lundi 30 juin 2014

La plus belle histoire des femmes - Sylviane Agacinski, Nicole Bacharan, Françoise Héritier et Michelle Perrot (1)




…commence plutôt mal.



Il s’agit d’un ouvrage que je n’ai pas fini de lire, mais qui m’a déjà bien marquée… Vous comprenez, j’aurai tellement aimé qu’ait existé un matriarcat primitif, ou même juste un temps heureux où les femmes ne seraient pas des pondeuses-lessiveuses, ou encore apprendre que la domination masculine, c’est juste culturel.

Françoise Héritier, Michelle Perrot, Sylviane Agacinski et Nicole Bacharan, respectivement anthropologue et professeure honoraire au Collège de France, historienne spécialiste de l’histoire des femmes, philosophe, et politologue-historienne, s’y mettent à quatre pour retracer l’histoire du sexe faible. Dans ce dialogue à 8 mains (où l’on pensera souvent aux hominidés angoissés de Roy Lewis), elles affirment ni plus ni moins que la domination masculine sur le corps des femmes est à l’origine même – en tout cas concomitant – de l’élévation de notre espèce en être socialement évolué. Que cette domination est associée partout et depuis toujours à la dépréciation du sexe féminin. Qu’on est toujours dans ce « modèle archaïque dominant ». 

Que ce qui serait culturel, en revanche, et joliment évolué, ce serait qu’on arrête ces conneries.


samedi 28 juin 2014

Deux jours, une nuit

    

Deux jours, une nuit
Jean-Pierre et Luc Dardenne, 2014, avec Marion Cotillard et Fabrizio Rongione.


Sandra est une jeune femme « fragile », elle sort d’une dépression, dont on ne connaîtra pas l’origine (on s’en fout : cette fille est dépressive, c’est tout), qui l’a longuement empêché de travailler. Alors qu’elle doit justement reprendre le travail, une collègue lui annonce que les ouvriers de sa boîte viennent de voter son licenciement. Ils avaient le choix garder Sandra, ou toucher une prime de 1 000 euros. 14 personnes, sur 16, ont choisi la prime.

Le premier réflexe de Sandra est de s’effondrer, en gobant du Xanax.

jeudi 26 juin 2014

Paysage


Falaise ou Côte escarpée – Edgar Degas (1892)




Ma femme à la chevelure de feu de bois
Aux pensées d’éclairs de chaleur
A la taille de sablier

samedi 7 juin 2014

Animal


C’est LA question qui fâche. Qu’on puisse se la poser, quelle horreur ! Une petite dose de violence psychologique ?


Car c’est évident, nous n’avons rien de commun avec les bêtes, qui, elles, ne parlent pas, n’ont pas de conscience, ne connaissent ni l’art ni l’humour, ne votent pas et seraient bien emmerdées face à une tablette tactile. La plus grande part de l’humanité vit dans la certitude que ses droits sur les animaux sont absolus, sans même avoir à avancer d’argument pour cela, c’est un état de fait, d’évidence, un constat : l’Homme peut tout faire aux animaux.

- Nous en faisons des « animaux de compagnie », dans les meilleurs des cas, ceux-là jouissent d’une considération sans nulle autre pareille, mais c’est pas Byzance non plus, hein. Ils ont leur promenade du soir, leurs salons de beauté, leur société de protection, et une batterie de textes législatifs qui encadrent leurs existences.

mercredi 4 juin 2014

Sainte Bible : on a l'âge de ses préceptes




Le premier opus de Millénium retrace les méfaits d’un serial killer nazi qui viole, tue et découpe des jeunes filles juives, en associant ses meurtres à des passages du Lévitique, un livre de la Sainte Bible. Millénium n’est pas du tout une critique de la religion catholique, mais il nous rappelle qu’elle tient en son germe les vestiges d’une société violente et fondamentalement misogyne.

Il est de bon ton de ne pas trouver problématiques les passages les plus archaïques de cet ouvrage monumental et intouchable. Il faudrait admettre en même temps que c’est ce qui fonde notre société, mais qu’elle n’a pas la puissance de nuisance qu’on peut lui prêter. C’est sacré quoi, on n’y touche pas. Je trouve ça dommage, en tant que pierre d’angle des civilisations occidentales, on pourrait jeter un œil au remugle qu’elle garde vivant. Il ne s’agit même pas de critiquer : juste lire, et mesurer l’écart (de maturité, de conscience, d’humanité) qui nous en sépare, aujourd’hui, pas si grand malheureusement. 


Les passages qui suivent vous seront très coutumiers, alors que si je vous dis, à chaud, « Lévitique 20:10 ? Epître aux Corinthiens 7:27 ? », bof quoi. Ce sont pour certains d'entre eux les fondements de l’argumentaire catholique pour justifier la haine de la femme, de l’homosexualité et de la liberté sexuelle (une toute petite recherche internet sur ces textes vous convaincra qu’ils sont toujours d’usage). Que la Bible nous narre des horreurs, c’est une chose, qu’on en fasse des étendards modernes, c’en est une autre.

Illustrations : gravures de Gustave Doré (successivement Dieu, Moïse, Saint Paul et les apötres).



mardi 3 juin 2014

Sérendipité


    


(pour ceux qui l’avaient oublié, celui-là… et ceux que ça intéresse, cette histoire de chameau)


Sérendipité n.f. 

La sérendipité est originellement le fait de réaliser une découverte scientifique ou une invention technique de façon inattendue, accidentelle, à la suite d'un concours de circonstances fortuit et très souvent dans le cadre d'une recherche concernant un autre sujet.