jeudi 21 juin 2018

There will be blood [2018]



Ce post philogyne suit le fil de mes cycles menstruels. C’est-à-dire que chaque mois, quand j’ai mes règles, je l’actualise en ajoutant des images, des liens, des textes ou des vidéos, les plus belles, les plus drôles ou les plus éloquentes sur le sujet. Et tous les ans, je recommence. 

Si tu es d’humeur badine, tu peux t’amuser à calculer quand j’ovule.

There will be blood [2015] - [2016] - [2017]



*21*06*18*

Flemme

samedi 16 juin 2018

Men vs Monkeys - Gilles Azzopardi




Tiens, j’avais envie de te donner de mes nouvelles, du coup je vais plutôt lancer un laminage une petite critique d’un bouquin que Johnny Boy m’a offert pour mon anniversaire. Ça te donnera la température.



« EST-CE DE PURS CLICHÉS ? »


Il s’agit de Men vs Monkeys, de Gilles Azzopardi, aux éditions Marabout (Hachette), collection Ta vie en mieux ! Ce livre a été publié trop vite (l’urgence de l’actualité j’imagine) il va falloir supporter les coquilles, les mots manquants, les sauts de ligne intempestifs et les phrases pas terminées. Le ton se veut moderne et humoristique, comprenez qu’on remplace « fonctionnement cognitif » par « appli » et qu’on fait le sapajou en écrivant des gros mots. Cela dit, vous l’achèterez quasiment au prix du papier (6,90). Vous trouverez probablement cet ouvrage dans le tout nouveau rayon « Féminisme » de votre librairie (sinon dans l’ancien « Psychologie et Bien-être »), ce qui risque de vous ficher des aigreurs d’estomac. Il est écrit par un homme que je n’ai jamais lu, mais qui est connu pour ses « manuels de manipulation ». Son propos est globalement de distinguer la bonne manipulation de la mauvaise, qui est l’œuvre des toxiques et des pervers narcissiques

Men vs Monkeys fonctionne selon deux principes :

- balancer des chiffres, beaucoup de pourcentages, des dizaines d’études résumées en quelques lignes (une par paragraphe dans les instants les plus intenses)
- pour comparer les femmes aux hommes et les hommes aux singes (mais surtout les hommes aux femmes).

Le but avoué de cette démarche, c’est d’aider les femmes à comprendre les hommes, il se développe sur le ton du manuel de survie en milieu babouinesque. Ce livre parle donc des hommes et s’adresse largement aux femmes tout au long de ses pages (le tout dans une perspective hétéronormée, voire ultra-normée)…. Mais a banni l’inclusif, quel dommage ! Il va donc falloir accepter de vous lire au masculin à chaque fois qu’on ne parle pas QUE de vous les filles et justement on adore !!! Vu que les hommes aiment qu’on flatte leur ego et que les femmes le font très bien (il vous le prouve). S’il faut aider les femmes à comprendre les hommes, c’est parce que les sexes ne se comprennent pas, c’est le prédicat de base. Les hommes n’osent plus draguer et les femmes s’y prennent mal pour communiquer avec eux. Les hommes non plus ne comprennent pas les femmes, mais ça c’est normal : c’est parce qu’ils sont bêtes. C’est le ressort légèrement comique de l’ouvrage : les hommes sont bêêêêêêêtes ah ah ah. Alors que vous les filles, vous, vous êtes intelligentes, évoluées, disciplinée, prudentes ! Et c’est pour ça que c’est à vous de faire le boulot, de prendre en charge votre « babouin » et même toute la relation et de convoler fidèlement pour des siècles et des siècles, amen. J’avoue, en introduction, l’auteur nous prévient qu’il va emboutir des portes ouvertes, mais on ne s’attend pas forcément à ce qu’il le fasse avec autant de condescendance. On n’a pas écrit un livre féministe parce qu’on y vante l’intelligence des femmes. Pas avec des idées aussi éculées. Parce que ça c’était la forme. Pour le fond, dans le fond, c’est pareil : j’ai bien envie de retitrer ce livre « Comment vivre heureuse à Penisworld ».

mardi 15 mai 2018

Si tu étais féministe, tu le saurais





J'ai entendu quelques fois cette phrase dans la bouche d'hommes de mon entourage :

« En fait, je suis féministe sans le savoir. »

Elle n'a pas l'air particulièrement marrante cette phrase, là, comme ça, pourtant elle fait rire les féministes, qui sont des personnes attachées au sens des mots.


« Je suis féministe sans le savoir. » est une phrase qui a du sens, elle signifie a priori que vous pensez être féministe mais que vous n’en êtes pas sûr. Elle porte aussi plusieurs informations implicites. Je liste ces sens possibles et logiques ainsi :

1) je ne sais pas si je suis féministe
2) je n’avais jamais remarqué avant que j’étais féministe et personne d’autre ne l’a porté à ma connaissance
3) je ne sais pas au juste ce qu’est le féminisme
4) mais j’ai l’impression de faire des choses qui sont féministes

C'est une phrase qui affirme un doute (et même plusieurs) ; c'est une question en réalité : suis-je féministe ? Il est possible de répondre à cette question en décortiquant les termes de ce grand mystère.

lundi 7 mai 2018

Une semaine de podcasts




Ça rend accro hein ? Eh bien tiens, ta dose de podcasts féministes pour la semaine ! Et pour les jours sans, tout à la fin, une liste de podcasts qui vous prennent sans rendez-vous, qui peuvent vous surprendre à tout moment... Je vais tâcher de tenir ce programme à jour, n’hésitez pas à partager vos écoutes pour l’enrichir.


mercredi 2 mai 2018

En mai, fais ce qu’il te plaît !




Bon, une rumeur court comme quoi il faudrait 10 ou 15 ans pour que les femmes puissent exhiber leurs mollets poilus… suis pas d’accord, il suffit de laisser pousser à partir d’hier, mardi 1er mai, et dans 6 mois les progrès seront significatifs.



Je viens de découvrir MAIPOILS, une joyeuse initiative de Paméla Dumont !

Éloïse Caron


Maipoils
L'événement du mois de mai

Pendant un mois, soit l’entièreté de mai, femmes comme hommes sont invités à tenter de donner une place à celui qu’on éradique sans cesse et toujours plus : Le Poil. C'est une invitation à ranger les pires tentations : les rasoirs, la cire, les bandes et l’arrache-poil électrique et à se laisser retrouver un épiderme au naturel pour voir si la beauté peut en émaner. Pour ceux et celles qui ne voudront pas y participer via leur corps par choix ou encore par impossibilité (éradication permanente des poils par le passé), vous êtes bien sûr invités à prendre part à la discussion. On veut mettre des mots sur le caché, l’intime, l’horrible, l’ostracisé ou le doux. Le mois de mai a été choisi avec soin, car le printemps laisse tranquillement place à la saison chaude et on commence à se dénuder et… un des premiers réflexes de plusieurs est de passer la lame sur cette peau qui a hiberné des regards et des jugements depuis déjà plusieurs mois. Le poil, peu importe comment vous le portez dans votre estime, a certainement une place dans votre vie et Maipoils veut tout simplement nous permettre de la questionner et d’en ressortir plus heureux que ce soit dans l’élimination ou non.



Eva
Madonna
Griezelkraetze

mercredi 4 avril 2018

Le monde est rond - Gertrude Stein




Un chef d’œuvre-ovni de la littérature enfantine, sur la profondeur, l'illusion et les couleurs du monde, The world is round de Gertrude Stein, à lire, à regarder et à écouter !


"This book was written to be enjoyed."
Gertrude Stein

Raconté et mis en sons par Sabine Zovighian, avec des chansons originales de Michael Liot, du groupe We Were Evergreen, sur le site d’Arte Radio.