dimanche 9 septembre 2018

Famille




Ouhla, rien ne va plus non ? Je n’ai pas écrit depuis un bail, mon mec fout le camp et ma famille entame un mode « essais atmosphériques », j’ai peur.

[TW suicide - violences sexuelles, conjugales, sexistes]


Écrire, je m’y mets de ce pas : je pourrais remplir une bibliothèque toute entière avec les aventures de Volu et Johnny Boy. Du suspens ! Du désir ! Much aïe aïe aïe, such wow !! J’espère aussi arrêter de faire des blagues de 2015. Il faut se renouveler toujours, à sa propre source.

Mais on va mettre de côté Johnny Boy pour le moment. Si j’ai bien une source d’ennuis d’évolution qui ne tarit jamais, c’est ma famille, je tenais à donner quelques nouvelles parce que c’est toujours aussi… euh… intéressant.


Iphigénie
Clytemnestre, Egisthe et Agamemnon
Les Grecs avaient compris que la famille était le lieu de tous les dangers et donc qu'on pouvait en tirer des sagas sans fin propres à édifier, divertir et moraliser la plèbe. Ci-dessus, la lignée des Atrides et sa ribambelle d'assassins, d'infanticides, d'incestueux, de violeurs, de menteurs et d'anthropophages, mais aussi de fous et de filles très tristes.

jeudi 6 septembre 2018

Serviettes interlabiales



Vous connaissiez les serviettes interlabiales, qui s’utilisent en combo avec les serviettes hygiéniques lavables pour y guider le flux sans fuites ?? Je n’ai pas encore testé, mais ça devrait faire partie de mes prochains projets couture.




Ah, au fait...

Pour accéder à des contenus en anglais sur Youtube, si vous êtes comme moi not very fortiche, tout en vous adonnant aux joies simples de la traduction automatique et au lieu de râler :

1) Activez les sous-titres (onglet Sous-Titre sous la vidéo), générés automatiquement ils seront par défaut dans la langue de la vidéo (donc ici en anglais).

2) Dans l'onglet Paramètres, choisir Sous-Titres puis Traduire automatiquement, dans la langue de votre choix. Enjoy.

mercredi 22 août 2018

There will be blood [2018]



Ce post philogyne suit le fil de mes cycles menstruels. C’est-à-dire que chaque mois, quand j’ai mes règles, je l’actualise en ajoutant des images, des liens, des textes ou des vidéos, les plus belles, les plus drôles ou les plus éloquentes sur le sujet. Et tous les ans, je recommence. 

Si tu es d’humeur badine, tu peux t’amuser à calculer quand j’ovule.

There will be blood [2015] - [2016] - [2017]


*22*08*18*

 


jeudi 9 août 2018

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier - Les Têtes Raides



NOTRE BESOIN DE CONSOLATION
EST IMPOSSIBLE À RASSASIER
(Les Têtes Raides)
 


Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n'ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d'où je puisse attirer l'attention d'un dieu : on ne m'a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l'athée. Je n'ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m'inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n'était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m'atteindrait moi-même car je suis bien certain d'une chose : le besoin de consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier.

samedi 16 juin 2018

Men vs Monkeys - Gilles Azzopardi




Tiens, j’avais envie de te donner de mes nouvelles, du coup je vais plutôt lancer un laminage une petite critique d’un bouquin que Johnny Boy m’a offert pour mon anniversaire. Ça te donnera la température.



« EST-CE DE PURS CLICHÉS ? »


Il s’agit de Men vs Monkeys, de Gilles Azzopardi, aux éditions Marabout (Hachette), collection Ta vie en mieux ! Ce livre a été publié trop vite (l’urgence de l’actualité j’imagine) il va falloir supporter les coquilles, les mots manquants, les sauts de ligne intempestifs et les phrases pas terminées. Le ton se veut moderne et humoristique, comprenez qu’on remplace « fonctionnement cognitif » par « appli » et qu’on fait le sapajou en écrivant des gros mots. Cela dit, vous l’achèterez quasiment au prix du papier (6,90). Vous trouverez probablement cet ouvrage dans le tout nouveau rayon « Féminisme » de votre librairie (sinon dans l’ancien « Psychologie et Bien-être »), ce qui risque de vous ficher des aigreurs d’estomac. Il est écrit par un homme que je n’ai jamais lu, mais qui est connu pour ses « manuels de manipulation ». Son propos est globalement de distinguer la bonne manipulation de la mauvaise, qui est l’œuvre des toxiques et des pervers narcissiques

Men vs Monkeys fonctionne selon deux principes :

- balancer des chiffres, beaucoup de pourcentages, des dizaines d’études résumées en quelques lignes (une par paragraphe dans les instants les plus intenses)
- pour comparer les femmes aux hommes et les hommes aux singes (mais surtout les hommes aux femmes).

Le but avoué de cette démarche, c’est d’aider les femmes à comprendre les hommes, il se développe sur le ton du manuel de survie en milieu babouinesque. Ce livre parle donc des hommes et s’adresse largement aux femmes tout au long de ses pages (le tout dans une perspective hétéronormée, voire ultra-normée)…. Mais a banni l’inclusif, quel dommage ! Il va donc falloir accepter de vous lire au masculin à chaque fois qu’on ne parle pas QUE de vous les filles et justement on adore !!! Vu que les hommes aiment qu’on flatte leur ego et que les femmes le font très bien (il vous le prouve). S’il faut aider les femmes à comprendre les hommes, c’est parce que les sexes ne se comprennent pas, c’est le prédicat de base. Les hommes n’osent plus draguer et les femmes s’y prennent mal pour communiquer avec eux. Les hommes non plus ne comprennent pas les femmes, mais ça c’est normal : c’est parce qu’ils sont bêtes. C’est le ressort légèrement comique de l’ouvrage : les hommes sont bêêêêêêêtes ah ah ah. Alors que vous les filles, vous, vous êtes intelligentes, évoluées, disciplinée, prudentes ! Et c’est pour ça que c’est à vous de faire le boulot, de prendre en charge votre « babouin » et même toute la relation et de convoler fidèlement pour des siècles et des siècles, amen. J’avoue, en introduction, l’auteur nous prévient qu’il va emboutir des portes ouvertes, mais on ne s’attend pas forcément à ce qu’il le fasse avec autant de condescendance. On n’a pas écrit un livre féministe parce qu’on y vante l’intelligence des femmes. Pas avec des idées aussi éculées. Parce que ça c’était la forme. Pour le fond, dans le fond, c’est pareil : j’ai bien envie de retitrer ce livre « Comment vivre heureuse à Penisworld ».

mardi 15 mai 2018

Si tu étais féministe, tu le saurais





J'ai entendu quelques fois cette phrase dans la bouche d'hommes de mon entourage :

« En fait, je suis féministe sans le savoir. »

Elle n'a pas l'air particulièrement marrante cette phrase, là, comme ça, pourtant elle fait rire les féministes, qui sont des personnes attachées au sens des mots.


« Je suis féministe sans le savoir. » est une phrase qui a du sens, elle signifie a priori que vous pensez être féministe mais que vous n’en êtes pas sûr. Elle porte aussi plusieurs informations implicites. Je liste ces sens possibles et logiques ainsi :

1) je ne sais pas si je suis féministe
2) je n’avais jamais remarqué avant que j’étais féministe et personne d’autre ne l’a porté à ma connaissance
3) je ne sais pas au juste ce qu’est le féminisme
4) mais j’ai l’impression de faire des choses qui sont féministes

C'est une phrase qui affirme un doute (et même plusieurs) ; c'est une question en réalité : suis-je féministe ? Il est possible de répondre à cette question en décortiquant les termes de ce grand mystère.