jeudi 19 octobre 2017

(MOOC) Violences faites aux femmes / violences et conflits armés






Le MOOC continue avec les violences spécifiques que subissent les femmes lors des conflits armés, sujet que j'ai déjà abordé ici, à travers un article du Monde paru en 2014 (sur la Syrie). La bonne vieille image de l'armée en campagne, qui viole tout ce qui lui passe sous la main, c'est pas si vieux en fait : c'est aujourd'hui, toujours d'actualité.

Où l'on apprend que ça commence en temps de paix...

!! Trigger Warning Violences sexuelles !!


mercredi 18 octobre 2017

(MOOC) Violences faites aux femmes / la violence conjugale




Le premier thème abordé par ce MOOC est la violence conjugale : la plus intime. En 2014, 134 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints.

Je rappelle qu'il s'agit de partager avec vous une partie de ce cours, quelques vidéos, avec quelques liens et quelques notes rapides qui vous donneront déjà pas mal de grain à moudre. C'est donc plutôt un partage de ressources, avec des extraits, sans autre commentaire. Je pense qu'il faut les diffuser, si on le peut !


(Les vidéos des cours sont réalisées par le Centre Virchow-Villermé, l’Université Paris Descartes, l’Université de Genève et l’ANEO)



Les infos à retenir

- Un numéro d’appel gratuit pour les femmes victimes de violences : 3919
- Un numéro d’appel pour les femmes victimes de viol : 0800 05 95 95 (Viols Femmes Informations, par le Collectif Féministe Contre le Viol)
- Le téléphone grave danger (c’est vraiment un téléphone, pas un numéro ! - dispositif à l’état de balbutiement)

mardi 17 octobre 2017

MOOC Violences faites aux femmes





Depuis un mois, je suis le cours « Violences faites aux femmes » sur Fun Mooc. La formation, lancée et dirigée par l’Université Sorbonne Paris Cité, est riche, pertinente, éprouvante aussi… Comme ça résonne pas mal avec ce qui se passe sur les réseaux sociaux en ce moment (tu sais, Weinstein, #balancetonporc, toussa toussa), j’ai souhaité partager cet apprentissage avec vous, du moins une partie. Je ne peux que vous encourager à vous inscrire à cette session (nous en sommes à la cinquième semaine sur neuf, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30.10.17) ou à attendre la suivante (s’il y en a une !). De mon côté je vais mettre ici quelques archives, regroupées par thèmes :


Bon courage.



dimanche 15 octobre 2017

Match Point / Jour 3




Après les prémisses, la rencontre, l'approche et enfin la parade, on en est arrivé au match point. Le premier jour on s’est reniflés. Le deuxième jour on s’est mélangés. À l’aube du troisième jour, je suis toujours dans son lit. Ambiance lascive, on suspend le temps un jour de plus.



Jour 3 (le jour le plus cool)

Là, ça devient carrément orgiaque. Ma physiologie se met à prendre le dessus sur tout le reste, c’est très sensuel et en même temps pas mal gênant.

Bon, alors je vais vous dire, cette propension que j’ai à expulser l’eau de mon corps, c’est comme toi, j’y suis pour rien. Quand je fais du sport ou qu’il fait chaud, c’est invraisemblable la flotte que je peux accumuler entre mes deux seins. Mais le plus drôle, c’est quand je suis nue. Je deviens alors toute sèche, sauf des aisselles. Là, je me mets à produire une, deux petites perles de sueur grasse. Ça roule sur mes flancs, ça fait des chatouilles c’est marrant. Tu sais ce que c’est ? De la sueur émotionnelle. Ce n’est pas vraiment de la sueur parce que c’est plus gras (un peu blanchâtre d’ailleurs), plus rapide, moins abondant et que ça porte les odeurs : ça pue la peur et le désir. Comme Johnny Boy chauffe beaucoup trop son appartement et qu’on passe la journée tous nus sous la couette, ben j’ai pas froid et j’ai plein d’émotions, c’est sûr. Lui, il est plutôt discret olfactivement. Il se lave tous les jours, voire deux fois par jour ; je me mets à avoir honte, alors que ça fait vingt ans, depuis mon adolescence, que j’ai appris à vivre humide tout en gardant une hygiène rigoureuse. Alors, c’est pas la mer à boire mais ça élargit juste encore un peu mes failles personnelles.

samedi 14 octobre 2017

Match Point / Jour 2




Personnellement, je me relis, je fais une crise d’apoplexie à chaque fois. Comment le début de notre relation a-t-elle pu être si catastrophique ?? Physiquement et psychologiquement, j'étais pas préparée, ça a été un choc énorme de partager à nouveau le lit et les journées de quelqu’un.


T’es paumé.e ?



Jour 2 (le jour le plus long aussi du coup)

Quand je renonce à dormir et que je me lève aux alentours de 8 heures - tout le monde dort - j’ai un casque en plomb sur les oreilles, le cœur qui bat n’importe comment et les jambes un peu molles. Je trouve moyen de prendre ma voiture et de ramener autant de croissants que le contenu de mon porte-monnaie le permet (quinze). Je prépare un café, je lis un journal qui traîne, je mange. Les gen.te.s se lèvent les un.e.s après les autres, un peu flou.e.s, on a toustes une haleine et une coupe de cheveux de poney, ça renverse du café sur le bar à cause des micro-tasses de café que les croissants rentrent pas dedans ; convivial. À 11 heures, Johnny Boy apparaît, en panique : la meuf qui était dans son lit hier soir n’y est plus ! Quand ses deux yeux font le point, il me voit.

Ça faisait un moment que je n’avais pas été regardée comme ça. Psychologiquement, ça m’inonde de plaisir. Je suis carrément d’attaque pour lui vendre le bon dieu.

Une heure plus tard (café, pétard), j’ai chaussé la Micra et je le suis par les petites routes qui mènent chez lui… En chemin : Ben Harper.


J’ai le ventre qui papillonne et les pieds qui fourmillent, c’est génial ; mais c’est facile. Aller chez lui, pénétrer son intimité et me retrouver en terrain inconnu, ça a été la barrière la plus facile à lever.

vendredi 13 octobre 2017

Vanité


Vanité, Juriaen van Streeck
(1670)


Aujourd’hui, un mot !

Je suis un vieux mot, le temps, la peinture et la littérature m’ont largement anobli. Pourtant, je suis péjoratif, malgré la proximité de sens que j’entretiens avec la Gloire. Ce qui m’en sépare ? La vacuité ! Que de la gloriole ! Je suis vain, vide, bientôt mort et pourtant je me vante, je suis, je suis…


Tout est vanité,
Charles Allan Gilbert (1902)



Vanité
Substantif féminin
du lat. vanitatem, de vanus, vain.

Le terme de vanité traverse et innerve le Grand Siècle. Ce succès, dans la langue et dans l’usage, tient en partie à la complexité d’un mot déjà fort ancien au XVIIe siècle et qui, dès l’origine, se caractérise par sa dualité. Semblable à Janus, la vanité offre en effet deux visages. Protubérance présomptueuse, sa face convexe est boursouflée de prétention et d’envie : c’est la vanité vaniteuse, parent pauvre et ridicule de l’orgueil. À l’avers, sur sa face concave, se dessine au contraire le profil déprimé d’une vanité sage, opérateur de déréliction et pédagogue de la désillusion, par la conscience que tout est vain, par la perception lucide du néant. Les deux qualificatifs, « vaniteux », d’une part, et « vain » de l’autre, s’opposent ainsi diamétralement par leur acception et leur application, même si leur commune référence au substantif « vanité » les associe, les superpose même – la vanité présomptueuse n’exprime-t-elle pas à son paroxysme la vacuité des illusions humaines ? 


jeudi 12 octobre 2017

Match Point / Jour 1




Je continue de te raconter comment cette drôle d'histoire a commencé ? Aujourd'hui, c'est Blanche-Neige, cette oie blanche, qui va prendre, du point de vue des illus. C'est juste pour le plaisir de faire des recherches sans fin sur internet, le sujet s'y prête si bien. C'est fou tout ce que tu ramasses si tu tapes "princesse"...

Je vais conclure !

Mais pas si facilement. Le match point fut intense, intime et aussi bien long : trois jours. Trois jours de musique, de sexe, de sang et de poils. Accroche-toi.


On y va.


Jour 1 (le jour le plus long)

J’ai bossé toute la journée à ingurgiter l’anthologie élargie de la poésie française, à y chercher des femmes poétesses, je lève la tête de mon labeur quand je remarque que ma meilleure se prépare pour la virée du vendredi (de la vapeur sort de la salle de bain et elle essaie plusieurs jupes, plusieurs collants et plusieurs chemisiers). Je suis moyennement en mode teuf (c’est à cet instant que j’aurais pu le rater), mais je décide d’y aller (merci moi), en me disant qu’il y sera peut-être. Je me prépare laborieusement : j’enlève le pyjama que j’ai porté toute la journée et j’essaie plusieurs pantalons, plusieurs pulls et plusieurs paires de chaussures. J’ai rendu visite à un coiffeur il n’y a pas si longtemps, je me suis épilé la moustache deux jours plus tôt, je décide que du point de vue pileux, j’en ai assez fait comme ça. J’ai des anglaises qui commencent à se former dans la culotte et mon poil d’hiver sur les jambes, mais c’est pas ce soir que je vais conclure de toute façon, je me dis, vu que j’ai mes règles.

Bloody princess - Saint Hoax

mercredi 11 octobre 2017

The Women Project - Carol Rossetti



« The Women Project began in a very spontaneous and unpretentious way. My initial goal was just to practice my technique with colored pencils while saying something nice to my friends who already followed my work. When looking for a theme, I opted for intersectionality for being something that I acknowledge as a personal issue. It always bothered me the world's constant attempts to control women's bodies, behaviors and identities. This control is such a deep part of our culture that we hardly ever realize how cruel it is and how it restricts our personal choices. However, I don't believe it's enough to discuss exclusively the issues that affect a specific group of women. We also need to talk about racism, homophobia, transphobia, classicism, xenophobia and ableism. The fight for equality and respect is very wide and should be inclusive. » 





mardi 10 octobre 2017

Alcool et culture du viol




J’ai un souci avec l’alcool. Enfin, avec ceux qui en boivent essentiellement. Comme c’est un sujet difficile et que je vais devoir l’aborder dans la suite de mes aventures avec Johny Boy, je voulais offrir le texte suivant à votre sagacité, histoire de planter les bases de mon avis sur la question…

Il s’agit d’un texte d’une féministe bulgare, paru en 2012, traduit et édité récemment par Infokiosques.net sous forme de brochure.

Il se trouve que je connais, maintenant, un grand nombre de personnes qui boivent. Parmi elleux, il y a des gens que j’aime énormément. Et puis moi aussi je me suis découvert un petit faible pour à peu près tous les produits de la vigne. Oui, c’est sympa de boire, c’est bon l’alcool. Mais on est d’accord sur le fait que ces 12 bières / 5 vodkas / 3 whisky coca indus et pas chers ont tous le même goût ? Qu’à un moment, ça devient juste un mauvais prétexte, avec une odeur de jeu de dupes ? Ça tombe bien, c’est super toléré par la société patriarcale ! Si tu es un homme, sens-toi à l’aise, tout est permis tant que tu ne prends pas le volant ; si tu es une femme, sens-toi à l’aise aussi, le patriarcat adore les meufs bourrées.

Dis-moi comment tu te divertis et je te dirai qui tu es…


cherylwrites.com

Sans retenue, nous fêtons notre absence de retenue
Alcool et culture du viol


Lumières vives, musique forte, danses excessives, pas de soucis, pas de devoirs, pas de peur. Ne penser à rien et pourtant vivre tout de manière doublement intense. Pourquoi buvons-nous de l’alcool ? Nous voulons fêter à outrance, prendre du plaisir, apprendre à connaître les autres d’une manière nouvelle et nous sentir libre. Nous voulons transformer la nuit en jour. Nous devenons proches de gens dont nous ne connaissons pas même le nom. Par la suite, nous ne pouvons-nous souvenir de rien et seul le mal de tête nous rappelle que la soirée a dû être bonne. Pas de limites, pas de retenue, tout disparaît, les conséquences nous paraissent lointaines et nous sont complètement égales. On regarde les gens autour de nous, on voit peut-être une personne attractive et c’est alors la seule chose qui compte. Ça c’est le côté désagréable de la fête – pour moi tout du moins : être attouchée, harcelée, importunée et ne presque pas avoir les moyens d’éviter ce genre de situation. J’essaie alors de m’en aller, de me détourner, fuir pour ne pas être obligée d’entrer en confrontation, d’affronter une situation que je n’ai pas choisi de vivre. « Oui mais il est bourré » est probablement la plus simple des excuses. Oui il est bourré et à cause de cela il n’a plus de retenue, ne remarque pas le refus, ou le remarque mais l’ignore.