samedi 21 décembre 2013

Cartes à contes


Noël, Noël… Décembre est le mois des petits zenfants… J’aime à penser que cette fête n’a pas toujours été ce qu’elle est aujourd’hui… fut un temps, on terrorisait nos chères petites têtes blondes avec des histoires de Saint Nicolas et de type qui mange les enfants. On leur racontait de jolies contes pour les persuader que dans la forêt, le Grand Méchant Loup les attendait, et que la seule solution, c’était d’être plus malin que lui, parce que dans la Forêt, on est bien obligé d’y aller… par exemple pour porter un petit pot de beurre à mémé.

Aujourd’hui, on dépose sans sourciller, sans expliquer, sans exiger, sans rien faire passer, plusieurs centaines d’euros de joujoux électroniques, criards, bruyants, coûteux et inutiles à leurs pieds, et on pense avoir fait du bon boulot.

Les enfants n’ont besoin que d’une chose : qu’on leur explique c'est quoi la vie.

Alors moi, pour ce Noël, je vous donne quelques cartes pour y parvenir. Les images sont imprimables mais je vous recommande chaudement d'acquérir le jeu vendu par les éditions Thierry Magnier.

Ce sont des « cartes à contes », encore un truc que ma mère m’a confié. Ce sont des cartes à raconter, à fabriquer des histoires. Elles reprennent les éléments constitutifs du Conte : des Personnages, des Lieux, des Objets. Remuez. Piochez. Racontez.

Contes à la carte
(un jeu des éditions Thierry Magnier, réédité en 2011 - Illustrations Jean-François Barbier)

vendredi 20 décembre 2013

Un petit loup de plus - Marie Hélène Delval




Aujourd’hui, une écoute : un conte de Noël.


Marie-Hélène Delval est l’auteur de ce conte, un peu plus qu’une histoire pour moi. Je devais avoir plus de 6 ans, c’était mon abonnement Belles Histoires de Pomme d’Api, le numéro 54. L’histoire, illustrée par Denise et Claude Millet, a tellement plu à l’instit de maternelle du village, ma mère, qu’elle a monté avec ses élèves, mes petits frères, un spectacle de fin d’année en ombres chinoises basé sur l’ouvrage et qui a fait date dans les mémoires. Les deux meilleures lectrices de la classe de CP/CE1, une autre et moi, avait été désignées pour enregistrer la voix-off, mais nous n’y sommes jamais parvenu. On était trop mortes de rire, pour ce que je m’en souviens (pourtant c'est pas drôle). A notre place, ce fut une maman à la voix douce et profonde qui enregistra le texte et ce fut parfaitement parfait ainsi.

Évidemment, je ne comprends plus l’histoire de la même manière, aujourd'hui... C’est une histoire de petit loup de plus, dans une famille déjà nombreuse. C’est une histoire de mère, que la mienne a soigneusement gardée et partagée pendant des dizaines d’années. Un peu comme les Chaudoudoux.

Bonne écoute.

dimanche 15 décembre 2013

One piece - Eiichiro Oda



One Piece n’est peut-être pas un manga comme les autres… C’est beaucoup plus vif, beaucoup plus drôle, beaucoup plus inventif. Eiichiro Oda est l’auteur des ouvrages dont s’inspire fidèlement la série animée, le père des aventures de Monkey D. Luffy qui ont séduit des millions de lecteurs.


Les épisodes sont traversés par des personnages loufoques, travestis, sexuellement indéfinissables, charmeurs et poétiques. L’action est émaillée de combats de titans à coups de pieds élastiques/ de lance-pierre / de crottes de nez explosives, c’est très distrayant. Un truc entre Tex Avery et Terminator, qui ne se prend (presque) jamais au sérieux.
Monkey D. Luffy

Je vous propose de découvrir la version animée, si vous n’en avez jamais eu l’occasion, en visitant ce site (les épisodes sont disponibles via l'onglet Média / Anime / Guide des épisodes) et en vous offrant le 102ème épisode, un peu différent de tous les autres, et aussi le plus drôle à mon sens.

Je vous mets à la suite le scan du Chapitre 515 (qui correspond grosso modo à l'épisode 409 de l'animé), particulièrement féminin...

samedi 14 décembre 2013

La femme squelette - Clarissa Pinkola Estés

Un conte traditionnel Inuit, écrit et interprété par Clarissa Pinkola Estés dans son ouvrage Femmes qui courent avec les loups. Vous trouverez des extraits de son analyse à la suite du conte.

Bonne lecture !



LA FEMME SQUELETTE 

Elle avait fait quelque chose que son père désapprouvait, mais dont personne ne se souvenait. Toujours est-il que son père l'avait traînée jusqu'à la falaise et précipitée dans la mer. Les poissons avaient mangé sa chair, dévoré ses yeux. Et elle gisait sous les eaux, son squelette ballotté par les courants. 
Un jour, arriva un pêcheur. En fait, ils étaient plus d'un à pêcher à cet endroit, mais celui-ci avait été entraîné bien loin de chez lui et il ignorait que les pêcheurs des environs se tenaient à l'écart de cette crique, disant qu'elle était hantée.

mercredi 11 décembre 2013

La Tentation de Saint Antoine




Il s'agit d’Antoine le Grand. Suivez le lien si vous n’êtes pas sûr de vous souvenir de la différence entre un anachorète et un cénobite.

Ce brave homme a choisi de délaisser tous les biens, et pour vivre sa foi, il décide de s’isoler dans le désert… Pendant 20 ans, jour après jour, le Diable viendra le tourmenter.

Ce sont essayés, sur ce thème, des auteurs et des peintres qui défendent soit Saint Antoine, soit les démons…

Je vous mets en vrac chronologique (pas d'attaque pour construire un article) les liens, les textes et les images glanées… Yaka suivre !

mercredi 4 décembre 2013

Les Illusions du Corps - Gracie Hagen


Gracie Hagen est photographe et l’auteure des clichés qui suivent. Si ces images présentent quelques similitudes avec les « avant/après » de Mélissa Murphy, sa démarche est tout autre ! Et même opposée. Là où Murphy pense embellir les femmes en les rendant toutes identiques, sur un schéma de beauté plaqué systématiquement (grands yeux cernés de noirs, traits fins, chevelures opulente, teint lisse, bouche pulpeuse et bien dessinnée... pour ne parler que du visage), Hagen souhaite arracher le corps humain au carcan de la norme, pour en révéler sa diversité, et révéler les rouages trompeurs des médias.

Le site Rue89 lui accorde un article pour présenter cette série « Illusions of the body ».
L’artiste soutient que les médias ne nous présentent pas des représentations réalistes de notre corps. Les clichés de Mélissa Murphy en attestent…

« Je voulais donner aux gens un exemple de ce à quoi le corps humain ressemble dans une pose flatteuse puis juxtaposer cette image à côté d’une autre, à la pose moins flatteuse. 
On peut voir sur ces photos que la même personne n’a pas du tout la même image, ne serait qu’en fonction de son expression de visage ou de ses mouvements. Je voulais montrer que le corps humain a une vaste étendue de formes et de tailles. Ça n’a pas toujours l’air beau. »


mardi 3 décembre 2013

Pornstars sans fard


Mélissa Murphy est maquilleuse. Elle décore aussi bien les futures mariées que les pornstars. Elle a gagné des tas de prix pour ça, c’est une spécialiste de la retouche épaisse.

En mars dernier, elle a balancé sur le net une série de clichés « avant / après » ses interventions sur des actrices de pornographie. C’est tout à fait sidérant. Ça fait se poser tout un tas de questions…

Je vous laisse consulter le site du Huffington Post pour découvrir l’ensemble des clichés (une bordée en marsune autre en juin de cette année). Je ne mets ici que les plus softs.


Akira Raine

dimanche 1 décembre 2013

SAS n° 165 : en Dior, je bande plus fort


Je vous l’ai promis, vous n’y couperez pas !

Je dois avouer que j’ai eu de la misère à atteindre la cinquantième page et que je ne suis pas certaine d’être en mesure d’aller plus loin… SAS Malko peine sérieusement à m’intéresser. Je vais essayer de me disséquer une scène de baston pour la bonne cause, après quoi je vais m’en retourner à la tristesse de savoir que c’est ce qui se vend, aujourd’hui et depuis plus de trente ans, en matière de porno viril.

Il s’agit donc du SAS n°165, Le dossier K.

Malko est sur un gros coup : avec un homologue bosniaque, Sulejman Brancevo, il doit mettre la main sur le sanguinaire criminel de guerre Radovan Karadzic. Pour ce faire, Sulejman séduit successivement  une hôtesse qui est également la petite amie d’un des lieutenants de Karadzic, et qui se nomme Biljana, puis une barmaid Serbe, Vesna.

Voici sa rencontre avec Vesna :

« Sulejman Brancevo avait mis trois semaines à séduire Vesna Duskovic. Lorsqu’il s’était arrêté la première fois au Kod Vuca, il avait engagé la conversation, se présentant comme représentant en matériel agricole. 
Sa halte n’était pas due au hasard : le Kod Vuca était « l’observatoire » le plus proche du monastère de Pristinja. Il était revenu régulièrement, lui faisant une cour assidue. 
Jusqu’au jour où, après son travail, il l’avait entraînée dans les bois pour une « promenade ». Dans un sentier, à quelques pas du monastère, il l’avait plaquée contre un arbre, avait relevé sa jupe de satinette noire, écarté sa culotte presque blanche et pris possession de son ventre pour une rapide cavalcade. Ce procédé cavalier n’avait pas déplu à la jeune serveuse. Dans ce coin, les séducteurs étaient rares…

samedi 30 novembre 2013

SAS ou l'érotisme machiste colonialiste


SAS, pour Son Altesse Sérénissime, épithète dont s’honore lui-même le héros, Malko Linge, prince autrichien et agent de la CIA. Même si vous n’en avez jamais lu (comme moi il y a peu), vous voyez quand même de quoi je parle… Vous savez, ces jaquettes noires (mais les premières étaient blanches) dans les points presse des gares, avec une pin-up qui tient un flingue. Son auteur, Gérard de Villiers, est décédé le 31 octobre 2013, peu après la sortie de son 200ème titre. Le Pen a suivi le cortège, rendant hommage à cette figure du... colonialisme moderne.

Autant prévenir : c’est machiste, sexiste, raciste. On ne s’étonnera pas de voir la série citée dans cet article tiré des Cahiers d’Histoire, Revue d’Histoire critique, qui s’intéresse au négationnisme colonial qui traîne dans nos universités, nos best sellers… et nos romans de gare.

Je vous conseille vivement la lecture intégrale de l’article, dont le lien est disponible à la fin de cet extrait. Et demain… un extrait de SAS (Le dossier K.), au cas où vous n'auriez pas eu votre comptant de sexisme pour la semaine.


Le négationnisme colonial à l’usage du grand public 
[…] L’essentiel de la campagne négationniste qui se déploie aujourd’hui en matière coloniale taraude le grand public par le biais d’ouvrages de vulgarisation, voire de récits romancés autobiographiques ; la qualité littéraire est souvent absente, mais l’édition et la distribution étant en France ce qu’elles sont, ces ouvrages sont présents dans les librairies de quartier et les kiosques de gare et se vendent à des dizaines de milliers d’exemplaires, quand les publications scientifiques plafonnent à 200 ou 300 pour la plupart. Le constat est le même pour les articles, les dossiers sur la colonisation qui fleurissent dans nombre de magazines grand public et qui répandent souvent des visions réductrices et plus qu’édulcorées de l’histoire coloniale : un véritable « négationnisme du pauvre », qui sait utiliser les références universitaires à titre de caution, mais dépasse largement les débats feutrés qui agitent les amphithéâtres.

jeudi 28 novembre 2013

Portrait

Allez, je lève le voile. Je vous livre un portrait de moi telle que je suis… dans la tête de ma fille. C’est relativement réaliste, surtout les chaussettes. Mes chaussettes porte-bonheur, que je portais le jour où elle a fait ce portrait. Je souhaite quand même rétablir quelques vérités, et analyser de loin ce fantasme maternel.


lundi 25 novembre 2013

Le sexe rend aveugle - Charte de sécurité



I
Je ne veux pas d’une sexualité où le danger couve
(Je dois me sentir en sécurité physiquement, entourée de personnes de confiance, pour pouvoir envisager des relations sexuelles)

II
Je ne veux pas d’une sexualité qui pose le silence comme base de la communication.
(Je ne fais pas de sexe si je ne peux pas parler de sexe)

III
Je ne veux pas coucher avec des inconnus.
(Est inconnue toute personne que je viens de rencontrer)

IV
Je ne veux pas d’une sexualité où je joue mon corps et ma santé.
(Je veille à mon intégrité physique et j'impose le préservatif)







Pas n’importe comment.



Pas avec n’importe qui. 

dimanche 24 novembre 2013

Rupture


n.f. 
1) Fait, pour quelque chose, de se rompre, sous l'effet d'un effort excessif ou trop prolongé ou d'un choc - Rupture d'une digue. 
2) Fait, pour un état, une action, d'être interrompu brusquement - La rupture des négociations entre deux États. 
3) Action de considérer comme nul un engagement, un acte public ou particulier - Rupture de fiançailles. Rupture des relations diplomatiques. 
4) Cessation soudaine et marquée de l'accord, de l'harmonie qui existait entre des éléments - Rupture de rythme. 
5) Fait, pour des personnes, de cesser d'entretenir des relations - Une scène de rupture. 
6) État à partir duquel un solide se sépare en parties disjointes. 
7) Ouverture d'une brèche dans le dispositif défensif de l'adversaire. 
8) Déchirure d'un organe qui n'est pas produite par un instrument tranchant.

mercredi 20 novembre 2013

Bateau Ivre - Arthur Rimbaud






Que se passe-t-il quand un bateau rompt ses amarres ?

C’est le bateau ivre… Un poème programmatique de Rimbaud, qui, à l’âge où il l’a écrit, 16 ans, n’avait jamais vu la mer. Vingt-cinq quatrains en alexandrins que je souhaite brièvement vous commenter.


dimanche 17 novembre 2013

Crazy Horse



Bon, ça speak de plus en plus English ici, avec des jeux de mots super audacieux, mais c’est la faute à Tumblr, qui me sort de ma petite société franco-française. J’aime bien. J’vais vous dire, on n’est pas moins cons qu’ailleurs, alors qu’on y trouve des gens aussi bien que chez nous.

Aujourd’hui, un extrait d'article qui vient de là : Dr Nerdlove.


The problem was that I started realizing that when my friends and I would talk about our crazy exes or what-have-you, more often than not, we weren’t talking about ex girlfriends or random dates who exhibited signs of  genuine mental health issues.Now I did have a few where I would qualify my story with “No, I don’t mean ‘we broke up and I can’t be bothered to figure out where things went wrong, I mean that she was diagnosed with borderline personality disorder and was starting to show signs of genuine paranoia,” but for the most part, crazy meant “acting in a way I didn’t like.” 
And I didn’t realize just how damaging this attitude was in the way I related to women.

J'ai été traitée de folle plus souvent qu'à mon tour. A ceux qui l'ont fait, j'aurais plusieurs choses à dire, et cette fois je vais solidement argumenter :


lundi 11 novembre 2013

Quand les putes sont des esclaves


 Il est un fait : l’essentiel de la prostitution ne relève pas d’un acte consenti.  Tant que ce sera le cas, on ne peut décemment pas dire « touche pas à ma pute ».

Je vous laisse avec  ce lien, un article qui résume l’intrigue en cours des 343, ainsi qu’une partie des 55 raisons pour ne pas aller aux putes qu’a trouvé Causette, ce mois-ci.


lundi 4 novembre 2013

La Belle Hélène

Helen of Troy,
par Evelyn De Morgan

Je veux vous parler d’Hélène. Je vous édulcore donc la page Wikipédia de la belle, ainsi que quelques pages glanées de cide là, et quelques autres.

Nous verrons ainsi qu’on s’emmerdait pas plus avant l’invention de la presse à scandales… l’empilement successif des légendes produisant une fresque saisissante faite de viols, trahisons, meurtres et vengeances.
      

Hélène est l’archétype mythologique de la belle femme, cause de tous les soucis masculins. Elle est souvent décrite comme l'héritière de Pandora...

C’est la fille de Zeus et de Léda. Sa naissance est des plus étonnantes : Léda, épouse du roi de Sparte Tyndare, est visitée par Zeus qui a pris la forme d’un cygne. Elle s’unit ensuite à son mari Tyndare, la même nuit. Aussi pondra-t-elle deux œufs : le premier contient Hélène et Pollux, du second sortent Castor et Clytemnestre (une sulfureuse qui a déjà gagné ses galons ici). J’imagine que c’est là la première explication que l’on a trouvé à l’existence de jumeaux dizygotes.

Hélène est la plus belle femme du monde. Seule Aphrodite la surpasse en la matière. Par conséquent, c’est la femme la plus convoitée de la planète. Ainsi, à l’âge de 12 ans, fut-elle une première fois enlevée et mariée par Thésée, avant d’être secourue par ses deux frères. Brave Castor, brave Pollux. Toutefois, Thésée  a eu le temps de faire un enfant à Hélène : Iphigénie, qui fut confiée à Clytemnestre afin qu’Hélène puisse toujours prétendre être vierge.

dimanche 3 novembre 2013

Marchez-Respirez (2)


RESPIREZ !


Je sais, lecteurice, tu fais ça tous les jours, mais il est quand même possible que t’apprennes des trucs !

Respirer est l’essence de la vie, tous les êtres vivants respirent... sinon ils sont morts.

Tu crois respirer comme il faut ? Ok, on va vérifier.

Respirez… en observant votre abdomen. Si votre ventre est davantage gonflé quand vous expirez, et qu’il se creuse quand vous inspirez… ben c’est que vous respirez à l’envers ! Des tas de gens respirent ainsi, n’importe comment. Ces gens-là respirent davantage avec la poitrine qu’avec le ventre (et oui, faut respirer avec le ventre), et ont donc une respiration superficielle, incomplète.

Pour avoir donné des séances de relaxation à des adultes (des seniors) dans ma jeunesse je sais que les exercices qui suivent ne sont pas évidents pour tout le monde, y en a que ça dérange de penser à ce que leur corps fait pendant qu’ils le font. Je vais donc faire simple. Vous aurez bien du bénéfice à vous découvrir vous-mêmes…

Penser à sa respiration, travailler dessus, peut être utile sur au moins deux points : 
- vous faites le vide dans vos pensées. Vous vous branchez sur vous, vous vous apaisez. Vous vous donner de l’amour. Hey, t’as pas besoin d’amour, toi ? 
- vous favorisez une bonne hygiène corporelle. La respiration est à la base de tous vos processus vitaux : elle apporte votre carburant (oxygène), nettoie votre sang, vos organes, de votre cerveau jusqu’à vos doigts de pieds, rend heureuses vos petites cellules, j’en passe et des meilleures.

Donc, hop, on respire. Je vous propose deux exercices : la respiration complète, puis la respiration alternée. La première est hygiénique, la seconde relaxatoire (euh)…  Procédons.

samedi 2 novembre 2013

Marchez-Respirez (1)


Mangez-bougez, ça vous fait rire ? Vous ne savez jamais combien de fruits et légumes il faut ingurgiter chaque jour pour éviter les pires ennuis ? Vous vous demandez avec angoisse s’il n’y a pas trop de sucre dans votre café, ou trop de gras dans votre choucroute ? Oubliez tout ça ! A la place, marchez-respirez !!

Marchez !

La marche est l’activité minimale que chacun devrait avoir, au mieux chaque jour, au pire trois fois par semaine. Disons par promenades d’une demi-heure, si vous ne pouvez pas faire davantage. Savez-vous que votre circulation sanguine est activée par les mouvements de vos pieds ? Que quand vos pieds sont immobiles, genre toute la journée sous un bureau, votre sang ne fait pas son job ?

Les bienfaits de la marche… 
… elle est praticable par tous, partout, et ne coûte pas un rond. 
… elle fait travailler raisonnablement vos poumons et votre cœur, elle active la circulation et le métabolisme. Les fumeurs en profitent pour évacuer, en partie, les toxines du tabac. 
… elle est excellente pour l’humeur et dans le traitement de la dépression, surtout si elle est pratiquée en pleine nature (forêt). 
… elle réduit paraît-il les risques de certains cancers, et est préconisée chez les personnes souffrant de diabète de type 2. 
… elle aide à perdre du poids… mais aussi à en gagner ! car elle favorise une bonne digestion et ouvre sainement l’appétit. Les mouvements des membres inférieurs entraînent un massage doux des viscères, qui vous le rendent bien. 
… muscles et articulations sont sollicités en douceur, pour une bonne prévention des risques liés à la sédentarité, de l’ostéoporose et d’autres trucs vraiment affreux.

jeudi 31 octobre 2013

Rat et Serpent

Un peu de légèreté… Vous connaissez mon intérêt pour les cultures « divinatoires », en vrac, du tarot à l’astrologie. Je ne leur donne pas d’autres vertus que de décrire le réel présent, et d’offrir un support à l’introspection. J’ai trouvé amusant ces deux portraits tirés du calendrier astrologique chinois (qui fonctionne en années, et non en mois) : le Rat (votre serviteuse)  et le Serpent (Graindorge) , qui forment à eux-deux une chaîne alimentaire...


Solitaire même dans la foule, imperturbable même dans la crise. Le serpent chinois intériorise l’extérieur pour mieux le transcender, sa réponse à l’extérieur est toujours mesurée, adéquate, perspicace, et positive. Le mystère qui entoure ce personnage séduisant n’est que la marque de sa réflexion et contemplation. L’animal serpent ne se déplace pas comme les autres signes chinois, il glisse. Le serpent chinois se meut dans l’existence de façon fluide et aisée. 
Une longue préparation à l’action pour une action directe et gracieuse. La réussite à la clé. Encore meilleur est-il lorsqu’il n’est pas lui-même chargé de l’action. Le signe astrologique chinois du serpent peut montrer l’exemple dans un premier temps, puis déléguer, et se contenter d’examiner, réfléchir, décider. C’est un meneur. Il ne sera pas en première ligne bien longtemps, mais suffisamment pour impulser une grande motivation. 

mercredi 30 octobre 2013

Masculinisme (2)



La seconde direction prise par le mouvement masculiniste est idéologique, la plus ancienne, la plus dure, et la plus difficile à combattre, portée par les traditionalistes à poils durs. C’est celle qui nous bassine avec ses lois du genre : les filles, c’est comme ça, les garçons, c’est comme ci, ce qui fait que ceci est comme cela et pas autrement. Vous vous souvenez, « un papa, une maman, c’est ce qu’il y  de mieux pour un enfant », c’étaient eux !

Ils se plaisent à dire que tout va à vau-l’eau depuis que les femmes votent, travaillent et avortent comme elles en ont envie. D’ailleurs, ce monde féminisé à outrance aboutit au drame de l’échec scolaire, massif, des garçons.

LES GARÇONS DÉTRUITS DÈS L’ÉCOLE PRIMAIRE 
 « Sauvons les garçons » est le titre d'un livre écrit en 2009, par Jean-Luc Auduc, directeur adjoint de l'IUFM de Créteil, membre du Parti Socialiste. Les explications que cet auteur avancent pour expliquer sa thèse sont tendancieuses et renforcent les mythes des hommes victimes. Des masculinistes défendent eux-aussi l'idée que l'institution scolaire se serait dangereusement « féminisée » et serait devenue globalement défavorable aux garçons, qui ne pourraient plus y exprimer une « saine agressivité ». Effectivement, les filles réussissent mieux à l'école et à l'université (du moins les premières années) que les garçons. Mais le chômage et la précarité les touchent plus fréquemment, leurs salaires restent inférieurs à ceux des hommes et elles occupent plus souvent des emplois subalternes. Quant aux hommes, ils continuent d'être surreprésentés dans les domaines socialement valorisés (comme l'informatique, les sciences ou la finance) et représentent encore la majorité des effectifs des grandes écoles. Il y a donc là un paradoxe. Les difficultés scolaires des garçons – que les masculinistes exploitent pour développer leur thèses victimisantes – ne produisent pas ce que le système méritocratique aurait, logiquement, dû produire : un avantage des filles sur les garçons dans l'accès aux professions et aux positions sociales les plus intéressantes. En effet, malgré un taux de réussite scolaire statistiquement meilleur pour les filles et obtenu au prix de véritables efforts, les garçons bénéficient encore d'une protection patriarcale invisible qui leur donne un avantage dans le monde du travail. Où se trouve donc l'injustice ?

mardi 29 octobre 2013

Masculinisme (1)






Lorsque l’on se penche sur la question du féminisme, on finit forcément par les croiser : les « masculinistes ». Quoiqu’ils s’en défendent, ils constituent une réaction épidermique à la lutte des femmes pour leur liberté. Pour vous les présenter, je vais m’appuyer sur un petit fascicule, trouvé sur le site de la Termite Brailleuse, téléchargeable sur son site et que je vous conseille évidemment de lire attentivement. Les encadrés qui suivent en sont des extraits.




  
Le masculinisme se définit dans (au moins) deux directions.

La première, la plus récente en fait, est pragmatique, portée par des « faux-amis » déclarant rejeter tout sexisme, et se faisant parfois appeler « hoministe ».

lundi 28 octobre 2013

Andropause





Un article du Monde, que je vous confie in extenso.

Les femmes divorcent aux alentours de 30 ans, après 4 ans de mariage en moyenne ; les hommes plutôt au-delà de 60 ans.

Pourquoi ?

Cet appartement du Quartier Latin, Fabien Arnaud, 58 ans, l'a fantasmé pendant de longues années. Il associe son repaire, dans lequel il a emménagé il y a moins de deux ans, à un retour aux sources, non loin de cette Sorbonne qu'il a fréquentée lors de ses études de droit et de philosophie. Ce rêve, ce désir, que d'autres appelleront caprice, s'est mû en "évidence", presque en nécessité. Un "point d'appui émotionnel", théorise-t-il, d'une vie à redémarrer. Seul. Tout au moins sans l'épouse qu'il a décidé de quitter en 2011. Après vingt-cinq années de mariage, ce directeur des ressources humaines dans le secteur de la communication n'a pourtant rien de particulier à reprocher à son ex-femme. Le jeune divorcé évoque l'érosion d'une complicité, la lassitude des contraintes du couple, les désaccords du quotidien qui prennent une ampleur démesurée. Comme lui, aux alentours de la soixantaine, de plus en plus d'hommes mariés se séparent de leur conjointe. 

mardi 22 octobre 2013

Blue Jasmine - Woody Allen (2013)




Jasmine s’appelle en réalité Jeannette. Mais Jeanette, ça fait tellement prolo, qu’elle préfère Jasmine. Elle a rencontré son mari, aujourd’hui suicidé après avoir été jugé pour indélicate utilisation de l’argent des autres, sur les paroles de Blue Moon. Si vous avez oublié les paroles de Blue Moon, le film ne vous aidera pas (mais ce blog si !)

Jasmine les a oubliées, elle aussi.

Et c’est normal, après avoir été retrouvée balbultiante dans la rue, on lui a administré quelques séances de thérapie « Edison », du nom de l’inventeur de l’électricité. Elle a les fils qui se touchent, Jasmine, depuis qu’elle est fauchée.