mardi 27 novembre 2007

Mon permis de conduire


Pour celleux qui ne sont pas encore convaincues que je suis une malade mentale : ma première tentative de passage du permis de conduire (la mauvaise, donc), le 21 août 2006.

C’est peut-être le diplôme, ou plutôt examen, que le plus de personnes au monde ont passé et réussi.

Mais moi, ça me dépasse. J’en conclus que je suis vraiment… ben dépassée, tiens, par tout le monde. « Elle courait dans le mauvais temps, tous devant tous devant… »… Non, j’ai eu de la chance, il ne pleuvait pas. J’ai quand même eu du mal, je vous rassure !

dimanche 13 mai 2007

Je suis POUR

Je suppose, vu que vous êtes ici à traîner, peut-être, de post en post, que vous êtes quelqu’un de bien, d’où il s’ensuit que vous êtes :

- CONTRE la transformation en poubelle de votre environnement direct, voire moins direct.
- CONTRE l’exploitation de l’Homme par l’Homme.
- CONTRE les actes irrationnels et dangereux.

C’est que vous êtes normal, tout ça est frappé au coin du bon sens. Mais alors, vous n’y avez peut-être pas pensé, mais ça va forcément de pair avec ce qui va suivre. Comme je suis quelqu’un de normal moi aussi, je suis :

- POUR la poussière, les tâches de gras, les bactéries et les acariens.
- POUR la pluie en avril, la neige en décembre.
- POUR perdre mon temps à râper mes carottes, cuire mes patates, et même, perdre encore plus de temps à les cultiver moi-même.
- POUR les chiffons en tissus, les t-shirt en coton, et les pulls en laine.
- POUR le savon de Marseille qui pique les yeux et ne démêle pas les cheveux.
- POUR la grippe qui dure 7 jours au lieu d’une semaine.
- POUR les fruits avec encore du caca d’oiseau dessus, et des œufs avec sur eux toute la merde qu’il y avait sur le cul de la poule.
- POUR les odeurs de frigo.
- POUR les aisselles qui sentent les aisselles, les pieds qui sentent les pieds, les bouches qui sentent la bouche.
- POUR le yaourt acide et sans morceaux de fruits.
- POUR le fromage qui pue.
- POUR faire la queue à la découpe.
- POUR la baisse de mon pouvoir d’achat.
- POUR la hausse du prix du carburant.
- POUR la lessive qui blanchit le noir et fait passer les couleurs, le linge qui déteint.
- POUR la peau qui ride, les ventres qui plissent, les cheveux qui blanchissent, les artères qui font mal et le poil aux oreilles.
- POUR la mort des hortensias en terre calcaire et la non survivance des géraniums de balcons.
- POUR les petites routes et les escaliers qui font perdre du temps.
- POUR le fait de ne jamais voir en vrai de ma vie un pélican, un lion, un ours polaire.
- POUR faire à pied le trajet que j’aurais pu faire en voiture.
- POUR les mauvaises herbes entre ma Mélisse et mon Carex.
- POUR les plis dans les t-shirt et les cols de chemises tire-bouchonnés.
- POUR allumer un feu tous les jours.
- POUR passer pour une has-been, une bouseuse, une brave autochtone, dans ma façon de vivre, de manger, de m’habiller et d’acheter.

mardi 3 avril 2007

Aménorrhée


J’ai tellement mal aux seins… Au réveil, ils sont tendus comme fruits trop mûres, au bord de la gerçure. Ça tiraille, ils sont lourds, gonflés, énormes. Pour la première fois de ma vie, mes décolletés ressemblent à des décolletés. Petite compensation.

Dans mon ventre, c’est chamboulé. Ca tire là, ça gargouille ici. Je mange pour deux, déjà, la balance s’affole. Le ventre, poigné.

Et dans ma tête ? Je me suis dit d’abord : « Non, pas possible ». Les mains qui tremblent. Et puis, la tête, tellement contente. Elle galope, elle jugeotte, elle tourne et retourne la chose, la bougeotte des neurones, ils disent « la valse des émotions ».

Je me suis fait un café. J’ai sorti la ptite boite violette, au fond de l’armoire de la salle de bain.

J’ai bu mon café.

Deux petites barres.

lundi 12 mars 2007

Le paresseux


C’est forcément une question que vous vous posez : est-ce que les paresseux font l’amour ? Est-ce qu’ils font ça bien ? Est-ce que c’est pas, quand même, un peu trop tumultueux pour eux, qu’on voit traîner mollement du lit au canapé, une tasse de camomille à la main ?

Faux. Idée fausse et préconçue. Du grand n’importe quoi. Vous avez confondu paresseux et fatigué.

Je définirai tout d’abord cette notion : le paresseux.