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Mon permis de conduire

Pour celleux qui ne sont pas encore convaincues que je suis une malade mentale : ma première tentative de passage du permis de conduire (la mauvaise, donc), le 21 août 2006.
C’est peut-être le diplôme, ou plutôt examen, que le plus de personnes au monde ont passé et réussi.
Mais moi, ça me dépasse. J’en conclus que je suis vraiment… ben dépassée, tiens, par tout le monde. « Elle courait dans le mauvais temps, tous devant tous devant… »… Non, j’ai eu de la chance, il ne pleuvait pas. J’ai quand même eu du mal, je vous rassure !

Je suis POUR

Je suppose, vu que vous êtes ici à traîner, peut-être, de post en post, que vous êtes quelqu’un de bien, d’où il s’ensuit que vous êtes :
- CONTRE la transformation en poubelle de votre environnement direct, voire moins direct. - CONTRE l’exploitation de l’Homme par l’Homme. - CONTRE les actes irrationnels et dangereux.
C’est que vous êtes normal, tout ça est frappé au coin du bon sens. Mais alors, vous n’y avez peut-être pas pensé, mais ça va forcément de pair avec ce qui va suivre. Comme je suis quelqu’un de normal moi aussi, je suis :
- POUR la poussière, les tâches de gras, les bactéries et les acariens. - POUR la pluie en avril, la neige en décembre. - POUR perdre mon temps à râper mes carottes, cuire mes patates, et même, perdre encore plus de temps à les cultiver moi-même. - POUR les chiffons en tissus, les t-shirt en coton, et les pulls en laine. - POUR le savon de Marseille qui pique les yeux et ne démêle pas les cheveux. - POUR la grippe qui dure 7 jours au lieu d’une semaine. - POUR l…

Aménorrhée

J’ai tellement mal aux seins… Au réveil, ils sont tendus comme fruits trop mûres, au bord de la gerçure. Ça tiraille, ils sont lourds, gonflés, énormes. Pour la première fois de ma vie, mes décolletés ressemblent à des décolletés. Petite compensation.
Dans mon ventre, c’est chamboulé. Ca tire là, ça gargouille ici. Je mange pour deux, déjà, la balance s’affole. Le ventre, poigné.
Et dans ma tête ? Je me suis dit d’abord : « Non, pas possible ». Les mains qui tremblent. Et puis, la tête, tellement contente. Elle galope, elle jugeotte, elle tourne et retourne la chose, la bougeotte des neurones, ils disent « la valse des émotions ».
Je me suis fait un café. J’ai sorti la ptite boite violette, au fond de l’armoire de la salle de bain.
J’ai bu mon café.
Deux petites barres.

Le paresseux

C’est forcément une question que vous vous posez : est-ce que les paresseux font l’amour ? Est-ce qu’ils font ça bien ? Est-ce que c’est pas, quand même, un peu trop tumultueux pour eux, qu’on voit traîner mollement du lit au canapé, une tasse de camomille à la main ?
Faux. Idée fausse et préconçue. Du grand n’importe quoi. Vous avez confondu paresseux et fatigué.
Je définirai tout d’abord cette notion : le paresseux.