Articles

Affichage des articles du 2014

Violences faites aux femmes : charte à l'usage des journalistes

Image
Une charte à destination des journalistes rédigée par  Pilar Lopez Diez, professeure à l’université Complutense de Madrid et chercheuse en «Politiques de genres et moyens de communication» à l’Instituto de la Mujer, qui est passée par ici avant de se retrouver . Et puis ici du coup.


Nous utiliserons les termes de "violence de genre", "violence machiste", "violence sexiste" et de "violence masculine contre les femmes", dans cet ordre de préférence. Nous rejetons les expressions "violence domestique", "violence au sein du couple" et "violence intrafamiliale"».
La violence de genre n’est pas un fait divers, mais un problème de société. Pour cette raison, nous ne lui réserverons pas ce type de traitement. Nous ne publierons ni photos ni détails morbides.

Le Roman de Tristan et Yseut - Joseph Bédier / IV - Le philtre

Image
Attention, vous atteignez la strate la plus basse et en même temps le High Level du romantisme : le philtre.

Tristan et Iseut - John Duncan (1912)

I - Les enfances de TristanII - Le Morhalt d’IrlandeIII - La quête de la belle aux cheveux d’or


IV LE PHILTRE

Nein, ezn was nith mit wine, doch ez im glich wœre, ez was diu wernde swaere, diu endelôse herzenôt von des si beide lâgen tôt. (Gottfried de Strasbourg.)

La Petite Sirène / Disney (1989) vs Hayao Miyazaki (2008) (III)

Image
Tous les articles sur ce sujet riche en Oméga 3 :
- La Petite Sirène / Hans Christian Andersen (I) - La Petite Sirène / Hans Christian Andersen (II) - La Petite Sirène / Ivan Aksenchuk (1968), Tomoharu Katsumata (1979) - La Petite Sirène / Disney (1989) vs Hayao Miyazaki (2008) (I) - La Petite Sirène / Disney (1989) vs Hayao Miyazaki (2008) (II)


Rôles d’HOMMES, rôles de FEMMES
En même temps, quand on voit la gueule des personnages de Disney, on ne peut pas vraiment s’étonner de la nature des interactions qu’ils ont entre eux. Là où on ne veut rien reprocher à Andersen, on peut se le permettre chez Disney. Le principe du cliché est de réduire. Le cliché est raciste, sexiste, discriminatoire et avilissant par essence. Le cliché est une caricature d’identité. Aussi, je vous le demande : pour qui, pour quoi, un créateur ressent-il le besoin de diminuer, réduire ses personnages ?


La Petite Sirène / Disney (1989) vs Hayao Miyazaki (2008) (II)

Image
Nous avons lu le conte d’Andersen, visionné les dessins animés d’Ivan Aksenchuk et Tomoharu Katsumata… Retrouvez ici le début de cette critique de la Petite Sirène de Disney et de Ponyo sur la falaise d’Hayao Miyazaki.


La Petite Sirène / Disney (1989) vs Hayao Miyazaki (2008) (I)

Image
Après le contemoyenâgeux et les animés antédiluviens, abordons la seule chose qui nous intéresse vraiment : ce que l’on fait aujourd’hui, avec ce trope de la femme-poisson. Et bien, après avoir ingurgité autant de déclinaisons de ce récit, j’en viens à la conclusion qu’il n’y a presqu’aucune différence entre le patriarcat de 1835, celui de 1968, celui de 1975, et celui de 1989. Si vous pensiez pouvoir utiliser l’argument « Ce sont des histoires qui correspondent à leur époque » et que je devrais réhabiliter Andersen à l’aune des progrès qui ont été faits depuis, on va être bien embêtés.
J’établirai donc l’indéfectible lien qui unit le dessin animé de Disney La petite Sirène, réalisé par John Musker et Ron Clements, sorti aux USA en 1989, au conte d’Andersen repris parAksenchuk et Katsumata, tout en le comparant à ce que Miyazaki nous suggère en guise de mythe de la femme-poisson dans Ponyo sur la falaise, sorti en 2008, sur les points suivants :


1) La nature, les animaux et l’océan2) …

La Petite Sirène / Ivan Aksenchuk (1968), Tomoharu Katsumata (1979)

Image
Vous avez lu le conte ? Destiné à l’édification des petites filles et au plaisir des adultes, sa cruauté laisse songeuse. Celle-ci nous est parfaitement restituée dans ces deux animés.

a

La Petite Sirène / Hans Christian Andersen (II)

Image
[La Petite Sirène, de Hans Christian Andersen : première partie]




Elle avait toujours été silencieuse et réfléchie ; à partir de ce jour, elle le devint encore davantage. Ses sœurs la questionnèrent sur ce qu’elle avait vu là-haut, mais elle ne raconta rien.
Plus d’une fois, le soir et le matin, elle retourna à l’endroit où elle avait laissé le prince. Elle vit mûrir les fruits du jardin, elle vit fondre la neige sur les hautes montagnes, mais elle ne vit pas le prince ; et elle retournait toujours plus triste au fond de la mer. Là, sa seule consolation était de s’asseoir dans son petit jardin et d’entourer de ses bras la jolie statuette de marbre qui ressemblait au prince, tandis que ses fleurs négligées, oubliées, s’allongeaient dans les allées comme dans un lieu sauvage, entrelaçaient leurs longues tiges dans les branches des arbres, et formaient ainsi des voûtes épaisses qui obstruaient la lumière.
a

La Petite Sirène / Hans Christian Andersen (I)

Image
La Sirène est une créature hybride mythologique, à mettre au rang des prédateurs de la race humaine, du moins de sa moitié masculine.
 Wiki nous apprend que la tradition la plus tardive, gréco-romaine, les dote d’abord d’ailes et de plumes. Elles sont déjà des déesses marines, chanteuses et musiciennes ensorcelantes, qui égarent et abîment les bateaux.

The Dinner Party – Kali… et les autres

Image
Après avoir croisé des femmes-vagins, des femmes-ventres et des filles faciles sur le carrelage du Dinner Party, nous rencontrons une femme qu’on ne pénètre pas : Kali/Durga. Comme Ishtar, sa principale caractéristique est sa dangerosité, souvent capricieuse, sauf qu’elle est ici davantage considérée comme un allié protecteur qu’un ennemi. Elle se défait de son aspect de fertilité, pour n’incarner plus que les rouages de la guerre et de la mort.

Nous retrouvons au Proche Orient aux alentours de -4000, la déesse sumérienne Ereshkigal, la frangine d’enfer d’Inanna/Ishtar (dont elle est en fait une variation « noire »). Régnant sur le monde souterrain, elle y vivait une véritable passion avec son amant Nergal. Ce dernier, pour pouvoir vivre auprès de sa bien-aimée, dû se résigner à ne plus avoir de relations sexuelles avec elle. Elle prend l’apparence d’une belle jeune femme, avec des serres d’oiseau de proie et des ailes vigoureuses sur le dos. Elle apparaît toujours exaltée (de passion)…

Le Roman de Tristan et Yseut - Joseph Bédier / III - La quête de la belle aux cheveux d'or

Image
Bon, là, on attaque le gros du dur. Blanchefleur est morte, le roi est bon et mélancolique, Tristan preux et bien élevé, l’aventure peut vraiment commencer. Il est pour le moment bien clair que Tristan ne trouve aucun intérêt à Iseut, et que celle-ci le déteste cordialement. Et ça ne va pas s’arranger : Tristan s’en part la conquérir pour son bon roi Marc.
I - Les enfances de Tristan II - Le Morhalt d’Irlande

III LA QUÊTE DE LA BELLE AUX CHEVEUX D’OR

En po d’ore vos oi paiée O la parole do chevol, Dont jo ai puis eü grant dol. (Lai de la Folie de Tristan.)


Le Roman de Tristan et Yseut - Joseph Bédier / II - Le Morhalt d'Irlande

Image
I - Les enfances de Tristan

II LE MORHALT D’IRLANDE


Tristem seyd : « Ywis, Y wil defende it as knizt. » (Sir Tristrem.)

Maman est folle - William Sheller

Image
Maman est folle
On n’y peut rien
Mais c'qui nous console
C'est qu'elle nous aime bien
Quand elle s'envole
On lui tient la main
Comme un ballon frivole
Au gré du vent qui vient

Le Roman de Tristan et Yseut - Joseph Bédier / I - Les enfances de Tristan

Image
< Blanchefleur, l'une des plus vieilles femmes mises dans un frigo pour les besoins de la cause poétique.
Tristan et Yseut, c’est le plus vieux témoignage de la plus vieille femme dans le frigo… C’est la plus vieille histoire à user de ce trope follement romantique qui consiste à tuer par amour. La plus vieille histoire d’une fille si belle qu’elle en est méchante, à narrer les atroces turpitudes des hommes qu’elle ensorcelle. La toute première à raconter comment une femme force un homme à l’enlever, à fuir en se mettant tout le pays à dos et mourir pour elle. Cette histoire se distingue du « roman courtois », dans lequel la femme n’est qu’un objet passif du désir du chevalier. Ici, Yseut, elle fout les glandes à tout le monde.
Au fil du temps, ce récit particulièrement chevaleresque  a fini par rejoindre celui d’Arthur et de sa table ronde. On tue avec bravoure, on maudit avec courage, et l’on meurt en emportant avec soi la femme qu’on aime. Tel sont les fondements de notre litt…

NON C’EST NON ! Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire - Irene Zeilinger

Image
Aujourd’hui, publié aux éditions Zones, ce précieux petit manuel d’auto-défense dont je souhaite partager ici de substantifiques extraits.
En fait, des extraits, et tout son plan ! Ceci pour vous permettre de bien voir l’angle d’attaque de l’auteur, qui commence chaque chapitre en énumérant les raisons pour lesquelles, en situation d’agression, les femmes sont d’éternelles victimes… mais c’est pour mieux emboutir ce sinistre état de fait, que l’on sous-qualifie souvent de cliché (alors que c’est un très gros vrai problème) à coup de kickers ! Les conseils donnés peuvent authentiquement vous sauver la vie, et on trouve tout ce qu’il faut pour garder la tête froide quand ça commence à chauffer.
Selon le principe du lyber, le cyber-livre-libre (à prononcer très vite), vous en trouverez le texte intégral sur le site des éditeurs. A mettre dans toutes les mains (16 euros chez votre libraire favori) !


[EDIT] L'ouvrage est maintenant édité par les éditions de La Découverte.



Irene Zeiling…

Que d'eau !

Image
Initialement, nous avons décidé de recueillir nos eaux « usées » (les animaux « souillent », nous on « use ») pour pouvoir arroser plantes et jardin à moindres frais : cette maison étant un luxe à elle seule, nous avons l’intention d’y vivre… comme des pauvres. Que nous sommes d’ailleurs, alors, même pas besoin de se forcer, hein
Procédé ultra-simple, et assez efficace en soi : il suffit de placer une bassine ou un petit seau au fond de chaque lavabo, et de les vider une fois pleins dans une cuve ad hoc. Au départ, nous n’avions pas l’intention de diminuer notre consommation d’eau, simplement d’en recueillir une partie (la moins sale) pour l’utiliser deux fois.
Or, c’est en faisant cette drôle d’expérience que ce redoutable constat s’est imposé à nous : nous (deux femmes et une petite fille) rejetons chaque jour, et sans compter les bains, les douches, l’eau de lavage des vaisselles et celle des chasses d’eau (que nous ne recueillons pas), 15 seaux de 5 litres par jour. Nous avons même …