vendredi 7 février 2014

Curieuse, bavarde et coquette - Michel Piquemal



Et aujourd’hui, ce second album, qui ne joue clairement pas dans la même cour.


Curieuse, Bavarde et Coquette
De Michel Piquemal et Bruno Robert, aux éditions du Ricochet, 2012


Vous connaissez peut-être Piquemal pour ses Philo-fables, qui proposent aux enfants quelques réflexions métaphysiques par le biais de contes du monde entier. A priori, je ne lui veux que du bien. Mais là… il a fauté.

Vous serez, et votre fille avec vous (renoncez absolument à mettre ce livre dans les mains d’un garçon, il va faire la tronche) tout à fait séduit par les illustrations, ravissantes à souhait, c’est plein de fleurs, de tapisseries et de couleurs chatoyantes. Fifille quoi.

Bavarde, Coquette et Curieuse sont les surnoms que le roi de ce royaume donne à ses trois filles, pour les raisons que je vous laisse imaginer. Au vrai, il ne les supporte pas, ses filles, et fait tout ce qu’il peut pour tenir les affaires de son pays à l’écart de leur futilité.
Un jour, toutefois, la guerre éclate avec le royaume voisin, et le roi est fait prisonnier. C’est là que le miracle se produit : les affreux défauts des trois jeunes princesses vont devenir des atouts dans cette sombre affaire !

Ainsi, Curieuse, qui à force de poser des questions sait beaucoup de choses que d’autres ne savent pas (ce qui est étrange puisqu’il est dit que jamais personne ne veut lui répondre), va trouver le passage secret qui va leur permettre de s’enfuir, puis parcourir le pays pour retrouver son père et lui permettre de s’enfuir. Elle finira par être nommé Ministre de l’Intérieur par son papa quand il aura retrouvé son trône.
Puis Bavarde va tétaniser les foules pour opérer un soulèvement populaire. Elle se verra proposer le poste de Ministre de l’Information.
Et, le meilleur pour la fin : Coquette va se marier avec le fils du général ennemi pour diriger le pays voisin (un mariage très tactique donc).

Alors moi, je dis bof. Parce que ce que l’on retient, c’est bien que les filles sont bavardes, curieuses et coquettes, quand bien même ça puisse leur être utile. On se demande : et s’il n’y avait pas eu de guerre, les jeunes filles seraient-elles restées bêtement superficielles, et leur père bêtement bête ?

Et devinez sur quoi se termine l'album ?

Des poupées !



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Volu, je t'aime bien mais j'aimerais ajouter quelque chose à tout ça...