jeudi 31 octobre 2013

Rat et Serpent

Un peu de légèreté… Vous connaissez mon intérêt pour les cultures « divinatoires », en vrac, du tarot à l’astrologie. Je ne leur donne pas d’autres vertus que de décrire le réel présent, et d’offrir un support à l’introspection. J’ai trouvé amusant ces deux portraits tirés du calendrier astrologique chinois (qui fonctionne en années, et non en mois) : le Rat (votre serviteuse)  et le Serpent (Graindorge) , qui forment à eux-deux une chaîne alimentaire...


Solitaire même dans la foule, imperturbable même dans la crise. Le serpent chinois intériorise l’extérieur pour mieux le transcender, sa réponse à l’extérieur est toujours mesurée, adéquate, perspicace, et positive. Le mystère qui entoure ce personnage séduisant n’est que la marque de sa réflexion et contemplation. L’animal serpent ne se déplace pas comme les autres signes chinois, il glisse. Le serpent chinois se meut dans l’existence de façon fluide et aisée. 
Une longue préparation à l’action pour une action directe et gracieuse. La réussite à la clé. Encore meilleur est-il lorsqu’il n’est pas lui-même chargé de l’action. Le signe astrologique chinois du serpent peut montrer l’exemple dans un premier temps, puis déléguer, et se contenter d’examiner, réfléchir, décider. C’est un meneur. Il ne sera pas en première ligne bien longtemps, mais suffisamment pour impulser une grande motivation. 

mercredi 30 octobre 2013

Masculinisme (2)



La seconde direction prise par le mouvement masculiniste est idéologique, la plus ancienne, la plus dure, et la plus difficile à combattre, portée par les traditionalistes à poils durs. C’est celle qui nous bassine avec ses lois du genre : les filles, c’est comme ça, les garçons, c’est comme ci, ce qui fait que ceci est comme cela et pas autrement. Vous vous souvenez, « un papa, une maman, c’est ce qu’il y  de mieux pour un enfant », c’étaient eux !

Ils se plaisent à dire que tout va à vau-l’eau depuis que les femmes votent, travaillent et avortent comme elles en ont envie. D’ailleurs, ce monde féminisé à outrance aboutit au drame de l’échec scolaire, massif, des garçons.

LES GARÇONS DÉTRUITS DÈS L’ÉCOLE PRIMAIRE 
 « Sauvons les garçons » est le titre d'un livre écrit en 2009, par Jean-Luc Auduc, directeur adjoint de l'IUFM de Créteil, membre du Parti Socialiste. Les explications que cet auteur avancent pour expliquer sa thèse sont tendancieuses et renforcent les mythes des hommes victimes. Des masculinistes défendent eux-aussi l'idée que l'institution scolaire se serait dangereusement « féminisée » et serait devenue globalement défavorable aux garçons, qui ne pourraient plus y exprimer une « saine agressivité ». Effectivement, les filles réussissent mieux à l'école et à l'université (du moins les premières années) que les garçons. Mais le chômage et la précarité les touchent plus fréquemment, leurs salaires restent inférieurs à ceux des hommes et elles occupent plus souvent des emplois subalternes. Quant aux hommes, ils continuent d'être surreprésentés dans les domaines socialement valorisés (comme l'informatique, les sciences ou la finance) et représentent encore la majorité des effectifs des grandes écoles. Il y a donc là un paradoxe. Les difficultés scolaires des garçons – que les masculinistes exploitent pour développer leur thèses victimisantes – ne produisent pas ce que le système méritocratique aurait, logiquement, dû produire : un avantage des filles sur les garçons dans l'accès aux professions et aux positions sociales les plus intéressantes. En effet, malgré un taux de réussite scolaire statistiquement meilleur pour les filles et obtenu au prix de véritables efforts, les garçons bénéficient encore d'une protection patriarcale invisible qui leur donne un avantage dans le monde du travail. Où se trouve donc l'injustice ?

mardi 29 octobre 2013

Masculinisme (1)






Lorsque l’on se penche sur la question du féminisme, on finit forcément par les croiser : les « masculinistes ». Quoiqu’ils s’en défendent, ils constituent une réaction épidermique à la lutte des femmes pour leur liberté. Pour vous les présenter, je vais m’appuyer sur un petit fascicule, trouvé sur le site de la Termite Brailleuse, téléchargeable sur son site et que je vous conseille évidemment de lire attentivement. Les encadrés qui suivent en sont des extraits.




  
Le masculinisme se définit dans (au moins) deux directions.

La première, la plus récente en fait, est pragmatique, portée par des « faux-amis » déclarant rejeter tout sexisme, et se faisant parfois appeler « hoministe ».

lundi 28 octobre 2013

Andropause





Un article du Monde, que je vous confie in extenso.

Les femmes divorcent aux alentours de 30 ans, après 4 ans de mariage en moyenne ; les hommes plutôt au-delà de 60 ans.

Pourquoi ?

Cet appartement du Quartier Latin, Fabien Arnaud, 58 ans, l'a fantasmé pendant de longues années. Il associe son repaire, dans lequel il a emménagé il y a moins de deux ans, à un retour aux sources, non loin de cette Sorbonne qu'il a fréquentée lors de ses études de droit et de philosophie. Ce rêve, ce désir, que d'autres appelleront caprice, s'est mû en "évidence", presque en nécessité. Un "point d'appui émotionnel", théorise-t-il, d'une vie à redémarrer. Seul. Tout au moins sans l'épouse qu'il a décidé de quitter en 2011. Après vingt-cinq années de mariage, ce directeur des ressources humaines dans le secteur de la communication n'a pourtant rien de particulier à reprocher à son ex-femme. Le jeune divorcé évoque l'érosion d'une complicité, la lassitude des contraintes du couple, les désaccords du quotidien qui prennent une ampleur démesurée. Comme lui, aux alentours de la soixantaine, de plus en plus d'hommes mariés se séparent de leur conjointe. 

mardi 22 octobre 2013

Blue Jasmine - Woody Allen (2013)




Jasmine s’appelle en réalité Jeannette. Mais Jeanette, ça fait tellement prolo, qu’elle préfère Jasmine. Elle a rencontré son mari, aujourd’hui suicidé après avoir été jugé pour indélicate utilisation de l’argent des autres, sur les paroles de Blue Moon. Si vous avez oublié les paroles de Blue Moon, le film ne vous aidera pas (mais ce blog si !)

Jasmine les a oubliées, elle aussi.

Et c’est normal, après avoir été retrouvée balbultiante dans la rue, on lui a administré quelques séances de thérapie « Edison », du nom de l’inventeur de l’électricité. Elle a les fils qui se touchent, Jasmine, depuis qu’elle est fauchée.

dimanche 20 octobre 2013

Allégorie du triomphe de Vénus - Bronzino

- Vénus
- Cupidon, son fils
- la flèche de Cupidon
- la Pomme, fruit de l'arbre de la Connaissance
- les masques
- la Jalousie, qui se prend la tête
- le Plaisir, satyre dansant, un anneau passé à la cheville
- la Tromperie, jolie jeune fille à la robe colorée, au corps de serpent à pattes de lion, portant dans la main gauche un rayon de miel, dans la main droite un dard (mais les deux mains sont inversées)
- le Temps (le sablier) chauve et ailé arrachant un voile à la Vérité

Vénus, Cupidon et de l'heure, ou Allégorie du triomphe de Vénus
par Agnolo di Cosimo di Mariano, dit Bronzino (1545)

lundi 14 octobre 2013

Comment l'esprit vient aux filles - Jean de la Fontaine


Je vous parlais, ces derniers jours, de contes étiologiques, destinés à expliquer le comment du pourquoi que la vie elle est comme ça.

Aujourd’hui, je souhaitais vous gratifier de ces fables qui se donnaient le même but, à une époque où l’on n’apprenait pas à lire et écrire aux femmes.

Ce morceau choisi nous est offert par Jean de la Fontaine himself, aussi bien connu pour ses fables animalières que « libertines » (on dirait plus honnêtement, aujourd’hui, « sexistes » ou « masculinistes »). Il y a encore peu, le viol était encore un service que l'homme rendait aux femmes.

Ce que c'est que le progrès, tout de même.


COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX FILLES
(Jean de la Fontaine)

Il est un jeu divertissant sur tous,
Jeu dont l'ardeur souvent se renouvelle:
Ce qui m'en plaît, c'est que tant de cervelle
N'y fait besoin, et ne sert de deux clous.
Or devinez comment ce jeu s'appelle.

dimanche 13 octobre 2013

Conte des Origines


Peu ou prou, le « conte des origines », qu’on appelle aussi conte étiologique, ou « conte du pourquoi », suit la structure suivante :

- Le titre pose une question comment/pourquoi telle chose est-elle comme ça ? Par exemple : pourquoi les éléphants ont-ils une trompe ?

- La première partie du conte explique comment les choses étaient, AVANT, quand elles n’étaient pas comme ça. Par exemple : avant, l’éléphant n’avait pas de trompe, et il puait parce qu’il ne pouvait pas se laver…

- Évidemment, quelque chose se produit, souvent douloureusement, qui change la donne et transforme la face du monde. Par exemple : l’éléphant, endormi au bord du lac du crocodile, se fait attraper le nez par ce dernier, et, tirant, tirant… vous imaginez la suite.

- La fin, courte, assène enfin tous les avantages qu’il y a à ce que les choses soient comme ça, dorénavant. L’éléphant ne pue plus, et toute la savane respire !


Maintenant, si tu veux me faire plaisir, lecteur, tu me proposes ton conte des origines…

samedi 12 octobre 2013

Tinga Tinga



Ce programme est destiné aux plus jeunes, ses thèmes sont animaliers, son graphisme coloré. Les personnages sont des animaux de la savane africaine et les histoires relèvent des contes des origines.

Contes des origines ? Kézaco, Volu ?

Comme un dessin animé vaut mieux qu’un grand discours, aujourd’hui je vous mets le dessin animé et demain le grand discours

jeudi 10 octobre 2013

Quand la Cup est pleine, il faut la vider



LA CUP, C’EST PAS SI COMPLIQUÉ


La cup est toute de silicone faite. Elle est lisse, souple, ce qui permet une introduction pas trop compliquée (comptez quelques cycles d’entraînement pour viser sans vous tromper votre col d’utérus). On l’aplatit, avant de la plier en deux puis de l’introduire. On n’a ensuite plus à y penser plus de 2 à 4 fois en 24 heures, ce qui bat à plate couture tous les tampons et serviettes périodiques.


LA CUP, C’EST PÉDAGOGIQUE

Mais attention : votre col ne se trouve pas au bout de votre vagin ! Non, il arrive par au-dessus, aux deux-tiers de la distance. Donc, faut viser. Elle fait un bruit de ventouse bizarre en s’ouvrant, aspirant tout l’air qui se trouve là, puis se met au boulot sans plus attendre : elle recueille votre « sang ».

Je précise ici l’usage des guillemets : le flux menstruel n’est pas vraiment du sang. C’est de la désagrégation de tapisserie utérine (fragments nécrotiques de l’endomètre, sécrétions cervicales, bactéries, protéines…) teintée de sang. Je vous assure qu’il faut pas se le mettre en perfusion, ça boucherait la canule. D’ailleurs, utiliser une cup vous fera voir très précisément l’aspect de vos règles. C’est gluant comme du blanc d’œuf, et ce n’est pas bleu.

dimanche 6 octobre 2013