jeudi 22 décembre 2016

Sarah Andersen




Bon, il faut dire que l’œuvre de Sarah Andersen n’a rien à voir avec celle de Marguerite Sauvage ou celle de James Jean. Pas de jambes aux longueurs improbables, pas de cheveux qui s’emmêlent dans le vent, pas de prédation sexuelle, pas d’hypersexualisation…

En fait, s’il fallait une antithèse aux travaux de Sauvage ou Jean, ce serait Sarah Andersen.



Tu connais sûrement son travail : cette fille torturée, cheveux gras, yeux rendus protubérants par les cernes et l’angoisse, c’est elle ! Elle parle souvent de sa sociopathie (comme je la comprends… ou plutôt, comme elle me comprend !), de son utérus ou de ses problèmes capillaires.

Bref, je l’adore.

Elle vient de sortir un livre : Adulthood is a myth.






Elle débute dans le milieu de l’illustration (elle est toujours étudiante) et son portfolio n’est pas encore très épais mais j’adore déjà. C’est très différent de ses comics (!) et c’est là qu’elle rejoint ma réflexion sur l’image du féminin dans notre culture : c’est rétro en diable, on est plus proche d’Yvan Bilibine que de nos mangakas modernes, un petit quelque chose de pudique et distingué, ciselé, en dentelle. On est bien dans l'éternel féminin, en moins tapageur, avec un usage moins violent de la couleur. Une délicatesse de porcelaine ! Les femmes sont nues ou bien vêtues de simplicité. Fragile, au goût de tisane… 











SOURCES

Son blog illu : sarahandersenart.tumblr.com
Son portfolio : www.sarahandersenart.com
Son tumblr comics : sarahcandersen.com
Embauchez-la sur Patreon : www.patreon.com/SarahsScribbles





J’espère que vous avez aimé la ballade. Moi je le préfère comme ça l’éternel féminin unique : nombreux, divers et changeant.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Volu, je t'aime bien mais j'aimerais ajouter quelque chose à tout ça...