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Affichage des articles du 2007

Mon permis de conduire

Ma première tentative de passage du permis de conduire (la mauvaise, donc), le 21 août 2006.
C’est peut-être le diplôme, ou plutôt examen, que le plus de personnes au monde ont passé et réussi.
Mais moi, ça me dépasse. J’en conclus que je suis vraiment… ben dépassée, tiens, par tout le monde. « Elle courait dans le mauvais temps, tous devant tous devant… »… Non, j’ai eu de la chance, il ne pleuvait pas. J’ai quand même eu du mal, je vous rassure !

Mes nuits sont plus belles que mes jours (et pourtant je ne dors pas)

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Un téléviseur encore en noir et blanc ne se sentirait pas autrement, si on lui demandait de retransmettre un documentaire en numérique sur les couchers de soleil dans les mers du Sud : un peu dépassé, saturé, honteux de son incapacité à se donner d’autres moyens... Je suis actuellement en basse définition, plus un neurone pour gérer une émotion de plus ou stocker une information supplémentaire. Plus de place pour avaler un gramme d’air. On est deux sur l’affaire, à tenter de rafler ce qui me reste encore de jus.

Oui !

La noce fut belle.
Nous nous sommes donné rendez-vous à une encablure de la mairie, et là-bas, ça bruisse, ça jacasse, ça crie, ça court et ça rit.
Moi, j’ai passé 2 heures à boire du café et à me faire belle. Lui, 2 heures à organiser ce qui ne pourra plus l’être une fois qu’on aura mis les pieds dans le plat. Et il est beau, salaud ! Elles vont toutes vouloir me le prendre ! Allez, je m’accroche à son bras, pour être sûre. Là-bas, on attend les mariés. Nous voilà.

Sommeil

Il a parfois le sommeil agité, dans une palette allant du ronflement provoqué par des années d’enfance ravagées par les colutoires, au coït inconscient.
Les hommes ronflent, c’est bien connu (quoique je connaisse une fumeuse qui rend ses voisins insomniaques et désagréables au réveil), mais avant de passer à l’écarte-naseaux et autre produit qui vous soulagera à la fois les oreilles et le porte-monnaie, suggérez leur tout d’abord de dormir sur le côté. Jvous jure, ça marche.
Les hommes se touchent la bite aussi, dans leur sommeil. Même ceux qui n’ont pas cette vulgaire habitude de porter la main au paquet 67 fois dans la journée le font. Il est de ceux-là. Et que je me la tripote, que je te me la prend à rebrousse-poil. J’aime bien le regarder faire ça. J’aime surtout le voir se la toucher, la manipuler, la cajoler, sa façon d’y porter les doigts, de la saisir, de la remonter le long de son ventre, de se tâter les couilles. Le voir faire ça, se relaxiter, c’est voir son intimité avec so…

Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies - Christiane Singer

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Éloge du mariage, de l’engagement et autres folies, par Christiane Singer, aux éditions Albin Michel



« Si le mariage n’était que l’union d’un homme et d’une femme, il ne pèserait pas bien lourd. Car il existe aussi un sinistre enfermement du couple, des variations multiples d’égoïsme à deux.
Ce qui rend le mariage si fort et indestructible, c’est qu’il réunit un homme et une femme autours d’un projet.

Ça y est...

... ça commence à se voir.
 Un tout petit peu, devant la glace, en me mettant de profil.
Par contre, pour la couturière, c'est limite : je ne rentre plus dans le bustier au prix à trois chiffres qu'elle m'a confectionné avec amour.
Pour la vendeuse de lingerie, c'est le pied, de vendre du C au lieu de vendre du A. Et pour moi, c'est jouissif.

Dors

Dors, dors, mon grand dors Je me poserais des questions Demain Ce matin Dors, mon câlin, dors Moi, je me lève En catimini M’asseoir ici Siroter un café Me pelotonner Sur ce canapé Dors, dors, mon beau, dors La nuit trop courte Les journées tellement longues Les pleurs attendront Allez, dors Et dis-moi Qu’on ne parlera pas plus fort que ça Que ton regard Ne seras pas lourd Dors Ronfle un peu, agite-toi Fais comme toutes les nuits Que demain soit comme chaque matin Qu’il soit doux Comme chaque demain Dors et puis Calme-toi, repose-toi C’est dur d’apaiser quelqu’un Quand on est soi-même inapaisable Dur de trouver du calme Dans le bruit de ma tête Dors Cette nuit j’ai rêvé Pas de toi Que j’étais prisonnière et gardienne Je ne savais pas Mes liens étaient si fins Du fil de fer de jardin Et les gens autours Tellement violents Je t’attendais à tout instant Me tirer de là Allez on dors ?

Je suis POUR

Je suppose, vu que vous êtes ici à traîner, peut-être, de post en post, que vous êtes quelqu’un de bien, d’où il s’ensuit que vous êtes :
- CONTRE la transformation en poubelle de votre environnement direct, voire moins direct. - CONTRE l’exploitation de l’Homme par l’Homme. - CONTRE les actes irrationnels et dangereux.
C’est que vous êtes normal, tout ça est frappé au coin du bon sens. Mais alors, vous n’y avez peut-être pas pensé, mais ça va forcément de pair avec ce qui va suivre. Comme je suis quelqu’un de normal moi aussi, je suis :
- POUR la poussière, les tâches de gras, les bactéries et les acariens. - POUR la pluie en avril, la neige en décembre. - POUR perdre mon temps à râper mes carottes, cuire mes patates, et même, perdre encore plus de temps à les cultiver moi-même. - POUR les chiffons en tissus, les t-shirt en coton, et les pulls en laine. - POUR le savon de Marseille qui pique les yeux et ne démêle pas les cheveux. - POUR la grippe qui dure 7 jours au lieu d’une semaine. - POUR l…

L'une de nous est de trop dans ce lit

Souvent, elle est dans la chambre avant moi. Il passe tant de nuit, à demi seul avec elle, et moi.
Il la regarde avec un plaisir évident ; moi, je n’aime pas son rire niais, ses fausses larmes, et ses attributs qu’elle déballe en permanence. Elle ne parle que de fric, de soleil, de pouvoir, d’elle-même…
Il peut passer des heures à profiter des plaisirs qu’elle lui propose, il mate, il soupire, il se touche négligemment. Elle le fait rire, parfois, son regard s’allume, il se fend d’un sourire, d’une petite gaule. Si sûre d'elle, elle a plus d’une corde à son sac, la maligne.
Elle ne laisse personne indifférent, et tout ce que je peux faire, c'est rire avec lui, je contemple son sourire né du plaisir qu’elle lui procure, je le caresse, je me vautre devant elle.

Aménorrhée

J’ai tellement mal aux seins… Au réveil, ils sont tendus comme fruits trop mûres, au bord de la gerçure. Ça tiraille, ils sont lourds, gonflés, énormes. Pour la première fois de ma vie, mes décolletés ressemblent à des décolletés. Petite compensation.
Dans mon ventre, c’est chamboulé. Ca tire là, ça gargouille ici. Je mange pour deux, déjà, la balance s’affole. Le ventre, poigné.
Et dans ma tête ? Je me suis dit d’abord : « Non, pas possible ». Les mains qui tremblent. Et puis, la tête, tellement contente. Elle galope, elle jugeotte, elle tourne et retourne la chose, la bougeotte des neurones, ils disent « la valse des émotions ».
Je me suis fait un café. J’ai sorti la ptite boite violette, au fond de l’armoire de la salle de bain.
J’ai bu mon café.
Deux petites barres.

L'amour face à face

À quatre pattes, je lui tourne le dos. Alors il voit le violon de mes formes, et moi, le drap sur lequel je bave et que je froisse. Il peut empogner mes hanches, pétrir mes fesses, atteindre mes seins en glissant ses mains le long de mes flancs, de mon ventre, me tirer les cheveux. À un moment donné, la main qui repose sur mes fesses laissera certainement un de ses doigts glisser dans ma rondelle. L’appui est stable, mais l’ensemble à une nette tendance à s’affaisser.
Sur le ventre, je lui tourne le dos. Il prend appui sur ses bras pour se décoller de moi, ou s’allonge sur mon dos. Son pubis tape sur mes fesses, ses couilles sur mes grandes lèvres. J’embue l’oreiller, je le mords s’il le faut. À chaque coup de reins, je remonte un peu plus vers le mur. Il peut m’ensarcophager, m’envelopper, me contraindre.
En cuiller, je lui tourne le dos. Il ne voit que mon cou, son nez dans ma nuque et mes cheveux. Son souffle bruisse dans mes oreilles, il est au plus près de moi, pas un interstice d’…

Le paresseux

C’est forcément une question que vous vous posez : est-ce que les paresseux font l’amour ? Est-ce qu’ils font ça bien ? Est-ce que c’est pas, quand même, un peu trop tumultueux pour eux, qu’on voit traîner mollement du lit au canapé, une tasse de camomille à la main ?
Faux. Idée fausse et préconçue. Du grand n’importe quoi. Vous avez confondu paresseux et fatigué.
Je définirai tout d’abord cette notion : le paresseux.