dimanche 19 août 2012

La Papesse


Mon voyage en terres libertines se poursuit, et pour le moment, c’est un pur carnage.

J’ai trouvé the sexpartner, mon mari est jaloux comme un pou, j’écris du pron hard-patriarcat que presque personne ne veut lire et je prie Amphiaraos, qui, selon une vieille amie bien informée, aurait été récupéré par l’Église catholique sous le nom de Saint Expedit, patron des causes pressées. Mon couple débat de la domesticité de la femme, de la supériorité de la volonté sur les hormones, je casse plusieurs assiettes. Je ne suis pas une fille facile.

Quand je tire cette carte, juste après l’Etoile, à la question de ce que je dois faire de cette bien encombrante sexualité, je tire la tronche. Ça me fait encore plus mal de le dire trois ans après !


La Papesse


Tiens, une femme voilée.



Oui, bon, j’ai mes réflexes.




Elle est assise sur un trône, tu es agenouillé devant elle, tu lui dois le respect. Elle porte des cornes-lune d’or, la féminité vagabonde, sur la tête ceinte d’un voile blanc, et n’a rien à craindre du froid. Les croix qui barrent son ventre et sa poitrine matérialisent le cloître spirituel dans lequel elle vit. Dans sa main droite un livre (ici marqué du symbole de l’union du Ying et du Yang) qu’elle tient ouvert d’un doigt, dans sa main gauche une clé. À première vue, ce n’est pas une rigolote, mais à seconde vue, elle a l’air de se marrer, sous sa burkha. C’est pas parce qu’elle est papesse qu’elle n’est pas une femme comme vous et moi.

Elle, elle sait. Elle sait des choses rares, magiques, interdites. Et elle se marre.

D’ailleurs, encore plus drôle, elle a une tête d’œuf. En fait, elle couve. Elle n’est plus Vierge, elle n’est plus Séductrice, elle a vu le loup wouhahouou ! Elle est en gestation. Elle EST la gestation. Elle a besoin de chaleur, elle a besoin d’être chaude et bonne.

Sous ses dehors austères, qui sont aussi son carcan, la Papesse incarne la Mère, elle porte en elle les fruits de la sexualité et elle vit dans la solitude du Temple.


C’est un ventre. Une poule ! Que dis-je, un chaudron !


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Volu, je t'aime bien mais j'aimerais ajouter quelque chose à tout ça...