dimanche 29 septembre 2013

Mon Vénus en Gémeaux

Ma maman s’est récemment toquée d’astrologie. Et attention, elle achète pas le millésime Teissier 2013, non, elle dresse des portraits natals. Et là, c’est comme pour le Tarot, c’est toujours inexplicablement juste… Figurez-vous que la Gémeaux ascendant Gémeaux que je suis a son Mercure en Taureau en trigone avec Jupiter, que ma Lune est en opposition avec Neptune et que mon Vénus traîne en maison XII, du côté des Gémeaux. Dingue.

L’extrait de portrait suivant est tiré par le site Astrothème.


Gémeaux 
Votre Ascendant : 12°09' Gémeaux 
Tellement mobile, vous êtes partout où l'on ne vous attend pas ! Vous passez votre temps à poser des questions... et à y répondre. Votre curiosité et votre vivacité d'esprit sont insatiables. Votre esprit est constamment en ébullition, passant d'un sujet à l'autre, résolvant des problèmes, accumulant les anecdotes et les connaissances sur un court laps de temps. Votre mobilité, essentiellement mentale, vous emmène très loin et fait de votre quotidien une mosaïque de moments intenses et plaisants, sans qu'il n'y ait forcément de corrélation entre eux : du moment que cela bouge, que vous puissiez faire travailler vos neurones et que vous rencontriez du monde, tout va bien ! 
Avec un tel Ascendant, votre comportement laisse apparaître qu'aux yeux des autres, vous êtes nerveux, expressif, vif, adaptable, mobile d'esprit, plein d'humour, pétillant, ludique, sociable, habile, curieux, fantasque, indépendant, touche-à-tout, intellectuel, souple, ingénieux, fantaisiste, imaginatif, charmeur, cérébral, mais vous pouvez être aussi capricieux, dispersé, lunatique, superficiel, indiscret, opportuniste, insouciant, égoïste, fragile, ironique ou changeant.


jeudi 26 septembre 2013

Calamity Jane : la légende (1)



Une femme comme je les aime : Calamity Jane.

Sauf que cette fois ce sera plus dur, parce que Jane est un personnage, au propre, comme au figuré. Son histoire, c’est elle qui l’a écrite - et distribuée lors de ses spectacles à Minneapolis - et elle était plutôt du genre… hâbleur. Mise à part cette autobiographie (que vous pouvez trouver ici, en anglais), jugée très édulcorée, la postérité détient des lettres (vous pouvez trouver d’autres extraits ici) qu’elle aurait écrites pour sa fille, mais tous aussi sujettes à caution. Elles auraient été remises à sa fille après sa mort. Cette dernière, Jane Hickock  Burkhardt Mc Cormick, les a lues la première fois sur les ondes de CBS, à l’occasion de la fête des mères en 1941. Tout comme ces lettres, jugées par certains comme des canulars (Calamity Jane était probablement analphabète), Jane Hickok finira par être désavouée. Pourtant, une récente propriétaire de ces lettres ayant fait analyser l’encre et le papier de ces missives a permis de les dater comme contemporaines de Calamity Jane…. mystère. Du reste, quelques, peu, études ont été menées sur sa vie, mais aucune n’a encore franchi nos frontières… et aucune ne sait vraiment sur quel pied danser.


Je n’ai donc d’autres prétentions – choix – que de vous narrer la légende de Calamity Jane.

Le cadre : l'Amérique du Nord aux alentours de 1850, période florissante des "acquisitions" fédérales

mardi 24 septembre 2013

Mitakuye Oyasin... et les bébés de la Loutre


Concept peau-rouge, une salutation, qui signifie « nous sommes tous liés ».


 Cela fait référence au grand tout duquel nous sommes, et que nous contenons, aussi. A l’eau qui nous abreuve et qu’on salit, à la terre qui donne et que nous vendons, au vent qui mugit dans les champs d’éoliennes et aux étoiles, qui nous écrasent.

Je ne sais pas s’il y a un rapport, mais j’ai pensé à un conte, dont je vais vous fournir la version originale, de miss Sara Cone-Bryant, tiré de l’ouvrage Comment raconter des histoires à nos enfants (éditions Fernand Nathan, 1948), livre très croyant, mais pas d’omelette sans casser des œufs !

Bonne lecture.


QUI TUA LES BÉBÉS DE LA LOUTRE

dimanche 22 septembre 2013

Lettre de Calamity Jane à sa fille



28 septembre 1877 
"Un autre jour est passé, Chérie - en fait, trois jours se sont écoulés depuis la dernière fois que je t'ai écrit. Je suis assise à côté de mon feu de camp. Mon cheval Satan est attaché tout près. Je peux entendre les coyotes et les loups et la plainte saccadée des chiens indiens près de leurs camps. Il y a des milliers de Sioux dans cette vallée, je n'ai pas peur d'eux. Ils pensent que je suis cinglée et ne me font jamais de mal. 
[...] 

jeudi 19 septembre 2013

L'énergie de la démocratie


Dans les pages « Idées » du dernier Télérama (n°3322 du 11/09/13), la journaliste Weronika Zarachowicz évoquait un intéressant débat, soulevé par l’historien-anthropologue-politologue Timothy Mitchell dans son récent essai Carbon Democracy. Larges extraits de cet article :

Timothy Mitchell estime qu’un régime démocratique n’a pas d’essence purement politique, ni abstraite. Il vit et dépend d’un environnement physique, en grande partie défini par ses ressources énergétiques. D’où l’intérêt d’étudier les interactions entre nature et culture, de relier les acteurs humains et non humains que l’on imagine trop souvent séparés. 
[…] 

jeudi 12 septembre 2013

Playlist féministe




Je vais vous dérouler ici ma petite liste à moi de chants, musiques et refrains féministes. L’idée c’est qu’on y trouve un maximum de nénettes, de genres et d’époques. N’hésitez pas à participer en commentaires !

Bonne écoute !


mardi 10 septembre 2013

Orgasme clitoridien




Voilà qui complète avantageusement ce cours d’anatomie féminine que j’ai eu la prétention de vous donner, l’an dernier.

Le clitoris est constitué de corps caverneux (bornés par une enveloppe étanche) et les bulbes de corps spongieux (ouverts comme une éponge libre) – toujours les mêmes composants que chez l’homme. Mais l’un comme l’autre sont des tissus érectiles. 
[…] 
Ils sont bourrés de vaisseaux sanguins minuscules, les capillaires, comme il y en a partout dans le corps, mais ceux-ci fonctionnent d’une façon spéciale. Le flux de sang entrant par le réseau artériel est généralement inhibé par le cerveau, laissant l’organe mou. Quand le cerveau lève l’inhibition, le sang s’engouffre, l’organe se gonfle et comprime les capillaires du circuit veineux qui ne peuvent plus l’évacuer. C’est un système auto-serrant : plus le sang arrive plus il est empêché de sortir. Les capillaires se remplissent jusqu’à ras bord, comme une baignoire une fois que le bouchon est mis. Vu l’extension de parois, cela peut ballonner grave. À preuves, les érections impressionnantes de nos chéris. Mais à preuve aussi nos érections à nous. Pour être internes, elles n’en sont pas moins glorieuses. (D’où les évaluations éminemment variables sur la longueur totale du clitoris : selon qu’on le considère au repos ou en majesté, cela va de 6 à 12 centimètres). Par ailleurs, le clitoris n’est pas le tout de l’érection féminine. Nous avons d’autres ballons en réserve : d’une part l’éponge para-urétrale, qui est un tube de tissu érectile entourant l’urètre, et d’autre part l’éponge périnéale, un petit coussinet de tissu érectile placé entre la paroi vaginale et la paroi du rectum. Si l’on met tous ses accessoires ensemble, notre capital érectile est parfaitement équivalent à celui d’un homme.

samedi 7 septembre 2013

Ecrire



"Écrire, c'est déterrer des objets oubliés, les nettoyer, les observer, les identifier et repartir au fond du trou avec sa pelle."

Laura KASISCHKE


Télérama n°3319 du 21/08/13 pour l'article complet.

Illustration : Claude Serre, Le Bricolage

vendredi 6 septembre 2013

mercredi 4 septembre 2013

Je connais un violeur

SeenThis se faisait hier l’écho d’un article paru sur le site du Nouvel Obs, qui présentait un Tumblr (dont l'auteur est membre d'Osez le Féminisme) totalement inédit, à la lecture éprouvante, et salvatrice. LectEUR je te défie de lire intégralement cette note, et de suivre les liens donnés.

Le Tumblr Jeconnaisunvioleur, se présente lui-même ainsi, dans sa marge, en rappelant ces faits :

L’image du violeur psychopathe vivant en marge de la société est un mythe qui ne concerne qu'une faible minorité d'entre eux. Dans 67% des cas, le viol a lieu au domicile de la victime ou de l’agresseur, qui est un ami ou un proche. Dans 80% des cas, l’agresseur était connu de la victime. Un viol sur 3 est commis par le mari ou partenaire régulier. 
Quant aux "fausses accusations" dont on entend parler dès qu'il est question de viol, les statistiques sont formelles : elles sont rarissimes. En revanche, un cas sur 10 seulement est signalé à la police et 97% des violeurs ne passent pas la moindre journée en prison. 
Ils étaient nos amis, nos partenaires, des membres de notre famille ou de notre entourage. 
Nous connaissons des violeurs : laissez-nous vous les présenter.

Le viol - Pablo Picasso (1940)

A ces chiffres, ajoutons celui-ci : moins de 11 000 viols sont déclarés par an, il reste les 90% restants. Je laisse les forts en maths faire le calcul. Ou suivre ce lien.

C’EN EST TROP !

Parmi tous les récits proposés – 250 ont été soumis à l’initiatrice du blog en 4 jours – je vous en soumets un. Soigneusement choisi. Pas un viol dans une ruelle sombre ou dans un local à poubelles par un mec inconnu sur une fille torchée (vous en trouverez aussi en suivant les liens), un truc banal. C’est moi qui souligne.

Oui, ceci est un viol ! Un viol, c'est quand tu ne veux pas !

mardi 3 septembre 2013

La Femme aux Cheveux d'Or


La Femme aux Cheveux d’Or


Il y avait une fois une forêt, profonde, sauvage, dense, peuplée d’arbres immenses et vieux, d’animaux qui remuaient la terre noire de leur museau, de fleurs inconnues sur les troncs pourris arrachés par les vents brutaux. Les chasseurs n’osaient guère quitter l’orée, mais un jour, l’un d’entre eux, le fils du charbonnier, s’y égara trop profondément. Cherchant son chemin, il entendit le chant d’une femme, d’entre les arbres. En suivant cette mélodie, il arriva aux abords d’une clairière où parvenait à percer le jour. Une petite source inondait une petite cuvette, où une jeune femme était à sa toilette, chantonnant. Il fut subjugué par la voix et les cheveux d’or de cette femme, qui avait la peau aussi claire et luisante qu’un rayon de soleil. Il n’osa pas s’approcher d’abord, mais avisa, un peu plus loin, la masure dans laquelle la femme devait vivre.

Il resta longtemps à l’observer. Il repartit lorsque la femme eut fini son bain. Halluciné par cette vision, il eut encore plus de peine à retrouver son chemin.

La Colère de Banshee, album de Jean-François Chabas illustré par David Sala.