jeudi 26 septembre 2013

Calamity Jane : la légende (1)



Une femme comme je les aime : Calamity Jane.

Sauf que cette fois ce sera plus dur, parce que Jane est un personnage, au propre, comme au figuré. Son histoire, c’est elle qui l’a écrite - et distribuée lors de ses spectacles à Minneapolis - et elle était plutôt du genre… hâbleur. Mise à part cette autobiographie (que vous pouvez trouver ici, en anglais), jugée très édulcorée, la postérité détient des lettres (vous pouvez trouver d’autres extraits ici) qu’elle aurait écrites pour sa fille, mais tous aussi sujettes à caution. Elles auraient été remises à sa fille après sa mort. Cette dernière, Jane Hickock  Burkhardt Mc Cormick, les a lues la première fois sur les ondes de CBS, à l’occasion de la fête des mères en 1941. Tout comme ces lettres, jugées par certains comme des canulars (Calamity Jane était probablement analphabète), Jane Hickok finira par être désavouée. Pourtant, une récente propriétaire de ces lettres ayant fait analyser l’encre et le papier de ces missives a permis de les dater comme contemporaines de Calamity Jane…. mystère. Du reste, quelques, peu, études ont été menées sur sa vie, mais aucune n’a encore franchi nos frontières… et aucune ne sait vraiment sur quel pied danser.


Je n’ai donc d’autres prétentions – choix – que de vous narrer la légende de Calamity Jane.

Le cadre : l'Amérique du Nord aux alentours de 1850, période florissante des "acquisitions" fédérales

Martha Cannary, de son vrai nom, naît entre 1850 (selon elle) et 1856 (selon les recensements de l’époque), peut-être un 1er mai (tiens, une Taureau…), à Princeton, Missouri, et devient l’aînée d’une famille de six enfants. C’est toute petite qu’elle apprend à se servir d’une arme, et lorsque ses parents décident de partir pour l’ouest en 1865 pour le Montana, elle participe à la chasse avec les bonhommes.


Sa mère meurt au cours du voyage, et la famille bifurque finalement en direction de l’Utah, où elle perdra à son tour son père, en 1868 à Salt Lake City.

Après deux années d'errances, elle commence sa vie aventureuse sous les ordres du général Custer, en qualités d’éclaireuse. Habile à la chasse, au pistage des indiens, elle s’habille comme un homme et devient redoutable au tir. Elle y gagne également son surnom de Calamity Jane, probablement en raison de ses manières de charretière, sa manie de fumer le cigare et sa fameuse descente de whisky. Est-ce utile d’ajouter qu’à cette époque (déjà ?), les femmes ne faisaient pas ce genre de choses… Le surnom de Jane est un équivalent du Joe masculin, très répandu dans le wild wild west… et Calamity, ben… vous voyez quoi.


C'est aussi là qu'elle gagne le respect des hommes qui la côtoient, en sauvant in extremis la vie de son officier. Il faut mentionner également qu'elle était d'une imposante carrure, ne se séparait jamais de son fusil, et portait un faciès qui n'incitait pas forcément au rentre-dedans et autre bourrage de mou.


Elle sera ensuite engagée par le général Crooke, et part dans le Wyoming, elle est alors la première femme blanche à pénétrer dans les Black Hills, territoire sacré des redoutables Sioux.


Elle participe à l’expédition géologique du professeur Walter Jenney (souvenez-vous, dans Lucky Luke, ses délicieux jurons) en 1875, et c’est la première fois que son surnom apparaît dans les journaux.


Elle rejoint ensuite Custer à Little Big Horn pour la bataille du même nom, dans le Montana, voyage au cours duquel elle tombe malade après avoir traversé à la nage la rivière Platte. Rapatriée au fort Fetterman, elle repart pour le fort Laramie.



C’est là qu’elle rencontre Wild Bill Hickok, autre légende de l’Ouest ayant un sens très particulier (bang bang) de la justice, qui deviendra son ami, et peut-être son amant, voire son mari, et peut-être même le père de sa peut-être fille, Janey, à qui elle aurait écrit ses fameuses lettres…





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Volu, je t'aime bien mais j'aimerais ajouter quelque chose à tout ça...