vendredi 11 juillet 2014

The Dinner Party – La Déesse primordiale



Chicago a commencé par sonder les nuits antiques, pour en rapporter les tous premiers spécimens féminins. Je ne parle pas de Lucy, le fossile hominidé dont on ne sait pas comment elle gérait sa féminité, mais surtout de ces « Femmes Archaïques », ces déesses, ces figures, ces modèles mythiques qui ont fondé « la nature féminine ».



Aile 1 : l’Antiquité
Déesse primordiale   -   Déesse de la fertilité   -   Ishtar   -   Kali   -   Déesse Serpent   -  Sophie   -   Amazone   -   Hatchepsout   -   Judith   -   Sappho - Aspasie   -   Boadicée   -   Hypatie





(Cliquez aussi sur l’image pour une entrée en matière)




La Déesse primordiale - Avant que l’Homme ne comprenne bien la Vie, elle lui a juste paru extraordinaire. Boum, elle explose, naît, jaillit. L’homme n’a pu s’empêcher de penser à l’instant qui a précédé la toute première explosion : ce moment qui va tout générer, c’est la « forme primordiale », la manifestation du premier élément créateur de l’univers. Il faut remarquer que dans les faits, cette forme primordiale était toujours un mâle, ou un mâle apparié à une femelle (les dieux créateurs formaient souvent des couples où le mâle prévalait en ordre et puissance). De nombreuses civilisations se sont forgé plusieurs cosmogonies différentes (les mythologies grecques et égyptiennes s’en sont données à cœur joie, mais ils étaient aussi doués à Babylone ou sur le continent indien), où les divinités féminines jouent des rôles plus ou moins importants. Cette divinité toute-première prend le plus souvent la forme d’un océan, du sol, ou du ciel, masculins.

Même si la nature fertile de la femme va devenir un must-have dans les siècles à venir, lorsqu'il a fallu décider comment tout à commencer, c'est le mâle qui a levé le doigt en premier. Le principe masculin est attaché à ce mythe primordial, par sa force, sa puissance, sa capacité de création. Dieu est masculin (je parle du sexe symbolique qu'on à donné à nos dieux, pas de langue, quoiqu’elle le reflète souvent). Les mythes fondateurs des différentes communautés humaines à travers le temps présentent des variations étonnantes, mais aussi des repères constants comme le soleil qui est toujours masculin, où l’eau qui est presque toujours féminine, ces deux éléments se retrouvant logiquement dans de très nombreuses cosmogonies. Les hommes ont mis un sexe et des visages sur leurs premières découvertes « scientifiques », ils ont vite compris que la Vie, c’était papa ET maman, et que ça se répétait pour tout.

Vive la pensée binaire, qui nous promet une belle égalité/complémentarité/intégrité ? Eh non, car  il a fallu que la balance penche, du côté le plus lourd.

C'est ainsi que la déesse primordiale n'existe pas, à la place il y a un dieu. Chicago a fait contre bonne fortune bon cœur : elle a dédié les premières places de son installation aux championnes du second rang.



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Volu, je t'aime bien mais j'aimerais ajouter quelque chose à tout ça...