dimanche 25 décembre 2016

Joyeux Noël... Norman Rockwell !



Je déteste Noël, mais j’adore Norman Rockwell ! Du coup… un post pour dire combien je n’aime pas Noël j’aime Norman Rockwell.

JOYEUX NOËL !!


The Discovery - Norman Rockwell, 1956.
Un enfant découvre la tenue du Père Noël dans la commode de son père...
Rockwell ne peindra plus sur le thème de Noël.

samedi 24 décembre 2016

Les 5 rites tibétains




Un petit travail d’illustration que j’ai réalisé pour l’offrir aux copines à Noël (ma chérie, mes chéries, toutes mes chéries… je vous souhaite de joyeuses fêtes !!)

… et pour toi, lecteurice !

J’ai bricolé un petit livret au format A5 en bricolant une couverture de titre, en intercalant des petits mandalas de mon cru entre chaque position et en reliant le tout en accordéon avec des petites languettes de papier plié collées au dos des feuillets.

Si tu veux en faire autant, tu peux utiliser toutes les images de cet article.

Travail drôle, minutieux et poisseux, idéal pour les fêtes !



jeudi 22 décembre 2016

Sarah Andersen




Bon, il faut dire que l’œuvre de Sarah Andersen n’a rien à voir avec celle de Marguerite Sauvage ou celle de James Jean. Pas de jambes aux longueurs improbables, pas de cheveux qui s’emmêlent dans le vent, pas de prédation sexuelle, pas d’hypersexualisation…

En fait, s’il fallait une antithèse aux travaux de Sauvage ou Jean, ce serait Sarah Andersen.



Tu connais sûrement son travail : cette fille torturée, cheveux gras, yeux rendus protubérants par les cernes et l’angoisse, c’est elle ! Elle parle souvent de sa sociopathie (comme je la comprends… ou plutôt, comme elle me comprend !), de son utérus ou de ses problèmes capillaires.

Bref, je l’adore.

Elle vient de sortir un livre : Adulthood is a myth.

mercredi 21 décembre 2016

Marguerite sauvage



Déjà son pseudo, j’adore : Marguerite Sauvage. Je suis tombée par hasard sur son travail, en achetant le magazine Geek de cette fin d’année (un spécial genderswap tout rose). Son trait m’a immédiatement fait penser à celui de James Jean, ma frustration du moment.

Marguerite Sauvage est une figure de la culture moderne (elle travaille pour les magazines Elle, Metropolitan, DC Comics, Glamour US, Flaunt… illustre pour les éditions Marabout, J’ai Lu et Livre de Poche… pube pour Apple, Marshall Field, Citroën…), un monde qui vend du rêve avec un coût terrible pour notre humanité.




mardi 20 décembre 2016

Le son et les images




Alors OK j’avoue, je fais une fixette sur les images. Tu sais, comme quand on avait 12 ans et qu’on soulageait nos contrariétés hormonales en écoutant des chansons d’amour qui parlent trop de ta vie et en feuilletant des magazines avec des garçons beaux dedans.



Aujourd’hui que j’ai grandi (…) et que je suis capable d’analyser mes propres comportements (…), je me rends compte qu’on passe notre temps à faire du recel d’énergie. Le simple fait de vivre, respirer, se tenir debout nous coûte et nous avons en permanence besoin de nous approvisionner. C’est vrai pour notre corps et ça l’est aussi pour notre esprit. On collecte, partout où l’on peut, tout ce qui nous rend plus fort, tout ce qui nous correspond, tout ce qui nous permet de nous identifier de mieux en mieux. On se bâtit nous-mêmes. Pour moi, écouter des chansons « qui parlent de moi » et regarder des images « qui me parlent », c’est à la fois :
- construire mon univers intérieur (avec des images / mots qui font progresser ma réflexion et lui donnent forme), 
- trouver un exutoire à une énergie sortante (ce que j’ai besoin d’exprimer l’est enfin) 
- accumuler une nouvelle énergie (en me gavant de couleurs, de mots, de sons et la meilleure : la sensation d’être aimée et comprise) 
- et enfin me masturber. Les neurones. Me procurer du plaisir.

C’est de la nourriture spirituelle si tu préfères. D’ailleurs c’est un peu mon souci en ce moment, on fait pas beaucoup de muscle avec ça. Bref, voilà ce que je mange ces temps-ci. Comme ça je te donne des nouvelles en même temps.


mercredi 14 décembre 2016

James Jean


Change - 2015

Ses images m’ont immédiatement attrapée. Au bout de deux minutes, elles me dérangeaient. Elles me touchaient et me mettaient en colère. C’est l’œuvre, colorée et fantasmagorique de James Jean, peintre et illustrateur de comics américain.


Si tu veux de l’éternel féminin et t’interroger inlassablement sur la crainte que tu éprouves face à son mystère, Bienvenue dans l’univers de James Jean. Au centre de l’image, toujours une femme, une fleur ou une petite fille. D’un autre monde que les petits garçons. Des transpercements, des larmes et des vits. Des succubes, des sirènes, des vilas, qui sont trois prédateurs du genre masculin (en l’occurrence… des prédatrices). Beaucoup de rose. Des vraies questions et des vraies réponses.

mardi 6 décembre 2016

samedi 3 décembre 2016

There will be blood [2016]



Ce post philogyne suit le fil de mes cycles menstruels. C’est-à-dire que chaque mois, quand j’ai mes règles, je l’actualise en ajoutant des images, des liens, des textes ou des vidéos, les plus belles, les plus drôles ou les plus éloquentes sur le sujet. Et tous les ans, je recommence. 

Si tu es d’humeur badine, tu peux t’amuser à calculer quand j’ovule.

There will be blood [2015]


*3*12*16*

Louelle Denor

samedi 26 novembre 2016

Sauvageonne


Tout ça à cause de l’ami CUI ! Rencontrée deux fois, il y a si longtemps (quasiment dans une autre vie), et puis il a peu, alors j’enfonce le clou. Tu te souviens de cette sauvageonne ? Elle apparaît dans une série du photographe David Sygall, qui a commencé sa carrière à Woodstock. Il l’a appelée « XYZ », ce qui à mon avis, ne lui rend pas du tout justice (style "troisième sexe", qui apparaît dès qu'on sort du canon gros seins / chatte épilée).

Et comme en ce moment on se demande si un homme peut être une femme et si une femme est peut-être un Homme, toi et moi, je trouvais qu'elle s'imposait ici.

Si un jour on me demandait : "Quelle est la plus belle femme du monde ?", alors moi je répondrais : "C'est la sauvageonne, juste après moi et Casey Legler !."

Pits and eyes

lundi 21 novembre 2016

Andrée Chedid





Parce que c’est, de toutes celles qui ne me parlent pas d’amour, celle que je préfère. Parce que sa production est impressionnante. Parce qu’elle a connu le monde. Et parce que Wikipedia fait CE descriptif de son œuvre. Je te prie de bien observer les ponctuations majuscules s’il te plait.


« Son œuvre est un questionnement continuel sur la condition humaine et les liens entre l’homme et le monde. Andrée Chedid, dans toute son œuvre, célèbre la vie tant aimée, tout en ayant une vive conscience de sa précarité. Elle encourage chaque homme à accepter l’altérité. »


Non, moi non plus je ne vois pas de H majuscule à « homme » alors que de toute évidence, il s’impose. Andrée Chedid n’a pas passé sa vie à questionner l’existence de l’homme, ah ah, elle l’a passée à questionner sa place dans l’univers, sa place d’humaine. Et on nous parle d’altérité, sinon. Si mon amie wikipedia commet cet impair, c’est bien parce qu’Andrée Chedid était plus humaine que femme, du coup on peut la confondre avec un homme (d’ailleurs, t’as vu, elle s’appelait Andrée, de la racine grecque andros, l’homme). Tout ça parce qu’elle ne dégouline pas d’amour à longueur de vers. Avec elle, la poésie n’est pas « romantique », elle est un chemin de pensée, fluide et clair. Elle t’emmène loin en toi. La lecture de son œuvre te soulagera de tes angoisses les plus profondes. Elle trouve les mots pour toi des réponses que tu cherches depuis toujours. Ce qui a rendu possible l’existence de cette œuvre, c’est indéniablement le contexte dans lequel la belle a pu fleurir.

dimanche 20 novembre 2016

Poétesses



À la base, je voulais te parler d’Andrée Chedid… C’est une femme de lettres, poétesse qui a laissé derrière elle ce que l’on peut compter comme les plus belles lignes de la littérature française moderne. Et même moins moderne, à mon avis, parce qu’Andrée Chedid, à la lecture, nous donne une drôle d’impression, rarement ressentie ailleurs : sa poésie ne parle pas des hommes et très peu d’amour. Ma remarque te paraît bizarre ? Eh bien, promène-toi un peu sous les mots-clés « poésie française » : tu arriveras ici ou , où tu ne croiseras que des hommes, à travers les thèmes canoniques l’amitié / l’amour / le mariage / la vie. Avec une rose délicatement posée sur la page d’un livre ouvert, parfois… tu viens de trouver la femme dans la poésie française. Enfin, juste dans son anthologie ! Si on voulait appliquer le Bechdel-test (hypothèse amusante) à nos anthologies poétiques, on n’en repêcherait pas des masses. L’homme y est le centre du monde.

Tu trouveras des tonnes de poèmes sur la femme, mais pour trouver des poèmes de femmes, ça va être plus compliqué. Les femmes n’auraient-elles rien écrit en 5000 ans d’expérience humaine dans ce domaine ? La réponse est un peu pathétique : en effet, la production féminine, la masse des choses qu’elles ont écrites, est ridiculement ridicule en regard de la masse produite par les hommes dans le même temps, pour la raison assez simple qu’écrire, ça s’apprend et que depuis 5000 ans, le système patriarcal prévaut. L’un des principes essentiel du patriarcat, c’est de ne pas éduquer les femmes.

Et pourtant, on en trouve quand même, à ce point même que ça tient du miracle, vu l’acharnement avec lequel on a voulu les soustraire à cette activité. Tiens, pour le plaisir, je te fais une liste de toutes les poétesses d’expression française que j’ai rencontrées au cours de mes recherches et pour lesquelles j’ai trouvé un tant soit peu d’informations (au moins un lien…).

samedi 12 novembre 2016

Identités sexuelles


Je pensais que ça pouvait être sympa de revenir sur cette vidéo que j’ai soumise à ta sagacité lors de ma dernière revue d’obsession.


Il s’agit d’un extrait du documentaire (que vous pouvez visionner sur le site TXY) Déshabillez-nous - Ces Messieurs Dames, réalisé par deux de ses protagonistes, Thierry Demaizière et Alban Teurial pour France 3 et diffusé en 2010.

D’abord, je trouve l’idée juste formidable.

Tu en as marre de la binarité (l’art de n’avoir que deux choix) ? Alors passe à la polarité : nous avons bien deux extrémités contraires, mais nous avons aussi, et surtout, une ligne qui les joint : un individu se place où il veut/peut sur cette ligne. Le binaire, on sait à quoi ça sert : au langage informatique. ça dit 0 ou 1, ce qui ne me parait pas être une approche satisfaisante pour décrire la vie et le sexe. Ajouter de la nuance là où on voudrait que les choses soient radicalement simples, ça permet juste d’être tolérant. Je crois savoir que dans la nature, et dans le corps de tous les humains qui sont déjà nés, on a assez d’exemples pour affirmer que le sexe ne se résume pas à mâle/femelle, et encore moins par le schéma judéo-chrétien « papa dans maman ». Je sais pas moi, lisez ça. En plus, là ; on parle de l’humain, un truc diablement compliqué. Un truc polarisé.

Peut-être qu’il en a qui se sentent monolithiques et tout d’un bloc, mais j’ai toujours senti, moi, que je ne suis pas qu’une femme en-dedans de moi. C’est difficile à quantifier, à déterminer exactement, comme sensation, et même si la démonstration de Katie n’est pas d’une grande rigueur philosophique, je la trouve éblouissante. À quel point sommes-nous homme ou femme, finalement ? J’ai sorti mon petit logiciel de dessin et j’ai gribouillé mon schéma perso de mes identités sexuelles. Le (re)voici :



Plusieurs précisions méthodologiques :

1) Pour que nous parlions tous de la même chose, je vais définir les critères donnés. Je vous encourage à me contredire, à spécifier, à ajouter, à corriger, à hurler très fort et taper des pieds si vous voulez (chez vous ou en commentaires).

2) J’ai inversé les pôles… Katie mettait la féminité au centre et la masculinité aux extrémités. Comme je suis très fille dans mon genre, j’obtiens un schéma… peu visible et tout pointu. Donc j’ai inversé, afin que l’on voie ma féminité dans toute sa plénitude, mais aussi pour qu’on voie bien les nuances.

3) Oui, j’ai utilisé du rose pour le féminin. Et du turquoise pour le masculin. J’imagine tout l’arc-en-ciel entre les deux.

4) Quand on me dit « Trie ! » en me donnant juste deux tiroirs, je dis « Pafou ? ». J’l’ai appris à l’école : pour trier (y a tri dedans), faut au moins trois tiroirs. J’l’ai appris dans la vie : tant que j’observe des trucs nouveaux qui ne rentrent décidément pas dans mes trois, quatre, douze, cinq mille tiroirs j’ouvre d’autres tiroirs. Sur un plan moins conceptuel, ça s’appelle la tolérance (l’ouverture) et la reconnaissance. Tu verras que comme base à tiroirs multiples, j’utilise le yin et le yang (parce qu’ils contiennent leurs contraires).


Bien. Petite analyse…

lundi 7 novembre 2016

Don Quixote Doflamingo (revue d'obsession)

When people ask "so what
do you like to do for fun ?"



Je sais que j’ai l’air simple (ha ha) et facile (huhu) à vivre comme fille, mais en réalité, j’ai en moi-même tant de facettes cachées que parfois, ça me surprend quand je tombe dessus.

Par exemple, ça me fait toujours tout drôle quand je me rends compte que je suis total in love avec un personnage de fiction. Ça me pose beaucoup de questions :

1) Est-ce que je suis narmole ?
2) Est-ce que j’ai fini de grandir ?
3) Est-ce que je suis frustrée sexuellement ?
4) Est-ce que ça n’aurait pas un rapport avec mon allergie aux chats, ce subit intérêt pour les plumes ?
5) Est-ce que ça se voit sur ma tête ?
6) Est-ce que j’ai envie d’être abusée et dominée par un maniaque égocentrique et violent, quand bien même il porte des plumes roses ?
7) Depuis quand j’aime les muscles ?
8) Mais pourquoi ? Pourquoi ?

Dofy est caché dans cette image.

samedi 24 septembre 2016

Hallelujah - Leonard Cohen (1984)


Je ne peux décemment pas tenir un blog avec des chansons et des textes sans y mettre le texte de la chanson Hallelujah, qui est quand même le plus beau texte de chanson DU MONDE. Et comme si c’était un fait exprès, elle fut pour la première fois audible aux oreilles DU MONDE en 1984 (sur l’album Various positions de Leonard Cohen), année, où je vins AU MONDE. Comme par hasard.

[EDIT : Monsieur Cohen a profité de la date du 7 novembre 2016 pour nous fausser compagnie. Je lui souhaite bon voyage.]

Cette chanson est un bijou - tu connais mon amour de la métaphore, et puis aussi, ce frisson mystique et désespérant qui te prend quand tu pleures it’s a cold and it’s a broken Hallelujah sur les chœurs féminins... - ce qui explique son MONDIAL succès. Il en existe beaucoup de versions, tant dans le texte que dans son interprétation musicale. Jeff Buckley, Rufus Wainwright, Bob Dylan, Bon Jovi, John Cal, M. Pokora et Vanessa Paradis ont chanté l’Hallelujah. Leonard Cohen lui-même s’est amusé à en composer de nombreuses versions (une quinzaine).

Hallelujah mes frères, Hallelujah, mes sœurs, voici la première version de Cohen :


mercredi 14 septembre 2016

Pi²(3/4) - Volubilis (2016)



Tâdâ ! J'ai encore cuté ! Mon frère a fait encore plus de bruit, j'ai pris encore plus d'images et j'ai monté une vidéo de plus ! Mais où cela s'arrêtera-t-il ?

Pour te plonger dans l'humeur légèrement viciée d'une partouze de décibels et grenouiller 10 minutes dans un kaléidoscope son et lumière, laisser se diluer tes neurones et contacter la partie de toi qui veut absolument entrer en transe, écoute et regarde ça ! De vrais jeunes ! Des basses qui déchirent les tympans ! De vrais morceaux de gendarmes !


Bande-son : 
Gonzy / Laboratory 17
Hesed / Acroasis

mercredi 10 août 2016

3 minutes à méditer

IK, le Vent Blanc du Tzolk'in, représente une bouche qui tire la langue.

Cet été, tous les jours de la semaine sur France Culture, à 13h55, Christophe André nous donne 3 minutes à méditer et s'éveiller à notre conscience…

Retrouvez ces podcasts sur le site de Radio France et sur iTunes. Le premier podcast est consacré au souffle.

Un apprentissage qui porte de nombreux bienfaits. Maîtriser son souffle, ce n'est pas seulement maitriser l'air qui entre dans votre corps et ainsi donner à votre respiration sa pleine fonction de nettoyage et d'apport en carburant pour votre organisme... C'est aussi maitriser l'air qui sort de votre bouche : vos paroles.



mardi 28 juin 2016

L'île aux Fleurs - Jorge Furtado (1989)





Un court-métrage indispensable à l'édification de nos consciences écologiques : sans télé-encéphale hautement développé et sans pouce préhenseur, l'humain ne cultiverait pas de tomates.


lundi 11 janvier 2016

Le Roman de Tristan et Yseut - Joseph Bédier / IX - La forêt du Morois





Ouf… Yseult a bien failli devenir le jouet sexuel des lépreux du canton (!!). C'était ça ou finir au ban de la société : au mitan de cette histoire, les amants maudits entament un long exil.


< Edward Burne-Jones, Amour au milieu des ruines (1894)





IX
LA FORÊT DU MOROIS




Nous avons perdu le monde, et le
monde, nous ; que vous en samble,
Tristan, ami ? — Amie, quant je vous
ai avec moi, que me fault-il dont ? Se
tous li mondes estoit orendroit avec
nous, je ne verroie fors vous seule. »
(Roman en prose de Tristan)