samedi 21 décembre 2013

Cartes à contes


Noël, Noël… Décembre est le mois des petits zenfants… J’aime à penser que cette fête n’a pas toujours été ce qu’elle est aujourd’hui… fut un temps, on terrorisait nos chères petites têtes blondes avec des histoires de Saint Nicolas et de type qui mange les enfants. On leur racontait de jolies contes pour les persuader que dans la forêt, le Grand Méchant Loup les attendait, et que la seule solution, c’était d’être plus malin que lui, parce que dans la Forêt, on est bien obligé d’y aller… par exemple pour porter un petit pot de beurre à mémé.

Aujourd’hui, on dépose sans sourciller, sans expliquer, sans exiger, sans rien faire passer, plusieurs centaines d’euros de joujoux électroniques, criards, bruyants, coûteux et inutiles à leurs pieds, et on pense avoir fait du bon boulot.

Les enfants n’ont besoin que d’une chose : qu’on leur explique c'est quoi la vie.

Alors moi, pour ce Noël, je vous donne quelques cartes pour y parvenir. Les images sont imprimables mais je vous recommande chaudement d'acquérir le jeu vendu par les éditions Thierry Magnier.

Ce sont des « cartes à contes », encore un truc que ma mère m’a confié. Ce sont des cartes à raconter, à fabriquer des histoires. Elles reprennent les éléments constitutifs du Conte : des Personnages, des Lieux, des Objets. Remuez. Piochez. Racontez.

Contes à la carte
(un jeu des éditions Thierry Magnier, réédité en 2011 - Illustrations Jean-François Barbier)

vendredi 20 décembre 2013

Un petit loup de plus - Marie Hélène Delval




Aujourd’hui, une écoute : un conte de Noël.


Marie-Hélène Delval est l’auteur de ce conte, un peu plus qu’une histoire pour moi. Je devais avoir plus de 6 ans, c’était mon abonnement Belles Histoires de Pomme d’Api, le numéro 54. L’histoire, illustrée par Denise et Claude Millet, a tellement plu à l’instit de maternelle du village, ma mère, qu’elle a monté avec ses élèves, mes petits frères, un spectacle de fin d’année en ombres chinoises basé sur l’ouvrage et qui a fait date dans les mémoires. Les deux meilleures lectrices de la classe de CP/CE1, une autre et moi, avait été désignées pour enregistrer la voix-off, mais nous n’y sommes jamais parvenu. On était trop mortes de rire, pour ce que je m’en souviens (pourtant c'est pas drôle). A notre place, ce fut une maman à la voix douce et profonde qui enregistra le texte et ce fut parfaitement parfait ainsi.

Évidemment, je ne comprends plus l’histoire de la même manière, aujourd'hui... C’est une histoire de petit loup de plus, dans une famille déjà nombreuse. C’est une histoire de mère, que la mienne a soigneusement gardée et partagée pendant des dizaines d’années. Un peu comme les Chaudoudoux.

Bonne écoute.

dimanche 15 décembre 2013

One piece - Eiichiro Oda



One Piece n’est peut-être pas un manga comme les autres… C’est beaucoup plus vif, beaucoup plus drôle, beaucoup plus inventif. Eiichiro Oda est l’auteur des ouvrages dont s’inspire fidèlement la série animée, le père des aventures de Monkey D. Luffy qui ont séduit des millions de lecteurs.


Les épisodes sont traversés par des personnages loufoques, travestis, sexuellement indéfinissables, charmeurs et poétiques. L’action est émaillée de combats de titans à coups de pieds élastiques/ de lance-pierre / de crottes de nez explosives, c’est très distrayant. Un truc entre Tex Avery et Terminator, qui ne se prend (presque) jamais au sérieux.
Monkey D. Luffy

Je vous propose de découvrir la version animée, si vous n’en avez jamais eu l’occasion, en visitant ce site (les épisodes sont disponibles via l'onglet Média / Anime / Guide des épisodes) et en vous offrant le 102ème épisode, un peu différent de tous les autres, et aussi le plus drôle à mon sens.

Je vous mets à la suite le scan du Chapitre 515 (qui correspond grosso modo à l'épisode 409 de l'animé), particulièrement féminin...

samedi 14 décembre 2013

La femme squelette - Clarissa Pinkola Estés

Un conte traditionnel Inuit, écrit et interprété par Clarissa Pinkola Estés dans son ouvrage Femmes qui courent avec les loups. Vous trouverez des extraits de son analyse à la suite du conte.

Bonne lecture !



LA FEMME SQUELETTE 

Elle avait fait quelque chose que son père désapprouvait, mais dont personne ne se souvenait. Toujours est-il que son père l'avait traînée jusqu'à la falaise et précipitée dans la mer. Les poissons avaient mangé sa chair, dévoré ses yeux. Et elle gisait sous les eaux, son squelette ballotté par les courants. 
Un jour, arriva un pêcheur. En fait, ils étaient plus d'un à pêcher à cet endroit, mais celui-ci avait été entraîné bien loin de chez lui et il ignorait que les pêcheurs des environs se tenaient à l'écart de cette crique, disant qu'elle était hantée.

mercredi 11 décembre 2013

La Tentation de Saint Antoine




Il s'agit d’Antoine le Grand. Suivez le lien si vous n’êtes pas sûr de vous souvenir de la différence entre un anachorète et un cénobite.

Ce brave homme a choisi de délaisser tous les biens, et pour vivre sa foi, il décide de s’isoler dans le désert… Pendant 20 ans, jour après jour, le Diable viendra le tourmenter.

Ce sont essayés, sur ce thème, des auteurs et des peintres qui défendent soit Saint Antoine, soit les démons…

Je vous mets en vrac chronologique (pas d'attaque pour construire un article) les liens, les textes et les images glanées… Yaka suivre !

mercredi 4 décembre 2013

Les Illusions du Corps - Gracie Hagen


Gracie Hagen est photographe et l’auteure des clichés qui suivent. Si ces images présentent quelques similitudes avec les « avant/après » de Mélissa Murphy, sa démarche est tout autre ! Et même opposée. Là où Murphy pense embellir les femmes en les rendant toutes identiques, sur un schéma de beauté plaqué systématiquement (grands yeux cernés de noirs, traits fins, chevelures opulente, teint lisse, bouche pulpeuse et bien dessinnée... pour ne parler que du visage), Hagen souhaite arracher le corps humain au carcan de la norme, pour en révéler sa diversité, et révéler les rouages trompeurs des médias.

Le site Rue89 lui accorde un article pour présenter cette série « Illusions of the body ».
L’artiste soutient que les médias ne nous présentent pas des représentations réalistes de notre corps. Les clichés de Mélissa Murphy en attestent…

« Je voulais donner aux gens un exemple de ce à quoi le corps humain ressemble dans une pose flatteuse puis juxtaposer cette image à côté d’une autre, à la pose moins flatteuse. 
On peut voir sur ces photos que la même personne n’a pas du tout la même image, ne serait qu’en fonction de son expression de visage ou de ses mouvements. Je voulais montrer que le corps humain a une vaste étendue de formes et de tailles. Ça n’a pas toujours l’air beau. »


mardi 3 décembre 2013

Pornstars sans fard


Mélissa Murphy est maquilleuse. Elle décore aussi bien les futures mariées que les pornstars. Elle a gagné des tas de prix pour ça, c’est une spécialiste de la retouche épaisse.

En mars dernier, elle a balancé sur le net une série de clichés « avant / après » ses interventions sur des actrices de pornographie. C’est tout à fait sidérant. Ça fait se poser tout un tas de questions…

Je vous laisse consulter le site du Huffington Post pour découvrir l’ensemble des clichés (une bordée en marsune autre en juin de cette année). Je ne mets ici que les plus softs.


Akira Raine

dimanche 1 décembre 2013

SAS n° 165 : en Dior, je bande plus fort


Je vous l’ai promis, vous n’y couperez pas !

Je dois avouer que j’ai eu de la misère à atteindre la cinquantième page et que je ne suis pas certaine d’être en mesure d’aller plus loin… SAS Malko peine sérieusement à m’intéresser. Je vais essayer de me disséquer une scène de baston pour la bonne cause, après quoi je vais m’en retourner à la tristesse de savoir que c’est ce qui se vend, aujourd’hui et depuis plus de trente ans, en matière de porno viril.

Il s’agit donc du SAS n°165, Le dossier K.

Malko est sur un gros coup : avec un homologue bosniaque, Sulejman Brancevo, il doit mettre la main sur le sanguinaire criminel de guerre Radovan Karadzic. Pour ce faire, Sulejman séduit successivement  une hôtesse qui est également la petite amie d’un des lieutenants de Karadzic, et qui se nomme Biljana, puis une barmaid Serbe, Vesna.

Voici sa rencontre avec Vesna :

« Sulejman Brancevo avait mis trois semaines à séduire Vesna Duskovic. Lorsqu’il s’était arrêté la première fois au Kod Vuca, il avait engagé la conversation, se présentant comme représentant en matériel agricole. 
Sa halte n’était pas due au hasard : le Kod Vuca était « l’observatoire » le plus proche du monastère de Pristinja. Il était revenu régulièrement, lui faisant une cour assidue. 
Jusqu’au jour où, après son travail, il l’avait entraînée dans les bois pour une « promenade ». Dans un sentier, à quelques pas du monastère, il l’avait plaquée contre un arbre, avait relevé sa jupe de satinette noire, écarté sa culotte presque blanche et pris possession de son ventre pour une rapide cavalcade. Ce procédé cavalier n’avait pas déplu à la jeune serveuse. Dans ce coin, les séducteurs étaient rares…