samedi 26 novembre 2016

Sauvageonne


Tout ça à cause de l’ami CUI ! Rencontrée deux fois, il y a si longtemps (quasiment dans une autre vie), et puis il a peu, alors j’enfonce le clou. Tu te souviens de cette sauvageonne ? Elle apparaît dans une série du photographe David Sygall, qui a commencé sa carrière à Woodstock. Il l’a appelée « XYZ », ce qui à mon avis, ne lui rend pas du tout justice (style "troisième sexe", qui apparaît dès qu'on sort du canon gros seins / chatte épilée).

Et comme en ce moment on se demande si un homme peut être une femme et si une femme est peut-être un Homme, toi et moi, je trouvais qu'elle s'imposait ici.

Si un jour on me demandait : "Quelle est la plus belle femme du monde ?", alors moi je répondrais : "C'est la sauvageonne, juste après moi et Casey Legler !."

Pits and eyes

lundi 21 novembre 2016

Andrée Chedid





Parce que c’est, de toutes celles qui ne me parlent pas d’amour, celle que je préfère. Parce que sa production est impressionnante. Parce qu’elle a connu le monde. Et parce que Wikipedia fait CE descriptif de son œuvre. Je te prie de bien observer les ponctuations majuscules s’il te plait.


« Son œuvre est un questionnement continuel sur la condition humaine et les liens entre l’homme et le monde. Andrée Chedid, dans toute son œuvre, célèbre la vie tant aimée, tout en ayant une vive conscience de sa précarité. Elle encourage chaque homme à accepter l’altérité. »


Non, moi non plus je ne vois pas de H majuscule à « homme » alors que de toute évidence, il s’impose. Andrée Chedid n’a pas passé sa vie à questionner l’existence de l’homme, ah ah, elle l’a passée à questionner sa place dans l’univers, sa place d’humaine. Et on nous parle d’altérité, sinon. Si mon amie wikipedia commet cet impair, c’est bien parce qu’Andrée Chedid était plus humaine que femme, du coup on peut la confondre avec un homme (d’ailleurs, t’as vu, elle s’appelait Andrée, de la racine grecque andros, l’homme). Tout ça parce qu’elle ne dégouline pas d’amour à longueur de vers. Avec elle, la poésie n’est pas « romantique », elle est un chemin de pensée, fluide et clair. Elle t’emmène loin en toi. La lecture de son œuvre te soulagera de tes angoisses les plus profondes. Elle trouve les mots pour toi des réponses que tu cherches depuis toujours. Ce qui a rendu possible l’existence de cette œuvre, c’est indéniablement le contexte dans lequel la belle a pu fleurir.

dimanche 20 novembre 2016

Poétesses



À la base, je voulais te parler d’Andrée Chedid… C’est une femme de lettres, poétesse qui a laissé derrière elle ce que l’on peut compter comme les plus belles lignes de la littérature française moderne. Et même moins moderne, à mon avis, parce qu’Andrée Chedid, à la lecture, nous donne une drôle d’impression, rarement ressentie ailleurs : sa poésie ne parle pas des hommes et très peu d’amour. Ma remarque te paraît bizarre ? Eh bien, promène-toi un peu sous les mots-clés « poésie française » : tu arriveras ici ou , où tu ne croiseras que des hommes, à travers les thèmes canoniques l’amitié / l’amour / le mariage / la vie. Avec une rose délicatement posée sur la page d’un livre ouvert, parfois… tu viens de trouver la femme dans la poésie française. Enfin, juste dans son anthologie ! Si on voulait appliquer le Bechdel-test (hypothèse amusante) à nos anthologies poétiques, on n’en repêcherait pas des masses. L’homme y est le centre du monde.

Tu trouveras des tonnes de poèmes sur la femme, mais pour trouver des poèmes de femmes, ça va être plus compliqué. Les femmes n’auraient-elles rien écrit en 5000 ans d’expérience humaine dans ce domaine ? La réponse est un peu pathétique : en effet, la production féminine, la masse des choses qu’elles ont écrites, est ridiculement ridicule en regard de la masse produite par les hommes dans le même temps, pour la raison assez simple qu’écrire, ça s’apprend et que depuis 5000 ans, le système patriarcal prévaut. L’un des principes essentiel du patriarcat, c’est de ne pas éduquer les femmes.

Et pourtant, on en trouve quand même, à ce point même que ça tient du miracle, vu l’acharnement avec lequel on a voulu les soustraire à cette activité. Tiens, pour le plaisir, je te fais une liste de toutes les poétesses d’expression française que j’ai rencontrées au cours de mes recherches et pour lesquelles j’ai trouvé un tant soit peu d’informations (au moins un lien…).

samedi 12 novembre 2016

Identités sexuelles


Je pensais que ça pouvait être sympa de revenir sur cette vidéo que j’ai soumise à ta sagacité lors de ma dernière revue d’obsession.


Il s’agit d’un extrait du documentaire (que vous pouvez visionner sur le site TXY) Déshabillez-nous - Ces Messieurs Dames, réalisé par deux de ses protagonistes, Thierry Demaizière et Alban Teurial pour France 3 et diffusé en 2010.

D’abord, je trouve l’idée juste formidable.

Tu en as marre de la binarité (l’art de n’avoir que deux choix) ? Alors passe à la polarité : nous avons bien deux extrémités contraires, mais nous avons aussi, et surtout, une ligne qui les joint : un individu se place où il veut/peut sur cette ligne. Le binaire, on sait à quoi ça sert : au langage informatique. ça dit 0 ou 1, ce qui ne me parait pas être une approche satisfaisante pour décrire la vie et le sexe. Ajouter de la nuance là où on voudrait que les choses soient radicalement simples, ça permet juste d’être tolérant. Je crois savoir que dans la nature, et dans le corps de tous les humains qui sont déjà nés, on a assez d’exemples pour affirmer que le sexe ne se résume pas à mâle/femelle, et encore moins par le schéma judéo-chrétien « papa dans maman ». Je sais pas moi, lisez ça. En plus, là ; on parle de l’humain, un truc diablement compliqué. Un truc polarisé.

Peut-être qu’il en a qui se sentent monolithiques et tout d’un bloc, mais j’ai toujours senti, moi, que je ne suis pas qu’une femme en-dedans de moi. C’est difficile à quantifier, à déterminer exactement, comme sensation, et même si la démonstration de Katie n’est pas d’une grande rigueur philosophique, je la trouve éblouissante. À quel point sommes-nous homme ou femme, finalement ? J’ai sorti mon petit logiciel de dessin et j’ai gribouillé mon schéma perso de mes identités sexuelles. Le (re)voici :



Plusieurs précisions méthodologiques :

1) Pour que nous parlions tous de la même chose, je vais définir les critères donnés. Je vous encourage à me contredire, à spécifier, à ajouter, à corriger, à hurler très fort et taper des pieds si vous voulez (chez vous ou en commentaires).

2) J’ai inversé les pôles… Katie mettait la féminité au centre et la masculinité aux extrémités. Comme je suis très fille dans mon genre, j’obtiens un schéma… peu visible et tout pointu. Donc j’ai inversé, afin que l’on voie ma féminité dans toute sa plénitude, mais aussi pour qu’on voie bien les nuances.

3) Oui, j’ai utilisé du rose pour le féminin. Et du turquoise pour le masculin. J’imagine tout l’arc-en-ciel entre les deux.

4) Quand on me dit « Trie ! » en me donnant juste deux tiroirs, je dis « Pafou ? ». J’l’ai appris à l’école : pour trier (y a tri dedans), faut au moins trois tiroirs. J’l’ai appris dans la vie : tant que j’observe des trucs nouveaux qui ne rentrent décidément pas dans mes trois, quatre, douze, cinq mille tiroirs j’ouvre d’autres tiroirs. Sur un plan moins conceptuel, ça s’appelle la tolérance (l’ouverture) et la reconnaissance. Tu verras que comme base à tiroirs multiples, j’utilise le yin et le yang (parce qu’ils contiennent leurs contraires).


Bien. Petite analyse…

lundi 7 novembre 2016

Don Quixote Doflamingo (revue d'obsession)

When people ask "so what
do you like to do for fun ?"



Je sais que j’ai l’air simple (ha ha) et facile (huhu) à vivre comme fille, mais en réalité, j’ai en moi-même tant de facettes cachées que parfois, ça me surprend quand je tombe dessus.

Par exemple, ça me fait toujours tout drôle quand je me rends compte que je suis total in love avec un personnage de fiction. Ça me pose beaucoup de questions :

1) Est-ce que je suis narmole ?
2) Est-ce que j’ai fini de grandir ?
3) Est-ce que je suis frustrée sexuellement ?
4) Est-ce que ça n’aurait pas un rapport avec mon allergie aux chats, ce subit intérêt pour les plumes ?
5) Est-ce que ça se voit sur ma tête ?
6) Est-ce que j’ai envie d’être abusée et dominée par un maniaque égocentrique et violent, quand bien même il porte des plumes roses ?
7) Depuis quand j’aime les muscles ?
8) Mais pourquoi ? Pourquoi ?

Dofy est caché dans cette image.