mardi 10 novembre 2015

Traité amusant d'écologie urbaine - Anne Burgi Diop (1997)



Je suis tombée sur cet ouvrage entre les allées de mon magasin bio.

Traité amusant d’écologie urbaine - À la reconquête de la ville de A à Z
Anne Burgi Diop - Éditions Jouvence, 1997

Être écolo, c’est faire des choix.



Approche analytique ou approche systémique ?

Les systèmes naturels de la biosphère sont ouverts, dynamiques, hautement complexes et - très important - irréversibles.

En clair, cela signifie qu’ils peuvent changer de structure et d’état à partir d’écarts de faible amplitude, lesquels sont gouvernés par des boucles de rétroaction positives ou négatives - le feedback des Anglo-Saxons. Une rétroaction positive signifie que l’écart au départ s’accroît, jusqu’à rupture du système. Un exemple connu est la croissance démographique galopante de ce siècle, ou encore la construction de nouvelles routes appelant un volume de trafic toujours plus dense, fait qui amène la construction d’autres routes etc. Une rétroaction négative implique au contraire que le système se maintient dans les limites acceptables pour sa survie, c’est-à-dire que son entropie reste à un niveau stable et bas.

Entropie : du grec entropia, signifiant retour en arrière. Il s’agit de l’énergie se dissipant de manière telle qu’elle n’est plus disponible pour produire un travail utile. On l’appelle aussi énergie usée ou dégradée.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » avait affirmé le chimiste français Antoine Laurent Lavoisier au 18ème siècle.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle » paraphrasent les écologistes. Et c’est ça l’invention géniale de Gaïa : le recyclage, mécanisme régulateur fabuleusement complexe permettant à l’écosystème de maintenir sa structure et ses multiples fonctions.