Seedship - John Ayliff




Hey un jeu Twine entièrement textuel et tout génial, en anglais top facile, ça te dit ?

Bim : Seedship !


C’est un tweet de@Mar_Lard qui m’a mis la puce à l’oreille. Plein de choix affreux, c’est plein d’heures d’amusement.


« In Seedship, you take the role of the AI controlling a robot ship filled with frozen human colonists. Your job is to find the best planet to found a new human colony. The game is based heavily on random generation, so no two games will be the same. » John Ayliff




Oui, vous êtes l’IA d’un vaisseau transportant les dernièr.e.s humain.e.s congelé.e.s, mais aussi tous les savoirs et toutes les technologies de la dernière humanité. Votre mission, si vous l’acceptez : trouver une planète correcte et tout déposer en douceur pour fonder un nouveau règne humain - ou un dernier charnier, selon comme vous vous débrouillerez. Un pied d’atterrisseur cassé peut tout faire foirer.

Côté interface, on peut pas faire plus simple et plus propre, ni plus rouge ni plus vert (avec deux thèmes : dark on light ou light on dark).


À gauche, ce sont les données qui concernent le vaisseau : le nombre d’humains survivants (1000 au départ), l’état de vos capteurs (atmosphère, gravité, température, eau et ressources), celui de vos systèmes d’atterrissage et de construction et enfin l’intégrité de vos bases de données culturelles et scientifiques, le tout en pourcentages. Tout ça ne fait à peu près que se dégrader au fil du voyage, qui devient ainsi de plus en plus périlleux… mais de temps en temps, un évènement vous permet de restaurer tout ou partie de votre vaisseau (si vous rencontrez quelque chose dans l’infini du cosmos, un conseil : arrêtez-vous, vous n'êtes pas seul.e).

À droite, les résultats collectés par l’IA concernant son environnement pendant le vol (rencontres, risques de collisions, trous noirs…) et lorsqu’une planète est inspectée (un tour sur deux). Tant que vos capteurs sont en bon état, c’est facile d’identifier une bonne ou une mauvaise planète. Pour avoir encore plus de précisions, on peut envoyer une sonde qui collecte des données supplémentaires à sa surface.

Comme vous pouvez améliorer vos capteurs au cours du voyage, les planètes rencontrées sont de plus en plus susceptibles de recueillir la future humanité. Une bonne planète n’est ni trop chaude ni trop froide et sa gravité n’est pas extrême (cela tuerait une partie des humain.e.s), on y trouve de l’eau et des ressources minières (à défaut, une lune riche en métaux mais attention, vous n’y aurez pas accès si vos connaissances technologiques sont trop basses). En bonus, il peut y avoir des plantes et des animaux utiles, des ruines de civilisations high-tech qui vous permettront de vous remettre à niveau et des paysages paradisiaques qui rendront les humain.e.s heureux.

Une planète pas sympa n’a pas toutes ces caractéristiques, la pire de toutes étant celle autours de laquelle orbite une lune instable, promesse d’Armageddon.

Planète sympa vs planète pas sympa :


Pour chaque tour, les conditions et les conséquences de vos décisions sont décidés aléatoirement. Le jeu reste très stratégique : sacrifier votre dernière sonde ou un nombre indéterminé de vies humaines ? Affreux.

Quand vous décidez de poser vos bagages et de fonder une colonie, le jeu compile 1) les caractéristiques de la planète et 2) l’état de votre vaisseau pour déterminer sur-le-champ la réussite ou l’échec de votre entreprise niveau technologie et culture… Les résultats allant de « tous morts avant d’atteindre le sol » à « démocratie sympa sur une jolie planète » en passant par « âge de fer très violent dans un environnement hostile ».


Les parties sont courtes, c’est rigolo et même un peu poétique ; je recommande.
 

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