourd’hui, un mot !

Je suis un vieux mot, le temps, la peinture et la littérature m’ont largement anobli. Pourtant, je suis péjoratif, malgré la proximité de sens que j’entretiens avec la Gloire. Ce qui m’en sépare ? La vacuité ! Que de la gloriole ! Je suis vain, vide, bientôt mort et pourtant je me vante, je suis, je suis…


Tout est vanité,
Charles Allan Gilbert (1902)



Vanité
Substantif féminin
du lat. vanitatem, de vanus, vain.

Le terme de vanité traverse et innerve le Grand Siècle. Ce succès, dans la langue et dans l’usage, tient en partie à la complexité d’un mot déjà fort ancien au XVIIe siècle et qui, dès l’origine, se caractérise par sa dualité. Semblable à Janus, la vanité offre en effet deux visages. Protubérance présomptueuse, sa face convexe est boursouflée de prétention et d’envie : c’est la vanité vaniteuse, parent pauvre et ridicule de l’orgueil. À l’avers, sur sa face concave, se dessine au contraire le profil déprimé d’une vanité sage, opérateur de déréliction et pédagogue de la désillusion, par la conscience que tout est vain, par la perception lucide du néant. Les deux qualificatifs, « vaniteux », d’une part, et « vain » de l’autre, s’opposent ainsi diamétralement par leur acception et leur application, même si leur commune référence au substantif « vanité » les associe, les superpose même – la vanité présomptueuse n’exprime-t-elle pas à son paroxysme la vacuité des illusions humaines ? 


jeudi 12 octobre 2017

Match Point / Jour 1




Je continue de te raconter comment cette drôle d'histoire a commencé ? Aujourd'hui, c'est Blanche-Neige, cette oie blanche, qui va prendre, du point de vue des illus. C'est juste pour le plaisir de faire des recherches sans fin sur internet, le sujet s'y prête si bien. C'est fou tout ce que tu ramasses si tu tapes "princesse"...

Je vais conclure !

Mais pas si facilement. Le match point fut intense, intime et aussi bien long : trois jours. Trois jours de musique, de sexe, de sang et de poils. Accroche-toi.


On y va.


Jour 1 (le jour le plus long)

J’ai bossé toute la journée à ingurgiter l’anthologie élargie de la poésie française, à y chercher des femmes poétesses, je lève la tête de mon labeur quand je remarque que ma meilleure se prépare pour la virée du vendredi (de la vapeur sort de la salle de bain et elle essaie plusieurs jupes, plusieurs collants et plusieurs chemisiers). Je suis moyennement en mode teuf (c’est à cet instant que j’aurais pu le rater), mais je décide d’y aller (merci moi), en me disant qu’il y sera peut-être. Je me prépare laborieusement : j’enlève le pyjama que j’ai porté toute la journée et j’essaie plusieurs pantalons, plusieurs pulls et plusieurs paires de chaussures. J’ai rendu visite à un coiffeur il n’y a pas si longtemps, je me suis épilé la moustache deux jours plus tôt, je décide que du point de vue pileux, j’en ai assez fait comme ça. J’ai des anglaises qui commencent à se former dans la culotte et mon poil d’hiver sur les jambes, mais c’est pas ce soir que je vais conclure de toute façon, je me dis, vu que j’ai mes règles.

Bloody princess - Saint Hoax

mercredi 11 octobre 2017

The Women Project - Carol Rossetti



« The Women Project began in a very spontaneous and unpretentious way. My initial goal was just to practice my technique with colored pencils while saying something nice to my friends who already followed my work. When looking for a theme, I opted for intersectionality for being something that I acknowledge as a personal issue. It always bothered me the world's constant attempts to control women's bodies, behaviors and identities. This control is such a deep part of our culture that we hardly ever realize how cruel it is and how it restricts our personal choices. However, I don't believe it's enough to discuss exclusively the issues that affect a specific group of women. We also need to talk about racism, homophobia, transphobia, classicism, xenophobia and ableism. The fight for equality and respect is very wide and should be inclusive. » 





mardi 10 octobre 2017

Alcool et culture du viol




J’ai un souci avec l’alcool. Enfin, avec ceux qui en boivent essentiellement. Comme c’est un sujet difficile et que je vais devoir l’aborder dans la suite de mes aventures avec Johny Boy, je voulais offrir le texte suivant à votre sagacité, histoire de planter les bases de mon avis sur la question…

Il s’agit d’un texte d’une féministe bulgare, paru en 2012, traduit et édité récemment par Infokiosques.net sous forme de brochure.

Il se trouve que je connais, maintenant, un grand nombre de personnes qui boivent. Parmi elleux, il y a des gens que j’aime énormément. Et puis moi aussi je me suis découvert un petit faible pour à peu près tous les produits de la vigne. Oui, c’est sympa de boire, c’est bon l’alcool. Mais on est d’accord sur le fait que ces 12 bières / 5 vodkas / 3 whisky coca indus et pas chers ont tous le même goût ? Qu’à un moment, ça devient juste un mauvais prétexte, avec une odeur de jeu de dupes ? Ça tombe bien, c’est super toléré par la société patriarcale ! Si tu es un homme, sens-toi à l’aise, tout est permis tant que tu ne prends pas le volant ; si tu es une femme, sens-toi à l’aise aussi, le patriarcat adore les meufs bourrées.

Dis-moi comment tu te divertis et je te dirai qui tu es…


cherylwrites.com

Sans retenue, nous fêtons notre absence de retenue
Alcool et culture du viol


Lumières vives, musique forte, danses excessives, pas de soucis, pas de devoirs, pas de peur. Ne penser à rien et pourtant vivre tout de manière doublement intense. Pourquoi buvons-nous de l’alcool ? Nous voulons fêter à outrance, prendre du plaisir, apprendre à connaître les autres d’une manière nouvelle et nous sentir libre. Nous voulons transformer la nuit en jour. Nous devenons proches de gens dont nous ne connaissons pas même le nom. Par la suite, nous ne pouvons-nous souvenir de rien et seul le mal de tête nous rappelle que la soirée a dû être bonne. Pas de limites, pas de retenue, tout disparaît, les conséquences nous paraissent lointaines et nous sont complètement égales. On regarde les gens autour de nous, on voit peut-être une personne attractive et c’est alors la seule chose qui compte. Ça c’est le côté désagréable de la fête – pour moi tout du moins : être attouchée, harcelée, importunée et ne presque pas avoir les moyens d’éviter ce genre de situation. J’essaie alors de m’en aller, de me détourner, fuir pour ne pas être obligée d’entrer en confrontation, d’affronter une situation que je n’ai pas choisi de vivre. « Oui mais il est bourré » est probablement la plus simple des excuses. Oui il est bourré et à cause de cela il n’a plus de retenue, ne remarque pas le refus, ou le remarque mais l’ignore.

mercredi 20 septembre 2017

Les éditions V.




Voilà, je me lance.

Fan de fanzine, accroc au fais-le-toi-même, et comme depuis que je suis toute petite ce que je veux faire c’est faire des livres, alors voilà, maintenant c’est décidé, je fais des livres.

Par les pouvoirs qui me sont conférés, que les éditions V. soient !

Et les éditions V. furent.


Tu fabriques des livres ?!

Je les écris, je les illustre, je les mets en page, je les imprime, je les relis et je les distribue toute seule, oui (mais pas sans toi). Je travaille dans la plupart des cas à la main, sur du papier recyclé, avec un vieux photocopieur qui n’est même plus fabriqué aujourd’hui, une relieuse et un massicot. C’est du roots qu’il nous faut.

Chaque tirage est unique. Je peux vous garantir qu’ils contiennent TOUS des erreurs, des tâches aléatoires, des fautes et des coquilles grosses comme des palourdes. C’est entièrement ma faute. Pis : il n’y en a pas 10 qui ont la même mise en page, la même couverture et encore moins la même dédicace ! Chaque titre est destiné à évoluer et à s’améliorer au fil du temps, de mes ressources, de mon imagination… et de vos retours !


Quels genres de livres ?

Chaque ouvrage nourrit la même obsession : la femme. Son corps, sa sexualité, sa spiritualité, tout ce qui peut la traverser, tout ce qui peut la concerner ou l’intéresser.

“A feminist is any woman who tells the truth about her life.” 
Virginia Woolf

Concrètement, il sera question de méditation, de coloriages, de cocottes en papier, de textes érotiques, de fictions, d’ouvrages pratiques ou métaphysiques. La meilleure façon de te faire une idée, c’est d’aller faire un tour dans le Catalogue… Pour l'instant, je fabrique une demi-douzaine de titres différents.



Il va de soi que la production est ultra-limitée et qu’il peut y avoir quelques délais dans la fabrication/expédition. Je me réserve le droit d’interrompre à tout moment la fabrication d’un titre.

Ce qu'il faut dire de ces livres, aussi, c'est que ce ne sont pas vraiment des "livres". OK, ils ont des pages qu'on peut tourner mais en vrai, ils n'existent pas en tant que livres : ils ne sont pas référencés, ils n'ont pas d'ISBN et vous ne pouvez les trouver (pour le moment) nulle part ailleurs qu'auprès de moi. Ce sont des objets artisanaux, relativement fragiles, fabriqués un à un. Je n’ai pas vraiment de « stock », je les conçois à la demande, si j’en ai envie. D'ailleurs, je ne les vends pas : je les donne ou bien je les distribue autours de moi à l'occasion de divers événements (par exemple ici il y a quelques semaines, ou demain), à prix libre. Au fil des mois, de l’avancée de ma vie, de mon travail, j’aurai le plaisir de vous proposer ces mêmes ouvrages (et j’espère d’autres !) sortis d’une imprimerie, avec un code-barre derrière, vous pourrez les acheter et faire ma fortune autant que vous voudrez, mais en attendant, moi, ce que je veux, c’est fabriquer des livres. Parce que c’est mon kif et que je veux apprendre encore. Pour toi lecteurice, j'ai pensé à un échange de bons procédés.


Comment ça se passe ?

Vous pouvez vous procurer mes ouvrages... en participant à leur fabrication ! C'est assez simple : je tiens une wish-list sur Amazon (Pour les éditions V.) où je dresse mes besoins en papeterie : ramettes de papier en différents grammages, encre d'imprimante, crayons, enveloppes... Faites-y un tour après avoir fait votre choix dans mon Catalogue.

Vous pouvez aussi faire plus compliqué, plus personnalisé et m'échanger ce que vous voulez, du moment que ça se transmet par mail ou par voie postale. Je ne sais pas, un carnet de timbres, un sachet de graines de légumes, des chaussettes en taille 35, un bouquin ou un film d'Erika Lust ?

Dans tous les cas, il convient de me contacter par mail pour en discuter avec moi.


Au plaisir !!






- Quatre titres disponibles pour le moment. Quatre de plus très prochainement (des recueils de mandalas) !

- Venez nombreuses et nombreux au Festival de la Zouz, à la Folie, demain, jeudi 21 septembre 2017, mes ouvrages seront à prix libre et je dispenserai un petit cours d'écriture non-sexiste !!