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Affichage des articles du juillet, 2014

Bricolage domestique viril n°1 : porter des choses lourdes

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Lors de mon déménagement, j’ai douloureusement pris conscience du poids de la connaissance. Il n’y a à peu près rien de plus lourd que les livres. A part une machine à laver.
Au jeu du bricolage viril qui vous permettra de contacter votre animus profond, vous devez déployer toute votre intelligence, toute votre perspicacité, et du bon sens. Ainsi que de la patience. On croit que c’est affaire de force… ce sont ceux qui n’y connaissent rien qui le disent !
Dans le cas des livres (casseroles, bouteilles pleines et tous les petits objets lourds…) il n’y a qu’une solution : faire de petits cartons ! Pour tous les autres cas, quelques conseils…



ë Bricolage domestique viril n°1
Porter des choses lourdes ***  (dur, sale etchronophage)




La chose lourde est le premier ennemi de la parité, car il serait de notoriété publique que la femme ne peut la soulever. C’est peut-être vrai, et encore plus si vous mesurez 1m53 pour 40 kilos, mais figurez-vous que ça n’a rien à voir !

Bricolage Domestique Viril : Introduction

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ë Bricolage domestique viril Introduction



Avec le recul de l’expérience, je peux dire deux choses :




- hormis (peut-être) les travaux les plus pénibles que je ne leur envie pas, les femmes peuvent faire TOUT ce que font les hommes, rien, génétiquement, ne nous empêche d’installer nous-même notre cuisinière et changer ses injecteurs, rien. L’autonomie a une saveur inoubliable, vous savez. Après, il faut s’armer de patience car…
- attention, ce sont des hommes qui ont préparé le terrain : outils lourds, écrous serrés à mort, « modes d’emploi » improbables, tout est fait pour des bourrins.


C’est là que je me dis qu’il faut faire quelque chose. Ça ne va pas s’arranger si on laisse faire. Saisissez votre clé à molette, madame, d’une manière virile et déterminée. Puis répétez après moi :

La vis ? Je la dévisse ! Le clip ? Je le déclipe ! Le clou ? Je le décloue ! Je démonte tout et rien ne me résiste !


(Des mantras plus adaptés vous seront proposés lorsque le moment de tout remonter sera venu)

The Dinner Party – Ishtar… et les autres

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Les femmes associées à Ishtarsur le Dinner Party sont des déesses ni vraiment primordiales (mais toujours en bonne place) ni vraiment fertiles (mais garantes de la succession des saisons comme toute bonne déesse-mère), qui apportent une nouvelle dimension à l’image paléolithique de la féminité… Majoritairement issues du Proche-Orient, elles ont toutes ces points communs avec la grande déesse Ishtar : épouses d’un dieu moins important qu’elles, elles guerroient montées sur des lions, présentent des mœurs légères et leur caractère en acier trempé leur permet une quasi-souveraineté. Chicago est également parvenu à mettre la main sur quelques figures féminines réelles (plus ou moins) importantes de cette époque.



Au Proche-Orient, il y a 2 000 ans, au large de Sumer, nous avons trouvé Anahita, l’unique déesse du panthéon perse, souvent associée au mythe de Mithra (qui ressemblait beaucoup à Gilgamesh – à base de terrassement de taureau à mains nues). Cette émanation d’Ishtar régnait sur les…

The Dinner Party – Ishtar

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Aile 1 : l’Antiquité
Déesse primordiale   -   Déesse de la fertilité   -   Ishtar   -   Kali   -   Déesse Serpent   -   Sophie   -   Amazone   -   Hatchepsout   -   Judith   -   Sappho   -   Aspasie   -   Boadicée   -   Hypatie



Ishtar– D’abord nommée Inanna par les Sumériens à l’aube de notre histoire (il y a 6 000 ans), les Babyloniens et les Assyriens renommèrent "Ishtar" ce mythe très important qui déifiait à la fois l’amour, la guerre, le sexe et la beauté.

C’est un des plus vieux archétypes de la femme un peu fatale sur les bords, qui régit la Vie et la Mort.

The Dinner Party – La Déesse de la fertilité… et les autres

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Avec la Déesse de la Fertilité, nous faisons un tout petit pas de plus dans l’histoire des femmes : celles qui lui sont associées sur leDinner Party sont toutes des figures issues des mythologies européennes et du Proche-Orient ; on quitte Sumer, le berceau de l’humanité, pour les rives celtiques et nordiques, où elles sont particulièrement représentées. Les entités divines féminines sont toujours un peu « déesse de la fertilité » d’une manière ou d’une autre, mais là, on ne gardera que celles où le symbole est vraiment central.


En Europe, il y a 2 500 ans, le monde Grec se préparait (difficilement) à passer sous domination romaine, et on dut accommoder l’Olympe. Le nouveau était très ressemblant : Gaïa est devenue Tellus (ou Terra) et prit le rôle symbolique de la Mère, maîtresse des saisons, en quelques coups de cuillère à pot. Tout le reste est à l’avenant : Junon succède à Héra, également citée dans cette partie de l’installation, sur le trône de la Reine des Dieux. Comme elle, ell…

The Dinner Party – La Déesse de la fertilité

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Aile 1 : l’Antiquité Déesse primordiale   -   Déesse de la fertilité   -   Ishtar   -   Kali   -   Déesse Serpent   -   Sophie   -   Amazone   -   Hatchepsout   -   Judith   -   Sappho   -   Aspasie   -   Boadicée   -   Hypatie


Femme tenant ses seins dite Figurine de Halaf, aux attributs féminins hypertrophiés, caractéristiques des vénus paléolithiques [Cliquez sur l'image pour découvrir la "révolution néolithique"]

The Dinner Party – La Déesse primordiale… et les autres

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Logiquement, les femmes associées à la déesse primordiale par Judy Chicago, sur le socle du Dinner Party, ne relèvent pas vraiment de cet archétype premier, mais plutôt de celui de la mère, génitrice et nourricière, puisqu’aucune entité féminine, à ma connaissance, n’a eu l’honneur d’être retenue comme le principe premier de toute chose par toute une civilisation (quoiqu’on soupçonne le contraire). Ainsi, Chaos, qui est une « béance », était-il une divinité mâle, et c’est lui qui engendra Gaïa. A partir de cet élément mâle, la Déesse-Mère entre en scène et inonde le monde de générations de petits rejetons de Dieux, de héros, et enfin d’humains.



Il y a 5000 ans, au Moyen-Orient dans la région de Sumer,Aruru/Ninhursag, était une déesse-Mère sumérienne qui fabriquait les héros dans l’argile. Elle était aussi la femme d’Enki, dieu civilisateur et fils de Nammu, qui était, elle, la Mère de Toutes les Mères, mais qui ressemble beaucoup à Tiamat, Déesse chaotique primordiale de Babylone.
En Eg…

The Dinner Party – La Déesse primordiale

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Chicago a commencé par sonder les nuits antiques, pour en rapporter les tous premiers spécimens féminins. Je ne parle pas de Lucy, le fossile hominidé dont on ne sait pas comment elle gérait sa féminité, mais surtout de ces « Femmes Archaïques », ces déesses, ces figures, ces modèles mythiques qui ont fondé « la nature féminine ».



Aile 1 : l’Antiquité Déesse primordiale   -   Déesse de la fertilité   -   Ishtar   -   Kali   -   Déesse Serpent   -  Sophie   -   Amazone   -   Hatchepsout   -   Judith   -   Sappho - Aspasie   -   Boadicée   -   Hypatie



Vénus de Hohle Fels
(Cliquez aussi sur l’image pour une entrée en matière)

The Dinner Party - Judy Chicago

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Judy Chicago, née Cohen en 1939 à Chicago, est une artiste féministe. Très active dans les années 60-70, elle pratique un art politique tourné vers l’émancipation sociale et sexuelle des femmes. C’est ainsi qu’elle change de nom en 1971, pour rompre ses chaînes.

En 1979, elle présente une installation nommée The Dinner Party, qui rend hommage aux centaines de femmes qui font partie de notre histoire. Cette table triangulaire de 15 mètres de côté dresse un couvert à 39 femmes mythiques ou historiques, disposées en ordre chronologique, sur un sol de dalles blanches, dorées aux noms de 999 autres femmes. Ainsi la Déesse Primordiale se retrouve-t-elle à la  droite de Georgia O’Keefe. Chicago donne à chacune de ses 39 convives ses couleurs : un chemin de table et une assiette chargés de symboles, qui forment à la fois un blason et un portrait.




C’est plein de ventres, de sexes et de fleurs, du coup. Dans l’ensemble, ça me fait furieusement penser au lourd cendrier « art contemporain » qu’on t…

She's Bad - DyE feat. Egyptian Lover

Mate un peu.

La plus belle histoire des femmes - Sylviane Agacinski, Nicole Bacharan, Françoise Héritier et Michelle Perrot (2)

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La plus belle histoire des femmes (1)
[…] Mais en plus, les femmes donnent du plaisir aux hommes. Dans certaines sociétés - par exemple, en Grèce, au Japon, en Inde, dans le judaïsme ancien – ces différentes fonctions étaient même réparties dans plusieurs corps de femmes. Dans le rapport conjugal, il s’agissait juste de faire des enfants, et d’autres femmes étaient chargées de procurer du plaisir – les enfants que ces dernières mettaient au monde n’étaient d’ailleurs pas légitimes. Dans la Grèce classique, auprès du citoyen, on trouve l’épouse, qui reste dans le gynécée, que l’on respecte, avec qui l’on a des rapports sexuels pour avoir des fils, rien de plus. Puis il y a la concubine, qui vit au foyer et assure le confort domestique, s’occupe des plaisirs de la vie quotidienne, de la nourriture, du linge. Les loisirs plus sophistiqués, sexuels et intellectuels, sont le domaine de l’hétaïre. Elle ne fait pas de travaux domestiques, elle accompagne les hommes aux banquets, discute philo…