vendredi 28 février 2014

Le vilain petit canard - Hans Christian Andersen



Tout le monde connaît cette histoire, où un cygne se retrouve élevé par des canards… Du moins connaissons-nous bien sa version abrégée, avec souvent la seule intervention du Renard… La version la plus longue de ce conte court sur toute une année, pendant laquelle le Vilain Petit Canard devra affronter le froid, les hommes, le poulailler…

C’est cette version, qui vous est peut-être inconnue, que je vous propose (trouvée là). Comme précédemment, je vous proposerais à la suite les commentaires de Pinkola Estès sur ce conte, probablement celui qui me parle le plus dans la panoplie de textes que je trimbale ici.

Bonne lecture !


jeudi 20 février 2014

La Bénédiction de l'Utérus... pour les hommes !


Suite à de nombreuses demandes de la part de ces messieurs, Miranda Gray a conçu une méditation destinée aux hommes, afin qu’ils contactent leur féminité en eux… Cette méditation peut être organisée en même temps qu’une bénédiction de l’Utérus, ou tout seul dans son salon, quand on veut.



Méditation pour les hommes 
Asseyez-vous confortablement. Prenez une grande inspiration pour vous apaiser, et concentrez-vous sur ce qui se passe dans votre corps. 
Vous vous trouvez sous une grande Lune. Elle vous inonde de sa lumière, vous, et un grand et vieil arbre qui se trouve devant vous. 
Une femme, fort belle, fort douce, et toute de blanc vêtue, émerge doucement des racines de l’arbre. Elle se dirige vers vous, et s’assoit face à vous. Vous sentez qu’elle vous accepte, qu’elle vous aime. D’une main posée sur votre tête, elle vous invite à vous ouvrir à elle. Elle est bienveillante, sereine. Sa lumière, son amour, sa reconnaissance coule sur vous.

mercredi 19 février 2014

Bénédiction de l'Utérus


J’ai participé, ce 15 février, à un évènement planétaire : la Bénédiction de l’Utérus de Miranda Gray.

Bénédiction. n.f. 
Littéralement « le fait du dire du bien ». 
1) Louanges. 
2) Invocation de la bienveillance divine. 
3) Bienfait qui arrive au bon moment.

Cette bénédiction consiste à souhaiter le meilleur à une zone de soi que l’on a peut-être traitée comme une serpillière jusque-là. Notre utérus.

Je veux dire, mine de rien, il y a des raisons pour le trouver emmerdant ce truc. Entre les hormones qui nous rendent aveugles, les règles qui nous rendent sales et méchantes, les bébés qu’on veut, qu’on veut pas, qu’on risque d’avoir et qu’on ne parvient pas à faire, on a tous un grief ou un autre à lui exprimer.

J’ai donc passé comme tout le monde un bon bout de temps à lui en mettre plein la gueule. Et il me le rend bien, aujourd’hui.

Je me demandais donc : comment me réconcilier avec mon utérus ? Comment, doucement, l’apprivoiser, l’aimer, l’accepter ?

Est-ce que ça marche comme les renards, il suffit de revenir tous les jours à la même heure ?

Et bien oui ! C’est un peu ça. D’abord, il faut le vouloir. Il faut vraiment vouloir faire la paix avec lui. Ensuite, peut-être que Miranda peut vous aider. Voici son site. C’est entièrement gratuit, aucun pop up ne vous propose d’acheter quoi que ce soit, d’ailleurs il n’y a rien à vendre. Elle vous propose deux choses : des méditations à accomplir au quotidien, ainsi qu’une participation à ces fameuses bénédictions qui ont lieu à la date de certaines Pleines Lunes, sous forme d’un rendez-vous que vous prenez avec elle, à une heure donnée. A l’heure dite, vous vous détendez, et vous laissez faire la dame. Des millions de femmes participent à cet échange.

dimanche 16 février 2014

Vénus Noire - Abdellatif Kechiche




Du coup, Kechiche signe un film forcément dérangeant.

La construction du récit est exemplaire, selon moi.

Le film est un peu long, mais l’on parle de toute une vie…
Il s’ouvre avec la présentation des « restes » de Saartjie et les mots précis du rapport de Georges Cuvier, que vous avez pu lire hier. C’est donc la fin de l’histoire.

Puis la vie de Saartjie (Yahima Torres, juste) se déroule devant nous, le cinéaste mettant en scène in extenso le spectacle que Caezar (André Jacob) proposait à la populace londonienne. Par la suite, nous verrons une vingtaine de fois ces exhibitions, avec à chaque fois les petites variantes qui ont fait de la vie de cette femme un calvaire, que ce soit dans les bas-fond de Londres ou dans les beaux salons parisiens : Sarrtjie joue le jeu, puis ne veut plus le jouer et se met à chanter et jouer du violon « trop » bien, Saartjie se fait punir, Saartjie se fait attacher, Saartjie rentre en cage, Saartjie se fait toucher, Saartjie montre ses fesses, Saartjie a un beau déguisement, Saartjie se fait monter comme un âne, Saartjie se fait violer.

Pourquoi Saartjie ne se sort-elle pas de cette situation ? Pourquoi blanchit-elle ses propriétaires lorsqu’ils se retrouvent en justice pour maltraitance envers un être humain ? Pourquoi répète-t-elle, confronté à une véritable actrice qui l’interpelle, « I’m acting » ?

Le spectateur est dans l’obligation de s’interroger : où est le problème, si Saartjie est consentante ?

samedi 15 février 2014

Saartjie Baartman





Saartjie est une jeune femme Boschimane : une indigène d’Afrique du Sud, du Cap pour être plus précise. Saartjie serait née en 1789 (mais ça n’est pas certain), date qui doit vous évoquer quelque chose… vous savez les droits de l’homme, toussa… et bien, Saartje n’en verra jamais la couleur.

Elle est noire, dans le Sud de l’Afrique. C’est une fille. Et elle possède des particularités physiques qui lui valent d’être livrée par sa famille à sa naissance au baas du coin… Saartjie porte des caractères féminins hypertrophiés : stéatopygie (fesses et hanches) et « tablier hottentot », c’est-à-dire une macronymphie, des organes génitaux protubérants.

Entre ses jambes pousse une sorte de réminiscence du sexe masculin.

mardi 11 février 2014

Artips / Un Bar aux Folies Bergère


Merci d’avoir partagé ce lien avec moi !

Je le partage maintenant avec vous.



Artips : une dose d’art par jour.




Bonjour,
Aujourd'hui, "La double vie de Suzon".
Où l'on s'intéresse à Suzon, une serveuse des Folies Bergère.
 
Un bar aux Folies Bergère (1881-1882) d'Edouard Manet,
huile sur toile, 96×130cm, Courtauld Institute of Art

lundi 10 février 2014

Langage



« Notre langage est un instrument imparfait créé par des hommes ignorants et archaïques. C’est un langage animiste qui nous engage à parler de stabilité et de constantes, de similitudes, de normes et de types, de métamorphoses magiques, de remèdes rapides, de problèmes simples et de solutions définitives. Or, le monde que nous nous efforçons de rendre par ce langage est un monde dynamique et complexe fait de changements, de différences, de dimensions, de fonctions, de relations, d’êtres en croissance, d’interactions, d’évolutions, d’apprentissages, d’adaptations. Et le décalage entre ce monde en constante évolution et notre langage relativement figé constitue une partie de notre problème. » 
Wendell Johnson, sémanticien

vendredi 7 février 2014

Curieuse, bavarde et coquette - Michel Piquemal



Et aujourd’hui, ce second album, qui ne joue clairement pas dans la même cour.


Curieuse, Bavarde et Coquette
De Michel Piquemal et Bruno Robert, aux éditions du Ricochet, 2012


Vous connaissez peut-être Piquemal pour ses Philo-fables, qui proposent aux enfants quelques réflexions métaphysiques par le biais de contes du monde entier. A priori, je ne lui veux que du bien. Mais là… il a fauté.

Vous serez, et votre fille avec vous (renoncez absolument à mettre ce livre dans les mains d’un garçon, il va faire la tronche) tout à fait séduit par les illustrations, ravissantes à souhait, c’est plein de fleurs, de tapisseries et de couleurs chatoyantes. Fifille quoi.

Bavarde, Coquette et Curieuse sont les surnoms que le roi de ce royaume donne à ses trois filles, pour les raisons que je vous laisse imaginer. Au vrai, il ne les supporte pas, ses filles, et fait tout ce qu’il peut pour tenir les affaires de son pays à l’écart de leur futilité.
Un jour, toutefois, la guerre éclate avec le royaume voisin, et le roi est fait prisonnier. C’est là que le miracle se produit : les affreux défauts des trois jeunes princesses vont devenir des atouts dans cette sombre affaire !

jeudi 6 février 2014

On n'est pas des poupées - Delphine Beauvois et Claire Cantais


Comme promis, deux petits articles sur les albums que j’ai offert à Noël à la belle Chicorée.

Aujourd’hui, celui-ci :

     

On n’est pas des Poupées – Mon premier manifeste féministe
Par Delphine Beauvois et Claire Cantais, aux éditions La ville Brûle, 2013


Les illustrations présentent un mix dessin/collages, qui séduira ou pas… Personnellement, je les trouve sympathiques. Le parti pris est clairement celui de la tolérance et de la prise en compte de la diversité : il y a des petites filles rousses, des mamans blanches, des papas basanés et des petits garçons noirs.

Chaque double-page illustre une petite phrase, dont vous êtes sensé débattre avec votre marmot. Et j’ai pas dit marmotte, il serait tellement dommage de ne le réserver qu’aux filles… mais en l’occurrence, je n’ai que ça. Enfin, que ça… C’est déjà beaucoup hein.

Les phrases en questions sont prononcées par une petite fille, et balaient l’ensemble des stéréotypes qui nous pèsent sur les ovaires… Par exemple…


Je ne suis pas que jolie… n'en déplaise à certains ! 
Je serai peut-être maman… ou pas ! 
Mes amoureux, je leur donne la main et je leur fais des bisous… si je veux 
où je veux 
quand je veux.

mercredi 5 février 2014

La Roue de Fortune



Mon dernier tirage remontait au 15 août 2013 : tous les 6 mois, c’est à peu près mon rythme. Le plus souvent, je me tire les pièces, puis je finis avec une lame de mon jeu de Tarot. Je ne sais pas faire de tirage traditionnel, avec plusieurs cartes, parce que je ne les connais pas bien. Alors, je n’en tire qu’une. Je me figure que c’est la chose qui marche à côté de moi, en ce moment.

La dernière fois, j’ai tiré le Diable, et plusieurs fois avant, le Fou

Cette fois, je tire LA ROUE DE FORTUNE.

Petit descriptif.



La carte porte le nombre X, un nombre puissant dans la mesure où il s’agit d’un « nouveau 0 ». Elle est donc un point de départ. Il nous en est donné plusieurs dans la vie, heureusement !

La Roue de Fortune, c’est le vent qui tourne. Ce qui était en bas se trouvera en haut. Ce qui était en haut dégringolera.

Ce mouvement est représenté par la roue, bien sûr, dans laquelle sont prises deux créatures, difficilement identifiables. On peut toutefois voir que celle qui monte est un être « bon », qui porte toutefois un collier : il se plie, se soumet à une règle. Mais il tient aussi le caducée d’Hermès, Dieu des Arts et de la Connaissance. Il représente donc l’acte réfléchi, guidé par un mental clairvoyant.

L’être qui déchoit ressemble davantage à un démon, une chose vile. Elle porte des cornes, un trident, attributs du Diable. Il représente nos pulsions, nos émotions, tout ce qui échappe à notre mental et peut nous mener dans des impasses dangereuses.
Cette roue, c’est votre vie.