samedi 6 octobre 2012

Anatomie féminine


Hop, petites révisions avant de passer aux choses sérieuses.  Vous connaissez mon amour de la connaissance, ma curiosité sans borne pour le vivant. Un post qui joint tout cela, pour ceux qui ont oublié ou qui n'ont jamais su. J'aime bien ces vieux dessins...


Organes génitaux internes de la femme (1)

J’ose espérer que ça n’apprend rien à personne.


Le vagin est une zone relativement sensible, mais à y bien penser, pas forcément la plus efficace pour faire autre chose que des bébés. Vous n’avez pas accès - normalement – à l’utérus, ni à tout le reste.

Sauf peut-être les glandes de Batholin ?

Par contre, il y a quelque chose que vous ne savez forcément pas. Je n’sais pas quoi, c’est différent chez chaque fille ! Si vous restez sur la description précédente, ça ne va pas suffire pour comprendre comment ça marche, et encore moins comment ça marche bien.

Moi, par exemple (au hasard), je peux dire que les meilleurs endroits de mon intimité érogène ne sont pas visibles sur cette première coupe. On peut en voir certains là :

Appareil reproductif féminin (1)

Mon « point G », sur la paroi supérieure de mon vagin, à l’entrée… Je peux pas l’atteindre moi-même, sauf contorsion malaisée, alors je me fais aider. Il procure une sensation aiguë, il est assez proche de la vessie et me donne envie de faire pipi en dedans, c’est très drôle. C’est mon seuil, une zone très, très excitante.
Il y a aussi le « Point V », sur le trottoir d’en face, tout contre notre cher Bartholin…

Le col de l’utérus. Do not trepassing, ou je vous trépasse, broyant à la force du vagin le premier qui voudrait y mettre ses doigts. Stigmates de l’accouchement ou plutôt de ces conditions de « surveillance »…celui qui me posera un stérilet n’est pas né ! Par contre c’est une zone très agréable à se faire masser. On se rend compte aussi qu’il ne s’agit pas du tout du fond de la femme, comme certains se le laissent croire. Le fond de la femme est un cul-de-sac (ou sac à cul) !

Organes génitaux externes (1)

Le périnée. Un vieil ami.

Toute personne bien portante devrait y trouver son bonheur. Il douille méchamment au cours de la parturition… On vous le tonifie alors pendant de coûteuses séances de kiné. Le mien est très « tonique ». Il paraît que sa fermeté joue beaucoup sur la force de nos orgasmes, en raison de sa grande responsabilité point de vue contractions. Une négligence trop importante à son égard peut vous mener de l’énurésie à la descente d’organe. Nous avons donc le devoir de le maintenir ferme. Mais surtout, c’est une zone très sexuelle, chez les hommes comme chez les femmes.

Moi j’appuie souvent dessus quand je me masturbe.

Le clitoris. Hé héhé…

Il mesure 18 cm. Il a deux grandes jambes qui suivent le contour des lèvres et s’enfoncent assez profondément dans l’aine.

Muscles du plancher pelvien (1)


C’est pourquoi se toucher le périnée, c’est aussi se branler le clito ! Son petit chapeau, là, le trou à pipi, c’est juste la face émergée de l’iceberg (fireberg ?) les jeunes ! De mon côté, j’aime le stimuler tout entier régulièrement, pour le maintenir ferme lui aussi (je rappelle que les choses du corps s’usent quand on ne s’en sert pas), en posant mes doigts en V comme Volu à cheval sur le chapeau, étendus sur mes lèvres, et en astiquant bien fort.

L’anus et la région anale. Les mots me manquent.

Votre rectum est long d’une quinzaine de centimètres ; à l’entrée deux anneaux rétractiles forment un sas qui vous évite de péter en public sans faire exprès. Au bout de ces quinze centimètres, il fait un coude qu’il est plutôt déconseillé de franchir avec une chose raide, la paroi étant fragile et un peu légèrement suspendue. Je parlais de descente d’organes tout à l’heure, là, ça s’appellerait un prolapsus. C’est pas beau à voir. La chose est somme toute assez peu robuste, et très sensible (oui, c’est en fait fait pour évacuer vos déchets et ils s’y trouvent des détecteurs à déchets), et tout dégât qui y serait fait est à peu près irréversible.

Dominer ses sphincters est un plaisir dont peu de personne sont conscientes, mais c’est une réalité : une sodomie mal appliquée atteint fortement à leur flexibilité. Elle doit être pratiquée en connaissance de cause et avec tous les soins nécessaires, je pense, rien de bien compliqué : lubrification, progression raisonnable dans l’écartement des chairs, durée limitée au confort. À partir de ça, on peut tout faire. Et alors, je vous raconte pas la calotte que ça vous met. Amateur de sensations fortes, bienvenue !

Les seins ! Ces trucs-là sont épatants. Ma mère m’a récemment convertie au non port du soutien-gorge.

Une étude tout à fait sérieuse a démontré combien cet objet nuit à leur bonne santé. Sans faire de détails : ils empêchent la peau de respirer, compriment une région importante de notre réseau lymphatique, déforment la poitrine et surtout, l’empêchent de se soutenir toute seule (et je le répète bordel : le corps s’use quand on ne l’utilise pas !!!) ce qui amène doucement les tissus à se ramollir… et les seins à pendre. L’étude a été menée sur des sportives, réalisant leur entraînement (handball, ça déménage quand même) sans sous-tifs.

Mes seins n’ont jamais été aussi beaux ! Bien sûr, ils sont petits, donc l’apesanteur les concerne peu. Les seins n’en font qu’à leur tête puisqu’ils obéissent à notre activité hormonale. En ce moment j’ai des montées de lait par exemple. Quand je presse le téton en le tortillant un peu, je fais de la crème. L’aréole est très sensible à la succion, leur rondeur à la caresse. Je n’aime pas qu’on les pince fort ou qu’on les écrase. J’aime qu’on soit doux avec, je raffole du contact d’une main (ou deux) sur eux.

En vrac : les cuisses (passer la paume d’une main sur leur face interne… hmmm….) ; les flancs, à caresser, mordiller, palper ; la bouche, quasiment un second vagin, les sensations olfactives et gustatives en plus, donc le panard absolu ! Les oreilles, pour y sussurer des saloperies, les pieds, tout particulièrement leur voûte et les coussinets... ; le dos, argh ! Le ventre et les fesses bien sûr, sans oublier le cou, les cheveux et les paupières. J’en oublie sûrement (le lobe, j’aime qu’on me suce le lobe, avec votre respiration impatiente dans le creux de l’oreille…).


Et après ça, qu’on vienne me dire qu’on n’est pas faites pour ça…    

Et vous êtes maintenant parés pour en apprendre plus sur le fonctionnement intime et subtil de la femme...


(1) Illustrations de Reimer, extraites de Notre corps, nous-mêmes, par le Collectif de Boston pour la santé de la femme
Editions Albin Michel, 1977.



7 commentaires:

  1. Je me demande si ce n'est pas chez vous que j'ai vu ce film d'animation...:

    https://vimeo.com/222111805

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  2. Non, je le connais bien mais je ne l'ai jamais mis ici, sûr de sûr : elle est sur ma to do list des trucs à mettre sur le blog...

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    1. Ha ben voilà, alors je ne sais pas/plus comment je l'ai connu, mais c'est super bien fait et puis cet accent bien de là-bas c'est Show de chez Show! A propos de là-bas et de ces gens qui travaillent des sujets intéressants, Ginette Forget, ça vous parle...? A propos de l'Utérus et de l'Amniotique, terrible!

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  3. Non, je ne connais pas. Qu'est-ce que vous appelez "l'amniotique" ?

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    1. C'est le liquide dans lequel baigne le foetus/Nous, jusqu'au moment de la naissance/mise au monde. Certains animaux mangent cette poche de liquide qui permet à la mère de récupérer de certaines de ses carences et faiblesses en protéines... Dans certains hôpitaux/maternités, les laboratoires récupèrent ces poches...

      Ginette Forget: https://www.youtube.com/watch?v=21r11bEdNP8 le sujet est traité en deux parties/vidéos, passionnant e explication....

      Et le travail de Nick Carras, vous connaissez...?

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  4. Ah naaaan, vous êtes en train de me faire un cours sur... le liquide amniotique !! La principale différence entre vous et moi, c'est que j'ai mis au monde un enfant. Je serais pas si conne dans votre esprit, j'en rirais. Allez vous faire voir. Je sais ça et bien plus encore, votre mainsplaining / manspreading sur ce blog s'arrête ici, je vous éjecte si ça continue. Merci de me lâcher la grappe.

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Volu, je t'aime bien mais j'aimerais ajouter quelque chose à tout ça...