jeudi 22 mai 2014

Millénium - Les films (1)



Stieg Larsson, un gars bien renseigné et à la parole militante, invente la femme qui n’aimait pas les hommes qui n’aimait pas les femmes, au début de ce millénaire. Je n’ai pas lu les livres, et jusqu’il y a peu, je n’avais pas vu les films non plus. Je sentais bien, confusément, que ça pourrait être heurtant pour moi. Nos chemins allaient forcément se croiser.


C’est finalement ma mère (!) qui m’a mise devant. C’était le second opus, Millénium - La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (juin 2010), réalisé par Daniel Alfredson. Séduite, j’ai déniché le premier, Millénium – le Film, sorti en mai 2009 et réalisé par Niel Arden Oplev. Le récit mène une bataille concrète et constante, contre la violence faite aux femmes et je trouve que le film s’en sort bien dans le dosage je vends mon film / je raconte cette histoire.


Millénium 3 – La reine dans le palais des courants d’air, (Daniel Alfredson, juillet 2010) qui couronne la trilogie, confirme cette impression. J’applaudis des deux pieds !

Et je ne suis pas la seule : les livres, et dans une autre mesure les films, ont bénéficié d’un accueil très positif du public, et moi je trouve ça drôlement bien, parce qu’ils nous racontent une histoire des milliers de fois vraie et qu’il nous montre aussi une issue.


Pour vous en proposer une étude la plus parlante possible, je jetterai un œil aux TITRES qui nous en apprennent déjà beaucoup, puis aux GENRES affichés par les films, avant d’attaquer la STRUCTURE NARRATIVE, ainsi quune  étude des PERSONNAGES, le véritable trésor de cette histoire.

Vous avez donc le menu pour les jours à venir… Bonne lecture !



LES TITRES


Millénium : ce nom ne désigne pas l’héroïne, ni même sa quête, mais le journal qui publie la Vérité, et dans lequel travaille le second protagoniste, Blomkvist. Du coup, il faut voir le film comme assimilé à ce journal. De fait, la trilogie possède l’âpreté sordide du scandale de mœurs, tristement véridique.

Millénium – le Film - Les hommes qui n’aimaient pas les femmes ça a le mérite de préciser les choses ! Même si la tyrannie est ici unanimement masculine, cela ne signifie pas que tous les hommes sont des salauds. Au contraire, les premières images de ce premier film nous montrent les mains ridées d’un vieillard qui aime sa nièce d’un amour sincère et persistant. De même Blomkvist présente un sympathique modèle de masculinité.

Millénium 2 La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Le titre du livre correspondant est ici repris, comme pour Millénium 3 La Reine dans le palais des courants d’air. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ces deux titres opposent deux formes de justice…



Les affiches nous présentent Lisbeth par le petit bout de la lorgnette, un peu comme dans un viseur. Ses transformations physiques sont les symptômes de sa radicalité, de son étrangeté. Le noir, les piercings, ce sont ses couleurs, au sens figuré de ce terme, c'est une Warrior.






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Volu, je t'aime bien mais j'aimerais ajouter quelque chose à tout ça...