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Affichage des articles du septembre, 2012

Fiat Lux

Sur l’écran de Graindorge, en allumant l’ordi ce matin, il y avait ça.
Je vous laisse prendre l’ampleur de notre désaccord. Il a tendance à croire que je cherche de nouveaux maris pas trop chiants. J’ai tendance à penser qu’il cherche un mouchoir jetable.
Je bondis à chaque ligne bien sûr, mais nous ne devons pas nous disputer. Alors je mets ça là, parce que ça fait largement partie du débat. Je lui ai juste demandé d’éclaircir quelques points et d’expliquer son titre, l’impression d’être dans l’ombre ? Il répète souvent qu’il ne veut pas avoir à hurler avec la meute (il parle de vous messieurs). Il confirme.



Fiat Lux
Je ne suis pas qu’un libidineux concupiscent, mais aussi un être de sentiments… si, si. D’où cette petite mise au point. Quand Volu s’est réveillée, faisant trembler la terre autour d’elle, tel le Bouffe-Monde affamé, je me suis dit qu’il ne fallait pas prendre la bête à rebrousse-poil, d’autant que je suis toujours plus prompt à enrichir notre vie, qu’à l’appauvrir. Je me su…

Habeas corpus

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Une note qui a patienté avant d’arriver là (le responsable sait pourquoi !), date de création : samedi 18 août. Les lignes ont tellement bougé (tu finiras cul et chemise / dans ton flirt / avec la criiiiise), aujourd’hui je peux dire que cette rencontre avec toi a été déterminante.

Je ne suis pas une croqueuse d’hommes. J’ai multiplié par deux le nombre de mes partenaires sexuels au cours de ces six dernières années de mariage, dans le cadre de l’échangisme. C’était presque une première, qui m’a convaincue qu’il y en aurait d’autres.

La scène du bain

Ceux qui me connaissent un peu le savent : je suis très aquatique. J’adore l’eau, son bruit, son goût, ses transformations, son comportement. Je suis parfois potomane. Des envies d’eau.
Certains l’aiment en petite quantité (voire uniquement glacée) dans du whisky.
Moi je l’aime par 200 litres dans une baignoire. Et c’est en écrivant ma bouse, là, que j’ai compris à quel point…
L’écriture de ce livre a été quasi automatique. Je ne me suis pas posée de questions, ça faisait 15 ans que j’en rôdais la narration, vi. Et quand j’ai eu fini, j’ai relu. Il y a une scène qui revient très souvent, à mon étonnement curieux : la scène du bain.

Courrier du Q

Je suppose que cette envie d’être désirée, qui me pousse vers les hommes que j’ai séduit, c’est ça. J’ai envie qu’on me veuille. Je ne cherche pas à conquérir.

J’ai remarqué, aussi, qu’il y avait moins d’électricité dans ses mains, puisqu’il m’a, il ne peut plus vraiment me vouloir. Plus aussi souvent aussi fort. Il n’a plus la même timidité de me plaire, la même surprise de découvrir mon corps, de me voir découvrir le sien, ni l’angoisse de me voir repartir, après. Nous avons accédé (oui, accédé, parce que c’est quand même le panard) à une autre forme de sexualité, familiale, familière et infiniment intime.
Si on y trouve une sensualité rôdée et confortable, nous éprouvons tous deux le besoin de continuer à séduire, de découvrir toute chose qu’on ne peut pas rencontrer en restant chez soi…
Je me fais, à chaque fois que je peux, l’ambassadrice de l’exogamie…

Don't do stupid things with stupid people

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J’ai choisi de me faire graver cette affirmation à la truelle (ça devrait laisser des marques suffisamment cuisantes), au bas des reins et au goudron (pour que ça colle bien).
Ma lubricité m’a amenée sur un nombre heureusement restreints d’écueils (dont un à qui je dois cette phrase, merci ne serait-ce que pour ça) pour lesquels je m’attache désormais à tirer des conclusions. La première est donc celle-là. Je ne vais pas être la femme à tout le monde parce que dans le tas, y a des cons, et en plus grand nombre encore, des personnes avec qui ça va pas le faire… Chuis pas encore assez accro pour perdre la tête. Voyez que j’avance ?

75 fois sur 100

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Nous nous sommes rendu compte, pouf, que parmi les hommes que je fréquente, collègues, amis, connaissances, voire simples passants… j’envisage des relations sexuelles avec 75% d’entre eux. J’ai envie de baiser.

Je me suis demandée si j’étais nymphomane (je me le demande depuis longtemps), sauf qu’a priori, c’est incompatible avec ma grande capacité à m’extraire des orgasmes et le bonheur que j’y trouve. Je reste persuadée, et c’est le mot que j’utilise le plus souvent, d’avoir une sexualité contrariée. Je suis un moineau avec un appétit d’ogre. Les autres moineaux se moquent de moi en me disant que c’est pas sérieux et que c’est une atteinte au code des moineaux. Ptites bites !
Bref, j’ai aussi choisi de ne pas être un aigle. J’aime trop la douceur des feuillages. J’aime quand le vent n’est pas trop fort. J’aime me dire que je ne suis pas un prédateur, une chose inquiétante. J’aime que ma vie soit paisible.
Graindorge pense que je devrais étoffer les 25% qui ne mettent pas en péril son é…

Nymphomane

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NYMPHOMANE (Du grec nymphae : nymphe et mania : folie)
[Note De La Volu : ajoutons ici qu’on m’a appris que nymphea signifiait « jeune fille », et que c’est également le nom que l’on donne à nos petites lèvres, zone érogène s’il en est.]
La nymphomanie est un appétit sexuel féminin insatiable. On la nommait aussi « andromanie », « arrhénothigmophilie », « clitoromanie » coïtomimia, « fureur utérine », libido insatiata, « lagnopérissie », « paeunomanie », « hyperphilie ».
La nymphomanie a ses mythes : nombreuses sont les sirènes, les nixes, les lorelei qui attirent les malheureux voyageurs pour les faire disparaître. Les femmes qui en sont atteintes ne peuvent se détacher de cette idée, devenant esclave de leur désir. Hélas, ce désir est condamné à demeurer inassouvi : les nymphomanes sont souvent frigides. La volupté, l’orgasme est toujours en attente et les coïts répétés avec plusieurs partenaires, la masturbation frénétique n’y peuvent rien. La pulsion, elle, subsiste et les nymphomanes…

Équi-libre

Le cul, c’est un truc de ouf. On n’est pas deux à le faire, à le voir de la même façon, zêtes d’accord ? On a nos vanités, nos egos, nos exigences. Nos principes, ce qu’on refuse, ce qu’on accepte.

Étant donné la diversité des mœurs chez mes contemporains, toute idée de norme me fait rire paisiblement. Mon attitude, comme en toute chose, est la tolérance (je vous invite à vérifier la notion de souplesse qui habite ce mot dans un dictionnaire). Nos corps ont besoin de sexe. Nous en avons tous besoin. Les personnes que je rencontre qui ne ressemblent pas à « tout le monde » et qui souffrent de ne pas fréquenter de partenaires sexuels, me touchent terriblement. Je sais comme la chair peut mordre l’esprit, et réciproquement.

Le Fou ou Mat

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Quand je veux vraiment bien enfoncer le clou (et parce que j’adore les images, hérétique que je suis), je sors une lame de mon jeu de tarot. Ça me gaverais de faire plus compliqué, mais je précise que ceux qui font ça dans les règles de l’art en tirent au moins 4, 5, 6…
Graindorge au tirage, après une longue discussion sur l’opportunité de prendre la carte qui se caractérise, dressée au-dessus les autres, en se présentant sur un pli des draps sur lequel j’ai étalé les cartes, pour décider de ne pas la prendre. C’est sa façon de se foutre de ma gueule, et de se donner une contenance, pris en flagrant délit d’action irrationnelle. Je précise qu'au cours de mois précédent, j'ai tiré L'Etoile, puis la Papesse, qui, j'imagine, auraient pu m'inciter à quelques prudences.

Le Mat, le Fou, la seule carte qui n’a pas d’ordre, celle qui a donné naissance au Joker ou à l’Excuse de nos jeux actuels, et qui vaut n’importe quelle autre carte : « Tous les chemins sont les miens ».

Yi King

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Une note où tu vas pouvoir participer, cher lecteur ! munis-toi d’un papier et d’un crayon, sans vouloir te donner des ordres. Hop ! Et sors aussi la petite monnaie de ta poche (ceci n’est pas un braquage), il faut trente cents en pièce de 10 (mon modèle favori). Hop !
Depuis que je sais reconnaître le pile d’une face sur une pièce (donc assez tard en fait), je me tire le Yi-King. C’est génial ce truc. La sensation d’écouter l’univers par le gros bout de la lorgnette est incroyable.

Le tram, mes cheveux et moi

Je me suis faite traiter de connard aujourd’hui.
En même temps, c’est vrai que je conduis mal.
Et pour l’instant, c’est le meilleur argument que l’on m’ait donné pour que je me laisse repousser les cheveux.

Mon corps me parle (KABOOM)

Alors moi je l’écoute.
VOLU, les mains sur son ventre, en secouant la tête : Mes règles prennent cinq jours d’avance tous les mois, j’ai des contractionset j’ovule en continu. C’est vraiment n’importe quoi. GRAINDORGE, d’un air désabusé : J’arrête pas de te le dire. MA MÈRE, choisissant d’en rire : tu es enceinte ? VOLU, se demandant ce qui lui a pris de dire ça : …

Graindorge

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Graindorge est l’homme de ma vie, c’est donc un type insupportable. Ses plus gros défauts sont l’honnêteté et la résistance au temps. Ces meilleures qualités sont la concupiscence et l’incapacité à nettoyer sous lui. Je l’aime, très, très, fort.


Graindorge, il s’appelle pas Graindorge, bien sûr, je l’appelle Graindorge parce que c’est un paysan. On dit agriculteur ou ingénieur agricole, mais je préfère direpaysan, moi, et il préfère que je dise comme ça aussi. C’est un céréalier, et ceux qui suivent savent aussi que c’est un éleveur. L’orge, c’est une mamelle de ma vie. C’est aussi un clin d’œil à la fameuse virelangue suivante, hommage aux rondeurs de mon mari quand je l’ai connu (et qui ont bien fondues, tudieu), à prononcer très vite :


- Dis-moi, gros, grand, gras grain d’orge, quand te dégros-grand-gras-d’orgeras-tu ? - Je me dégros-grand-gras-d’orgerai quand tous les gros, grands, gras grains d’orges se dégros-grand-gras-d’orgeront.

Volubilis, e-paumée

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J’aime trop être Volu. C’est mon noyau. Petit cours de jardinage…
Le Volubilisest une variété ornementale  (plus pacifiste aussi) du racé Liseron. Son ptit nom c’est Ipomée, son grand Ipomea Purpurea.
C’est complètement une plante tropicale (origine : Amérique)  de beau temps, d’été radieux, de soleil… faut penser à arroser quand même. Pour avoir un été volubilesque, il faut avoir eu un printemps exceptionnel, sinon elles déçoivent. On la plante au Sud, au chaud.
Elle ravit l’œil de juillet à septembre si le ciel roule pour vous.
Sa couleur de prédilection est le rose…ce qui ne l’empêche pas d’être blanc, bleu ou jaune quand il en a envie, parfois même panaché. Ses couleurs sont toujours très vives, très franches, électriques et vibrantes. Too much.
On ne fait pas un bouquet de Volubilis, ça n’existe pas. La fleur est aussi fine et délicate que du papier à rouler... comme celle du coquelicot, elle garde la même rancœur pour ceux qui les cueillent… Elle se défroisse chaque matin, après son …