samedi 21 mars 2015

Blason : un peu d’histoires


















Pour pénétrer l’univers du blason, nous allons nous prêter à un petit jeu : on dirait que je serais Elisabille de Cassetête, et vous Goddedur de Fouille-Croix (jeux de mots impénétrables).

(À gauche, je suis celle qui écoute pousser ses cheveux. À droite, vous êtes celui qui se cherche une contenance avec sa hache pour dissimuler le fait qu'il n'a pas de blason)

En route.


vendredi 20 mars 2015

Blason : quelques définitions


"Habsburger Pfau"

Je parlais d’armes, il y a quelques jours. Je n’ai pas fini de vider le sujet… Aujourd’hui, on va s'attaquer à l’angle symbolique. Non, je ne vais pas parler du flingue qui symbolise la bite (il n’y a même pas débat), disons pas directement. Je vais vous parler de blason.

« Blason » est un mot élastique comme je les adore. Surprenant, gai, vivant. Un mot artistique. Et aussi un mot qui condense à lui seul un grand pan (t’es mort) de notre chère institution patriarcale. Virilité, conquêtes, combats, Église, héritage, filiation… on va réviser nos fondamentaux.

Le blason est un code, un langage et un art, avec ses règles, sa grammaire, ses exceptions et ses listes à apprendre par cœur, sa charge symbolique, quasi-totale ! Pardon, je bave, venons-en aux faits.

Rien que les faits !

Quelques définitions
Apprends plein de nouveaux mots !
0 dates à retenir !
Conçois ton propre blason ! Et apprends encore plus de nouveaux mots ! 
Révise tes couleurs en ancien Français !
Grammaire
Révise aussi toutes tes règles d’orthographe, de grammaire, de conjugaison et de syntaxe en ancien Français moderne !


dimanche 15 mars 2015

Des armes



On en voit tous les jours, dans les mains d’insurgés, de nos GI, de nos flics, dans les films bruyants, les jeux vidéos… Elle provoque chez nous ce petit frisson qu’on accorde à ce qui nous dépasse : « Wouah, ça tue ! »

Découvrons ensemble cette chose qui a injecté l’esprit du taylorisme dans le meurtre de masse.


vendredi 13 mars 2015

Liberté


« La liberté de tout dire n’a d’ennemis

que ceux qui se réservent le droit de tout faire. » 

(révolutionnaire qui usait fréquemment de l’appel au meurtre)

 La Mort de Marat par Jacques-Louis David (1793) >


Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

dimanche 8 mars 2015

8 mars : Journée Internationale pour les Droits des Femmes




Woâ, c’est la Journée Internationale de la Femme aujourd’hui ! Je vais remettre ma robe de mariée et me parer de roses rouges !

J’ai attendu jusqu’au dernier moment pour faire ma moisson. Dans l’ensemble, j’ai trouvé beaucoup de visuels moches et approximatifs, des promotions pour des chaussures ou des ateliers tricot, des roses offertes par les magasins discount, des tonnes de bons mots et de dessins sur une histoire de vaisselle à faire plutôt demain, du rose, des fleurs, des volutes… notez que j’aime beaucoup le rose, le tricot, les volutes et remettre la vaisselle à demain, c’est pas la question.

Même si elles adorent ça, les femmes n’ont pas besoin de tricoter mieux, porter de plus belles robes ou faire la vaisselle demain. Ou alors tu crois vraiment que La Fâme lutte pour un truc qu’elle a déjà et je me permets de lever un sourcil devant ton cynisme.

Les femmes luttent pour leurs droits fondamentaux dans ce monde déjà bien misérable, il est là le problème.

La vie, la sécurité, l’eau, la nourriture.

mercredi 4 mars 2015

Boycott


Un mot qui a des couilles.


En 1880, Charles Stewart Parnell est un lord irlandais, protestant, nationaliste-indépendantiste de 33 ans à la carrière politique déjà bien trempée. Obstructionniste patenté, orateur agressif, brillant organisateur, il bataille au Parlement et au sein de la Land League contre l’Anglois de toute la force de son génie. Son constat est le suivant : l’Irlande appartient à 0,2% de sa population, à savoir une poignée de 10 000 propriétaires dont une minorité (750) est constituée de riches britanniques ne vivant pas sur le territoire irlandais, laissant le soin de leur ferme à d’autres qu’eux.
Amateur d’action-matraque et de violence conceptuelle quel que fût le sujet, Parnell met au point une stratégie de lutte façonnée pour la colère du petit peuple : l’ostracisme. Stratégie qu’il décrit lors d’un discours à Ennis. Il a demandé à l’assistance quel sort réserver à un propriétaire qui a volé la terre d’un autre. L’assistance de conseiller de le pendre ou de le fusiller, au choix. Flattant les instincts chauvins de son auditoire, Parnell propose une solution plus « charitable » (sic).

« Quand un homme a pris une ferme d'un autre qui a été renvoyé, [...] vous devez l'éviter dans les rues du village, vous devez l'éviter dans les boutiques, vous devez l'éviter dans le parc et sur la place du marché, et même au lieu de culte, en le laissant seul, en le mettant en quarantaine morale, en l'isolant du reste de son pays comme s'il était le lépreux de nos ancêtres, vous devez lui montrer votre dégoût pour le crime qu'il a commis. »  
Charles Stewart Parnell - 19 septembre 1980

dimanche 1 mars 2015

Boustrophédon

 Boustrophédon n.m.


de
[boustrophêdón]
 βοῦς boũs « bœuf » et στροφή strophế « action de tourner »

Tracé d’un système d’écriture qui change alternativement de sens, ligne après ligne, de droite à gauche (lecture sinistroverse) puis de gauche à droite (lecture dextroverse).